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La samba brésilienne mène la compétition environnementale

La samba brésilienne mène la compétition environnementale
Laure

A Rio de Janeiro, le Brésil voulait mener la danse sur la piste planétaire. Après les faux-pas de Copenhague à la conférence sur le climat en 2009, il s’agissait de trouver un accord lors de cette conférence des Nations Unies sur le développement durable.

Cela faisait six mois que les danseurs de tous les pays s’entraînaient comme des forcenés pour gagner la compétition de la planète. Mais le jury a réduit ce travail à néant avec un accord au rabais qui a résulté de trois jours de négociation.

Ce choix a laissé des déceptions énormes. L’accord n’a consacré que les mouvements que savaient faire tous les danseurs, mais il n’a pas tenu compte de tous les pas compliqués qui pouvaient apporter un deuxième souffle à l’environnement.

Les deux critères nécessaires au succès pendant ce sommet prenaient leur appui sur la nécessité que les pays accordent des financements à des projets planétaires. Le second critère résidait sur la nécessité que des leaders sachent se faire entendre pour imposer le rythme de la protection de la planète. Aucune des deux figures imposées n’a été respectée.

L’Europe était pourtant un leader mondial de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais la crise a fait ralentir la détermination des Européens à s’engager avec détermination. Les contraintes imposées par la crise font que les Européens veulent limiter leurs dépenses pour pouvoir rivaliser avec les autres puissances mondiales sur le plan économique.

Les États-Unis n’ont quant à eux jamais été intéressés par le fait d’entrer sur la piste planétaire, qui ne rapporte pas assez. Ils préfèrent battre la mesure sur les terrains du pétrole et du gaz, aux dépends de la planète et des pays du Sud. L’Inde et la Chine ont suivi le mouvement impulsé par les États-Unis en ne s’engageant que très peu sur le fil préconisé par les défenseurs de la planète qui permettrait de retrouver une cadence de vie soutenable.

Les pays du Sud ont tenté de faire financer leurs projets pour la planète, mais en l’absence de motivation et d’engagement des puissances du Nord, la technique a failli. La planète est ressortie perdante de la compétition face au Brésil qui a battu la mesure tout le long, dans la volonté de trouver un accord. Ce point de conciliation leur permettait de ressortir plus forts en montrant qu’ils étaient capables de créer la symbiose au niveau international.

Le tempo imposé par le Brésil et suivi avec cadence par les puissances mondiales a écarté de la scène les préoccupations environnementales, qui étaient pourtant l’objectif fixé par la compétition. Le Brésil a dansé la samba, a réussi à entraîner toutes les puissances derrière lui. La planète est essoufflée, on la laisse souffrir seule sans la pousser vers le succès. Jusqu’à quand sera-t-elle capable de persister face à l’allure insoutenable et déraisonnable imposée par les hommes ?

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