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Les déchets : un indicateur de richesse !

Les déchets : un indicateur de richesse !
Laure

Une solution miracle vient d’apparaître pour mesurer la croissance : il suffit d’aller jeter un coup d’œil à nos déchets. Un économiste américain, Michael McDonough, a fait une étude comparant l’évolution de la masse des ordures aux États-Unis à l’évolution du PIB américain. La similitude des courbes est frappante ! (cf schéma).

Il est en fait impossible de mesurer  la croissance sur la base d’un tel indicateur. L’indicateur n’a rien de scientifique même si la concomitance des deux courbes est stupéfiante. De même, ce genre de calcul peut être fait seulement plusieurs mois après le calcul de la croissance. Quantifier la masse des déchets prend du temps, explique l’économiste américain dans une interview.

Cette étude confirme que la consommation est une caractéristique omniprésente chez les êtres humains. L’augmentation de la richesse pousse les hommes à consommer et surtout à jeter. L’indicateur comptabilisé par l’économiste ne tient pas seulement compte des déchets ménagers mais aussi du mobilier, des composantes de bâtiments, et des matériaux divers. On achète pour mieux jeter. « Je consomme donc je suis » sonne alors beaucoup plus réel que « je recycle donc je suis ».

 

A quand un nouvel indicateur?

La question d’un indicateur qui prendrait mieux en compte le bonheur de la population plutôt que les seules richesses peut aussi être posée. Le PIB coïncide avec la masse de déchets produite et donc avec la consommation. Mais consommer, fait-il le bien-être des citoyens? L’indice de bonheur intérieur brut est souvent proposé pour définir le niveau de vie en des termes plus complets et humains que le PIB. Aucun indicateur n’a jamais fait l’unanimité.

« L’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue » ?  Les richesses contribuent en tout cas à la consommation. Enrichissons-nous, prenons du plaisir à jeter, soulageons-nous. Ou alors recyclons, pensons à l’avenir, consommons intelligent. C’est au choix. Cet indicateur miracle est plutôt un révélateur inquiétant.

 

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Comments

  1. Guillaume

    « à peine acheté, à peine à jeter » ! comme disait Baudrillard.

  2. Isabelle

    On nous propose chaque jour des produits qui ont pour slogan de nous faciliter la vie, d’être indispensable, etc. Dès lors qu’on achète ces produits, on se dit que c’est un utile. D’accord, mais 6 mois ou un an après on nous propose le même produit avec de nouvelles applications ou un nouveau design (en particulier tout ce qui concerne le high-tech). Cela entraîne les gens dans un cercle vicieux, où l’on peut même voir de la compétition avec ses pairs : je veux le produit dernier cri car ça nous rend plus « cool » et qu’au moins on est à la page. Au final, on fait croire que c’est avec ce que l’on possède que l’on est quelqu’un.

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