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Syrie : une photo pour symboliser l’horreur

Syrie : une photo pour symboliser l’horreur
Hugo Travers

Massacres. Bombardements. Couvre-feu. Dictature. Morts. La Syrie résonne encore au son de l’impact des obus qui s’écrasent jour après jour sur les défenses rebelles. Depuis le début du conflit, de nombreux civils et journalistes ont trouvé la mort. Mais personne ne l’a capté comme Tracey Shelton, une photographe freelance, spécialiste des conflits au Moyen-Orient. Il y a quelques jours, cette dernière à réussi l’exploit de fixer la mort sur la pellicule lors d’un bombardement dans la ville de Alep.

Une photo irréelle

A tout moment les photographes et journalistes risquent leur vie pour suspendre un instant, pour capturer une idée. Tracey Shelton assiste ce jour-là aux préparatifs de soldats du bataillon Noor Den al-Zenke avant le combat. Alors que chacun s’arme et se donne du courage, plongé dans son quotidien, ils ne se doutent pas de ce qui va se produire. Un tank est repéré au loin, tout le monde se redresse et c’est l’explosion. Le monde s’écroule en une fraction de seconde. Fraction que la photographe à l’aide de son Canon 7D saisit. La lueur orange du feu qui avale les trois soldats est surréaliste. Les images enregistrées par la caméra en raison de 30 par secondes captent avec dureté l’avant, le pendant et l’après. Un autre soldat recule avec la photographe, choqué, à cinq mètres près, ils y passaient.

Un pays et un peuple dévastés

Une guerre interminable

La photo ne représente que quelques secondes d’une guerre qui n’en finit pas. 18 mois et 29 000 morts. C’est ce que déclarait l’Observatoire syrien des droits de l’Homme ce jeudi. Mais il ne prend pas en compte les milliers de civils qui ont été arrêtés et qui seraient morts en prison. Le pays est dévasté, la capitale Damas à été déclarée zone sinistrée par le Conseil National Syrien et il en va de même pour Alep. Des villes, symboles de la puissance syrienne, de l’architecture et de la culture arabe, réduites en gravas par la haine. Et au fur et à mesure du conflit, un intérêt décroissant dans les médias et dans les esprits pour cette guerre qui parait si loin, si compliquée.

A cela s’ajoute la bêtise et l’ignorance de certains qui, par pure provocation, vont jeter de l’huile sur le feu. Cette semaine a été marquée par de nombreuses révoltes partout dans le monde arabe en réponse à la vidéo d’un américain : « l’Innocence des Musulmans ». Un film raciste et injurieux. Mais des photos comme celle de Tracey Shelton font le tour du monde et marquent les esprits.

Une fraction de seconde après la première photo...

Une fraction de seconde après la première photo… (Photo : Tracey Shelton)

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Hugo Travers

Fondateur de Radio Londres, lycéen de 17 ans, curieux insatiable.

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