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Armes chimiques en Syrie : on fait le point

Crédits photo : STRINGER/REUTERS
Nicolas Le Hérissé

Après deux ans de combats qui ont fait près de 100 000 morts, la guerre en Syrie a franchi un nouveau pallié. Elle est devenue chimique. Des gaz toxiques, proche du gaz sarin, provocants des cas d’étouffement jusqu’à la mort ont bien été utilisés par le régime de Bachar-Al-Assad contre la rébellion et la population civile. C’est ce que révèle une enquête de deux reporters du journal « Le Monde ». Entrés clandestinement durant deux mois dans la ville de Damas, ils ont pu constater l’intensité des combats et témoignent de l’usage d’armes chimiques par les forces de Bachar-Al-Assad. Utilisé à faible dose et de manière ponctuelle, le gaz sarin est un produit hautement toxique, incolore et inodore qui provoque de violents maux de tête, tétanise les muscles et paralyse le système respiratoire.

 

Une « ligne franchie » d’après Laurent Fabius

Le 4 juin dernier, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé l’emploie de gaz sarin par l’armée de Bachar-Al-Assad. « Nous n’avons aucun doute sur le fait que les gaz ont été utilisés. Les conclusions du laboratoire sont claires. Il y a eu du gaz sarin » a-t-il déclaré sur France 2. Pour Laurent Fabius, une ligne a été « franchie » et désormais « toutes les options sont sur la table ».

 

Alors, la « ligne rouge » a-t-elle été franchie en Syrie ?

Il y a peu de temps, le président Obama avait fait de l’utilisation d’armes chimiques par les forces de Bachar-Al-Assad, la limite à ne pas dépasser. Sous entendu, une intervention militaire serait possible. Cependant, les Etats-Unis demandent plus de preuves sur l’usage de telles armes.

Malgré des preuves de plus en plus évidentes, la communauté internationale montre d’importantes mésententes sur le type d’intervention, ou sur l’aide à apporter à la rébellion. Mais soyons clairs, aujourd’hui personne ne veut aller défier militairement le régime syrien. Se sentant en confiance, Bachar-Al-Assad n’a pas hésité à déclarer qu’il se représenterait éventuellement à la présidentielle de 2014 si le peuple le voulait.

 

Preuve de l’impasse, s’il en est, entre les médiateurs et le régime syrien, la conférence Genève 2, ayant pour but de trouver des solutions au conflit, a été officiellement repoussée au mois de juillet.

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Nicolas Le Hérissé

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