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Pour sortir de l’extrême précarité, des boulots à la journée

Pour sortir de l’extrême précarité, des boulots à la journée
Hugo Travers

Lancé dès les années 2000 au Canada, le dispositif Tapaj (Travail alternatif payé à la journée) a pour objectif d’offrir à des jeunes en très grande difficulté des emplois à la journée, payés le soir même.

 

Chaque jour, des dizaines de jeunes se retrouvent à la rue, sans rien dans la poche pour se nourrir, jetés assez souvent par leurs parents à la suite d’un conflit qui s’est durci. Livrés à eux-mêmes, ils voyagent alors en France, dans l’objectif de trouver un bâtiment abandonné qu’ils pourraient squatter pour la nuit. Seuls ou parfois accompagnés d’un chien comme seul compagnie, ceux que l’on appelle vulgairement « punks à chiens » errent à la recherche d’un boulot qui pourrait leur permettre de s’offrir un repas acceptable pour le soir.

 

Ces jeunes ne sont pas dans une situation stable : en mouvement constant, avec souvent aucune couverture sociale, aucun diplôme, être embauché relève d’un parcours du combattant. Des emplois précaires, notamment lors des festivals peuvent être proposés, mais la réinsertion va rarement plus loin. En extrême précarité, ils auraient donc besoin d’un travail de très courte durée et flexible.

 

Inspiré du modèle canadien, le Comité d’étude et d’information sur la drogue (CEID) de Bordeaux a mis en place en janvier dernier le dispositif Tapaj. Il offre aux jeunes en errance un travail à la journée, payé le soir même entre 40 et 60€. Une bonne idée donc, pour des jeunes qui ne pourraient s’engager dans des emplois plus longs au vu de leur situation instable.

 

 

 

Pour le CEID, ce travail doit être pour les jeunes en très grande difficulté un moyen de réinsertion. Une bonne initiative, surtout lorsque l’on sait que 1,9 million des 15/29 ans ne sont ni à l’école, ni en emploi, ni en formation…

 

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Hugo Travers

Fondateur de Radio Londres, lycéen de 17 ans, curieux insatiable.

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