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Malaise économique de la France : à qui la faute ?

Malaise économique de la France : à qui la faute ?
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Les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir : record de chômage, perte du AA+, croissance nulle et négative. Il subsiste une interrogation : quelle est la cause de tous ces maux ? Tour d’horizon de la politique économique socialiste, en quête de cette éternelle « reprise ».

 

Mauvais chiffres, mauvaise conjecture

 

Un titre provocateur, pour au final, pas grand-chose. On ne constate qu’une réalité : que ce soit par les successives tentatives libérales ou socialistes, les chiffres demeurent médiocres. Oui, personne ne l’apprend : depuis 2008, c’est la crise.

Aujourd’hui, les autres se relèvent doucement. On entend par « les autres » l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Certains ajouteront même que la relative austérité menée en Espagne et en Italie commence à porter ses fruits. Mais que pouvons-nous faire de notre France, avec son chômage qui prolifère, sa compétitivité en berne, son industrie malmenée et mécontente ? Qu’y a-t-il à ajouter à cette croissance molle, en perpétuelle tentative de rebond ?

Une autre question : les socialistes d’Hollande font-ils mieux que la droite de Sarkozy ? N’en déplaise à la gauche, la crise internationale des subprimes pendant le mandat du précédent président fausse la donne et fausse les chiffres : je doute que quiconque ne réussisse à redresser en 4 ans un pays dont les exportations s’effondrent, l’inflation grandit et le cours de la monnaie chute.

Néanmoins, des constats peuvent être dressés : la situation du déficit public post-Sarkozy était désastreuse, le chômage dépassait les 10%, la récession avait frappée… Depuis le retour de la gauche au pouvoir en 2012, la situation ne s’est guère améliorée. Non pas nécessairement à cause des socialistes, cela reste un grand débat auquel je ne participerai pas ici, mais il faut bien dire que la conjoncture ne les aide pas, comme elle n’a pas aidé leurs prédécesseurs.

Les faiblesses structurelles de l’économie française, à savoir les difficultés industrielles (automobile, sidérurgie, métallurgie…), le manque d’investissement et de compétitivité face aux autres pays européens, le « brain drain » persistant, sont à l’origine du retard de la reprise française. Certes, ces problèmes peuvent être résolus de différentes manières dont il appartient aux politiques de décider comment, mais ce fait demeure. Et ce constat fait mal.

 

Mauvais chiffres, mauvaise gestion ?

 

Même si l’économie française commence à se porter (lentement) mieux, la dégradation de la note française, passant de « AA+ » à « AA », par l’agence Standard & Poor’s vient entacher un bilan déjà difficile à défendre. Selon l’agence de notation, « la marge de manœuvre budgétaire s’est réduite », justifiant l’abaissement d’un cran de la note française. S&P se permet toutefois de constater une volonté de réforme indéniable. Pour autant, cela signe-t-il vraiment l’échec de la politique économique menée depuis 2012 ?

On ne peut pas faire autrement : couper dans les dépenses devient nécessaire et cela s’accouple d’une augmentation des recettes. A ce jeu là, la gauche sait trouver de l’argent : un peu de TVA ici, une taxe à 75% par là. La « pression fiscale » se fait sentir, mais elle est dite « exceptionnelle ». L’effort national est invoqué, tout le monde contribuera à la relance de la France : impôts ou charges, voici les termes du choix.

Mais au-delà de la caricature de cette « gauche taxatrice », la réduction du déficit a bien été amorcée. La réforme des retraites d’Eric Woerth est remaniée mais se maintient globalement, on tente de réduire le déficit de la Sécurité Sociale. On a beau avoir marre de la pression fiscale, à raison, mais l’effort à fournir est colossal. La situation nécessite malheureusement de resserrer un étau déjà bien mince.

Les dépenses doivent être mieux maîtrisées, le fait est là, car les taxes commencent à peser à la fois sur la capacité à investir (malgré le plan CICE) et sur la population. La fronde bretonne en est la bien triste illustration. Cette révolte, ou comment trouver un prétexte à la destruction de biens publics. Mais tout ça est d’un autre débat.

Un fait, un constat : la France doit s’attaquer à ses faiblesses structurelles, à son industrie en berne et à son manque d’investissement. Une réponse, une cause : encore une fois, et avec exaspération, dans ce capitalisme où commerce la France, la crise est la cause de tous ces maux. Car malgré tout ce que certains pourront avancer, le parti socialiste demeure dans un sens capitaliste et libéral (avec une part de social, mais tout de même), il commerce et s’ouvre au monde extérieur, pas assez, dirons certains. Ainsi, si crise il y a, moins de commerce, moins de croissance, plus de chômage et plus d’indicateurs négatifs il y aura.

Et oui. Encore, toujours la faute à la crise. Et pendant ce temps, le peuple reste là.

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Steve Domer

Responsable de la rubrique Politique. Étudiant à Sciences Po, amoureux de musique rock, cinéphile de temps à autre.

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