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Radio Londres a aussi suivi les élections municipales de Tours !

Radio Londres a aussi suivi les élections municipales de Tours !
Sébastien Guerche

« Serge Babary le gentil sort enfin ses griffes », c’est le titre d’un article publié par La Nouvelle République, le quotidien local, au lendemain du grand meeting du candidat UMP-UDI. Le mercredi 19 mars, soit quatre jours avant le premier tour des élections municipales, l’Hotel de Ville était bondé. Bruno Le Maire, ex-ministre sous Sarkozy et actuel député, était venu soutenir l’équipe de Serge Babary, dans sa course à la mairie. Il avait senti que la ville de Tours pouvait basculer à droite.

Le dimanche soir suivant, on apprenait que Tou(r)s Ensemble, la liste de Serge Babary, était en tête avec plus de 36% des voix, devançant Jean Germain, maire sortant et candidat à sa réélection.

La liste de ce dernier, Tours, tout simplement, a obtenu environ 28%. Soit 19 points de moins qu’au premier tour des élections de 2008. Un véritable coup dur pour le maire sortant, qui appelait à « l’union de la gauche », le 23 mars au soir.

 

Le premier tour, et puis…

 

Dans la nuit qui a suivi, les négociations étaient déjà bien lancées entre Tours, tout simplement et la Gauche alternative. Jean Germain souhaitait faire alliance avec la liste des Verts, un Tours d’avance, menée par Emmanuel Denis, qui a récolté plus de 11% des suffrages. Mais aussi avec la liste de Claude Bourdin, C’est au Tour(s) du peuple, qui a obtenu 8% des voix. Claude Bourdin, ancien conseiller municipal de Germain, a refusé de s’allier avec un « maire autocrate », et a indiqué qu’il voterait blanc au second tour.

Par contre, le mardi matin, on apprenait via un communiqué envoyé par mail à la presse, que la liste des Verts fusionnait avec celle de Jean Germain, selon certaines conditions bien sûr. Malgré les quelques concessions du maire sortant, cela a permis à sa liste Tours, tout simplement d’avoir un certain report de voix des Verts.

Selon Jean Germain, la liste qu’il menait bénéficiait désormais d’un avantage, sachant que la liste UMP-UDI de Serge Babary n’avait aucune réserve de voix. En effet, la liste du Front national s’est maintenue au second tour avec près de 13% des voix. Pour rappel, le parti d’extrême droite n’avait pas pu se présenter en 2008, faute de candidats pour boucler sa liste.

 

Jean Germain, réveil tardif et surprise

 

La candidature de Serge Babary a pris du poids au fil de sa campagne. La Nouvelle République en était même venue à se demander, à quelques jours du premier tour, si Jean Germain pouvait perdre la mairie : un fait impensable il y a encore quelques mois, mais qui pouvait s’avérer au vue de la dynamique du candidat UMP sur la fin de campagne.

Le maire sortant, lui, a réellement démarré sa campagne que très tardivement, c’est-à-dire début février. Et puis il y avait un certain surplus de confiance du côté de Jean Germain, puisque tous les sondages le donnaient gagnant. Le soir du premier tour fut une surprise pour lui, et il a tenté d’expliquer la débâcle de sa liste par un vote sanction contre l’action gouvernementale.

Et puis, dès le lundi matin, se sentant beaucoup moins en position de force qu’avant, Jean Germain est enfin sorti de sa tour d’ivoire pour débattre avec les candidats du second tour. Le mercredi, lors du débat d’entre-deux-tours organisé par les médias locaux, Jean Germain a changé son fusil d’épaule, reconnaissant que les tourangeaux avaient aussi sanctionné sa politique, et non pas uniquement celle du gouvernement.

 

Un FN assez faible, Serge Babary élu à la mairie

 

La liste FN, dont le candidat avait -d’ailleurs- refusé le débat d’entre-deux- tours, a atteint presque 8% des voix dimanche 30 mars. Un résultat qui n’aura finalement pas désavantagé Serge Babary. Puisque sa liste Tou(r)s Ensemble pointe à un peu plus de 49% des suffrages, quand celle de Jean Germain obtient environ 41%.

Selon la plupart des analystes et journalistes, Jean Germain a sans doute payé « sa distance avec les tourangeaux », sa double mise en examen dans l’affaire des mariages chinois, et son cumul des mandats.

Vous l’aurez compris, après 19 ans de règne, le « Roi Jean » a perdu la mairie, au profit de Serge Babary !

 

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