Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

Benjamin Millepied, un nouvel envol pour l’Opéra de Paris

Benjamin Millepied, un nouvel envol pour l’Opéra de Paris
Margot Araque

Il nous intrigue, nous éblouit. Dans le bus 26 direction gare Saint-Lazare, après un bon après-midi au Louvre pour les passionnés ou bien dans le Marais pour les rêveurs, nous ne pouvons y rester indifférents. Il est là, grand, solide, élégant, tout de même majestueux : on arrive à l’arrêt Opéra. Faute de temps, nous ne descendons pas et décidons de rentrer chez nous.

Et bien au contraire, c’est depuis le 1er novembre 2014 que Benjamin Millepied s’y est arrêté après avoir été nommé directeur du ballet de l’Opéra, siège de l’excellence dans le monde de la danse. C’est une consécration, la crème de la crème si vous préférez, sur une carrière déjà haute en couleurs.

 

 

Sacré danseur étoile du célèbre New York City Ballet en 2001, Benjamin Millepied initie dès lors sa carrière de chorégraphe. La compagnie « Danses Concertantes » voit le jour en 2002. Puis, de 2006 à 2007, Benjamin Millepied met ses talents au service du Baryshnikov Arts Center (NewYork). Ayant conquis la côte Est, le chorégraphe s’envole pour la côte Ouest direction Los Angeles.

De nouvelles idées, une nouvelle mission. C’est ce que renferme la compagnie L.A. Dance Project qui se veut de promouvoir un travail inédit nécessitant une collaboration entre les artistes nouveaux-nés et les plus expérimentés. Le projet  Reflections  résulte des esprits créatifs de Benjamin Millepied, du compositeur David Lang et de l’artiste conceptuelle Barbara Kruger.

Les danseurs se retrouvent plongés dans un décor cubique rouge et blanc. Une simple phrase ou bien de larges mots embrassent mur et sol : « Stay ; Think of me Thinking of You ». Les danseurs, vêtus simplement s’attirent, se rejettent, se rapprochent. Les échanges et les relations humaines évoquées par le chorégraphe se retrouvent au cœur de ses créations et deviennent pour ainsi dire le pilier de son œuvre.

 

Son nom peut vous faire sourire : quelle coïncidence pensent certains d’entre nous ! 37 ans, et Benjamin Millepied a déjà de nombreuses chorégraphies et mises en scène à son actif. Le grand Casse-Noisette est revisité : les motifs deviennent géométriques, la scène couleur bonbon et les costumes extrêmement modernisés. Closer, au Joyce Theater de New York invite un pianiste sur la scène. Seul le piano noir vient contraster avec les costumes blancs et les murs de cette même pureté.

Nous pouvons également évoquer Petrouchka pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève, Plainspoken pour le New York City Ballet entre autres… Benjamin Millepied incarne cette nouvelle génération qui renouvelle le visuel, fait primer le contact entre les danseurs sur scène et qui malgré tout changement possède l’incroyable talent de laisser leur caractère intemporel aux plus grands ballets.

 

Tout juste quatre mois à l’Opéra et le directeur du ballet a réussi à conquérir ses toits mythiques avec un court métrage intitulé « Haut Vol ». Une chorégraphie qui confronte sol et ciel, et établit un lien entre une danseuse et un danseur qui semblent ne faire qu’un en équilibre dans les airs. L’écran se renverse et les sens sont d’un coup bousculés, l’image se fige et le film prend fin sous un sentiment de liberté. C’est en tant que danseur que Benjamin Millepied a également expérimenté un « Envol » avec la danseuse Virginie Caussin. Sous la mélodie du concerto pour piano 23K 488 de Mozart, les deux danseurs s’unissent pour la publicité Air France qui voue au ciel toute sa pureté.

Benjamin Millepied évoque aujourd’hui son envie de créer une académie de la chorégraphie ainsi que de renforcer la place de l’audiovisuel dans la danse. Un homme qui semble-t-il n’est pas prêt d’arrêter de nous faire planer.

 

The following two tabs change content below.

Margot Araque

Submit a Comment