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2017 : la course a commencé pour le Parti Socialiste

2017 : la course a commencé pour le Parti Socialiste
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Bien nombreux sont ceux qui songent déjà à l’élection présidentielle de 2017. François Hollande, qui annonçait en avril 2014 que « si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu » y pense certainement déjà. L’évènement serait unique si ce n’était pas le cas. En effet, il n’y a pas de présidents sortants sous la Vème République qui ne se soient pas représentés après un premier mandat (à l’exception de Georges Pompidou qui quitta son mandat prématurément).
Il sera donc très probablement candidat, et son plan est déjà en marche :
 

Phase 1 : La « Rose Garden Strategy »
 

On a pu observer pendant cette campagne départementale que Manuel Valls était de tous les fronts et intervenait abondamment dans les médias, avant, pendant, et après la campagne des départementales. François Hollande lui, fait profil bas et semble suivre la méthode américaine.
En situation d’impopularité, il est coutume que le Président des États-Unis ait recours à la stratégie du jardin de rose, signifiant symboliquement qu’il se réfugie dans le jardin de rose de la Maison Blanche. Autrement dit, le Président se tait, il ne commente pas les élections, car c’est risquer de faire baisser le score de son parti lors des élections intermédiaires. C’est ce que fait François Hollande qui n’est sorti de son silence qu’à l’occasion du triste évènement du crash de l’A320 de la Germanwings, comme l’a justement remarqué de manière peu cordiale le député des Alpes-Maritimes, Lionel Luca en twittant « On croyait avoir perdu FH depuis ce week-end électoral meurtrier. On vient de le retrouver comme commentateur du crash de l’A320! Reconversion » lors d’une séance à l’Assemblée Nationale.
 

Phase 2 : L’hétéro-imputation négative
 

« C’est pas moi, c’est lui ». C’est ce que semble exprimer la concomitance des stratégies. D’un coté Hollande ne s’exprime pas, de l’autre Manuel Valls qui est dans toutes les matinales et qui endosse le piètre score de la gauche à ces dernières élections. À Matignon, on opte pour l’anti « Rose Garden Strategy », pourtant les effets peuvent s’additionner sur le long terme en faveur du Parti Socialiste.

Pour les élections départementales, le choix des électeurs pouvait s’effectuer en fonction des considérations locales (proximité avec le candidat, ancrage local, connaissance des problématiques locales), ou nationales (référence au parti, à ses personnalités, et aux clivages nationaux). Manuel Valls en intervenant dans les médias, a pris le risque de mettre en avant les considérations nationales et par conséquent que les électeurs se focalisent sur le bilan décevant du gouvernement socialiste. La lourde défaite du Parti à la rose s’explique en partie par cette stratégie. Pourtant, cette dernière n’est pas vouée à l’échec si l’on pense à 2017. Les interventions de Manuel Valls à multiples reprises ont indéniablement contribué à faire monter le Front National. Et faire monter le Front National, c’est faire baisser le poids relatif de l’UMP. Le vivier des nouveaux électeurs du FN se situe dans la frange droite des électeurs traditionnels de l’UMP. Si ceux-là passent la frontière, l’UMP se verra pénaliser au profit du FN. Tous semblent s’accorder une fatalité : Marine Le Pen est déjà au second tour de la présidentielle 2017, une UMP affaiblie c’est donc une opportunité pour le PS d’être au second tour.

Mais la route est encore longue et semée d’embuches jusqu’à 2017. En 2010, un sondage Ifop sur les intentions de vote à deux ans des élections présidentielles de 2012 annonçait que D. Strauss-Khan et N. Sarkozy seraient en tête du premier tour, suivi de M. Lepen. Hollande n’était même pas envisagé comme candidat potentiel du Parti Socialiste. C’est dire la valeur d’un sondage sur les intentions de vote 2 ans avant les élections. Les ambitions d’aujourd’hui ne verront peut-être pas naitre les candidats de demain.

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