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Tour de France 2015 : nos gagnants sont…

Tour de France 2015 : nos gagnants sont…
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La Grande boucle, ce sont des souvenirs. Inoubliables. D’hommes, de maillots, de spectateurs, de paysages. Ce sont aussi des douleurs, des larmes, de la sueur, des frictions et rumeurs en tous genres. Bref, un combat de tous les instants. A couper le souffle. Avant de tourner la page version 2015 de la plus grande course cycliste au monde, Radio Londres décerne ses propres prix aux coureurs qui auront fait la une.


 

Christopher Froome : le premier prix8704488167_95de87ab37_z

 

Radio Londres avait choisi, le 17 juillet dernier, pendant la Grande boucle, de mettre à l’honneur le natif de Nairobi (Kenya), estimant en fin de deuxième semaine de course, que le Tour lui était promis. Une semaine se passa et l’hypothèse privilégiée s’est confirmée. Après 2013, le Britannique naturalisé s’est offert, dimanche, sur l’avenue des Champs-Élysées, le maillot à pois et un deuxième sacre. Permettant à sa team Sky de récupérer pour la troisième fois en quatre ans le maillot jaune (Bradley Wiggins l’ayant remporté en 2012).

Son nom a été et continuera d’être sur toutes les lèvres. Du premier kilomètre au dernier. Jours de repos compris. Froome a alimenté toutes sortes de débats enflammés. Des plus sportifs aux moins sportifs. Sans lesquels le Tour aurait perdu – un peu – de son charme et de son impérissable ferveur.

Sur cette Grande boucle 2015, il y aura eu Froome… et les autres. Le maillot jaune 2013, qui avait été contraint à l’abandon l’an dernier après une chute, aura mis au placard cette désillusion en remportant pour la seconde fois de sa carrière le Tour de France. Plus fort que jamais. A la veille de la première étape, s’élançant d’Utrecht, quatre noms, Contador, vainqueur du Giro 2015, Nibali, maillot jaune du Tour en 2014, Quintana, deuxième de la Grande boucle en 2013 et le Britannique faisaient office de grands favoris pour succéder au requin de Messine. Tejay Van Garderen, Thibaut Pinot et Jean-Christophe Péraud, méritaient eux aussi leur place dans cette short-list. Un seul au final, tira, son épingle du jeu. Bien plus tôt que nous ne l’aurions imaginé.

Solide dans la première semaine, Christopher Froome, n’aura attendu que la dixième étape dans les Pyrénées, entre Tarbes et La Pierre Saint-Martin, pour tuer la concurrence. Et le suspense. «FRAPPANT», titrait l’Équipe, le lendemain matin. Un adjectif à la hauteur de la performance. « Froome a assommé tous ses rivaux et confirmé son statut de grand favori », pouvions-nous lire en première page du quotidien.

Mais précipitamment, les accusations de dopage et de triche prirent le dessus, comme à l’accoutumée, quand un cycliste écrase les débats. Quand un homme, pédale, plus vite et plus fort, qu’un autre homme. La nature humaine a cette – fâcheuse – habitude de douter. Toujours plus. Réaction parfois légitime – nous avions pu le constater avec Lance Armstrong –, elle peut aussi réduire en miettes des années de travail. Tout au long de cette Grande boucle, le Britannique aura repoussé les accusations, mettant en avant ses efforts pour en arriver là. Les doutes suite à l’ascension – presque surréaliste pour certains observateurs – de La Pierre Saint-Martin sont certes légaux. Ils sont même aujourd’hui plus importants que les éloges, chez les spectateurs comme chez certains spécialistes. Mais sont-ils légitimes ? Posons-nous cette infernale interrogation. Et si c’était finalement vrai ? Et si ce que nous ressasse Froome était véridique ? L’exploit de l’homme est-il toujours superficiel ?

Dans tous les cas, il est inconcevable de revoir les comportements – malsains – (crachats et bras d’honneur destinés au maillot jaune) de certains spectateurs qui ont détérioré la beauté du Tour lors de la troisième semaine de course. Cette – toute petite – minorité est – heureusement – en totale rupture avec l’engouement auquel nous assistons chaque jour sur les routes. Drapeaux, couleurs, encouragements, applaudissements, marées humaines, comme samedi dernier dans la célèbre montée de l’Alpe-d’Huez, où le peuple orange (spectateurs hollandais), fidèle de l’ascension, a enflammé la fin d’étape, c’est ce Tour que nous souhaitons voir.

En France, nous avons cette chance. Toute personne a le droit de suspecter un cycliste. La liberté d’expression le permet. Froome doit l’accepter. Mais faire un procès d’intention le déclarant coupable sans véritable fondement, au risque d’être injuste, Froome, cela, ne doit pas le tolérer. Le Britannique a bien gagné le Tour sur ses principaux rivaux. Ému, il s’est notamment déclaré fier, dans son discours final, de l’avoir mérité. La présomption d’innocence doit aussi l’emporter sur les incriminations.

 

Nairo Quintana : le prix du prochain vainqueur…

 

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Ceci étant – peut-être – une certitude, permettez-nous d’utiliser le futur simple. Un jour, il gagnera. Nous le pensons. Quand ? Telle est la question. L’année prochaine ? L’année suivante ? Quintana, étoile montante, et le Tour, forment une histoire qui n’attend qu’une chose : se conclure.

Second de la Grande boucle en 2013 et plus récemment, dimanche dernier, derrière Christopher Froome, il continue d’écrire une ligne qui est – toujours – en quête d’un point final. A cette allure, Nairo marche – presque – dans les pas d’un Peter Sagan ou d’un Raymond Poulidor, malheureux deuxième du Tour à trois reprises en 1964, 1965 et 1974. En apparence – seulement – car le jeune coureur de 25 ans, maillot blanc du Tour cette année, semble bien taillé pour vaincre un jour ses démons. Et atteindre sur les Champs-Élysées le rêve d’une vie, l’aboutissement d’un travail quotidien.

Cochez son nom ! Il faudra compter sur lui. Les prochaines années l’attendront au tournant. Le vainqueur du Tour d’Italie 2014 qui espérait probablement franchir le palier dès cet été, pour sa deuxième Grande boucle, sera finalement resté au pied de l’ultime marche. Cette marche à gravir s’est nommée Christopher Froome. Invulnérable une grande partie du Tour, le Britannique s’est posé comme une forteresse imprenable. Aux murs infranchissables. Des murs qui ont toutefois failli s’écrouler, samedi dernier, lors de la dernière étape de montagne et sa mythique ascension de l’Alpe-d’Huez, où le maillot jaune a lâché du lest. Paraissant plus en difficulté qu’auparavant lors de l’attaque du petit colombien, le vainqueur de l’édition 2013 du Tour, s’est fait peur, à la veille de l’arrivée sur les Champs-Élysées. Soutenu par deux de ses coéquipiers, il pouvait se féliciter au soir de cette étape de conserver une belle avance (1 minute 12). Suffisante pour l’emporter le lendemain.

Ce raid trop tardif du pétillant Quintana ne pourra qu’accroître des regrets. Des questions nous taraudent. Froome intraitable tout au long du Tour pouvait-il lâcher le maillot lors de cette dernière étape de montagne ? Nairo Quintana a-t-il raté des occasions dans les Alpes pouvant mettre dans le rouge son principal adversaire au général ? Ce Froome-là, dans un jour sans, qui lui est si rare, a au moins eu le mérite de rallumer – un peu – le suspense. Éteint depuis la première étape des Pyrénées où le Britannique, en solitaire, prenait un sérieux avantage sur la victoire finale.

La route est encore longue. A 25 ans, le leader de l’équipe Movistar n’est qu’au début d’une belle histoire. Grand grimpeur et travailleur, Nairo Quintana, adepte des hautes montagnes de son pays, la Colombie, qu’il utilise pour s’entraîner, a le souffle d’un champion. Le profil d’un vainqueur. Les jambes d’un guerrier. Pour certains, pas assez entreprenant sur ce Tour, le deuxième de cette Grande boucle doit – encore – croire en ses possibilités. L’audace, l’attaque et la prise de risque, seront trois ingrédients indispensables pour faire tomber les plus grands.

Et inscrire, pour la première fois de l’histoire, le nom d’un Colombien, sur le palmarès du Tour.

 

Peter Sagan : le prix de l’infatigable second9342271937_705c742bc1_z

 

Philosophons un peu. En ce temps de vacances estivales, quoi de mieux que d’apprendre à penser par soi-même. Posons-nous pour cela une question. Une – très fâcheuse – interrogation. Nous aurions pu vous proposer : le bonheur réside-t-il dans le fait de terminer deuxième ? Nous avons confectionné un autre sujet. Bien plus sérieux. L’histoire est-elle déjà écrite ? Vous avez quatre heures.

Avec Peter Sagan, nous pourrions le croire. Quelques mètres. Une roue. Un centimètre, parfois. Le Slovaque de 25 ans, n’a plus levé les bras depuis l’édition 2013 du Tour de France. Année où il enregistrait une victoire d’étape après s’être – remarquablement – illustré la saison précédente, fort de trois succès. Un serial sprinter naissait. Nous le pensions, tous.

De tous les cyclistes interrogés à la télévision pendant la Grande boucle – pour ceux qui ont la chance au vu de leur rang – le coureur slovaque est pour beaucoup d’entre nous le plus familier. Il serait compliqué de vous décrire rationnellement ce sentiment partagé. Vouer un culte à ce sportif serait – quelque peu – abusif, mais éprouver de l’enthousiasme, tout à fait légitime. Chouchou de certains, le maillot vert est un homme à part. Irrésistible parfois, le cycliste est pourtant – tristement – célèbre. Il s’est dernièrement fait remarquer pour ses deuxièmes places. Récurrentes et lui semblant destinées, mais ne l’empêchant en rien de rester drôle et souriant en toutes circonstances. Peter Sagan a ce don – inestimable – pour amuser la galerie. Même après 200 kilomètres de galère. Devant les journalistes. Lors des arrivées. Il met l’ambiance, à sa manière.

Fâcheusement esseulé dans les dernières lignes droites, au contraire de ses principaux rivaux, Peter Sagan paye – peut-être – le choix de sa formation, l’équipe Tinkoff-Saxo, qu’il décide de rejoindre courant 2014. Dilemme : cette dernière privilégie le général et la protection de son leader, Alberto Contador. Comme preuve chiffrée, depuis l’édition 2014 de la Grande boucle, les deuxièmes places lui sont promises. Définitivement. Quatre fois second l’an dernier. Cinq fois cette année, Sagan aurait-il le complexe de la première place ? Impossible pour un champion. Manquerait-il de ruse ou de stratégie ? Nous pouvons le concéder sur ce point. Présent dans de nombreuses échappées, le coureur ne calcule pas – assez – ses efforts, le condamnant souvent au moment de puiser dans ses derniers retranchements pour une potentielle victoire d’étape. Quoi qu’on en pense, quoi qu’on en dise, le coureur de la Team Tinkoff-Saxo, cruellement régulier, nous habitue à la même histoire. Presque, à en devenir naturel.

Si Sagan avait un frère jumeau, il serait – sans doute – venu au monde en deuxième. A chaque génération de sportifs – ici de sprinteurs –, il y en a toujours un, voire deux, qui jouent de malchance. Le Slovaque – souvent coiffé sur la ligne d’un cheveu – fait partie de cette short list… Même si l’indomptable Greipel et ses quatre victoires a écrasé la concurrence sur ce Tour, Sagan n’a pas semblé vraisemblablement en-dessous des Cavendish ou Kittel, autres favoris aux sprints massifs. La récurrence de la seconde place, qui le hante depuis deux ans maintenant, est – peut-être – l’hypothèse privilégiée de son infortune. Tout simplement.

Pour ne pas s’inscrire comme le nouveau Poulidor – trois fois second – de la Grande boucle, le sprinteur de la formation Tinkoff-Saxo n’a pas besoin d’une cure psychanalytique. Il doit simplement essayer, à l’avenir, de ne plus faire du Sagan. Au moins sur les routes. Mais surtout pas en coulisses. Oui, l’homme a les moyens de modifier le cours de l’histoire.

Paradoxe, Peter Sagan a revêtu dimanche dernier, sur les Champs-Élysées, la tenue verte du classement par points pour la quatrième année consécutive. Comme quoi il ne suffit pas d’accumuler les victoires d’étapes et de s’élever comme le roi de la ligne d’arrivée pour devenir souverain. Le coureur slovaque le démontre avec ce nouveau maillot du meilleur sprinteur qu’il consolida tout au long de ses échappées à travers les sprints intermédiaires. Cette – très honorable – récompense gomme – certainement – d’un seul trait, deux saisons plafonné au rang de second. A quand la fin de la malédiction ? 2016 ? Nous avons envie d’y croire.

Parce que pareils au petit poucet en coupe de France de football, les deuxièmes – on ne sait pourquoi – sont souvent plus admirés…

 

Vuillermoz, Bardet, Pinot : le prix du chauvinisme 16757172192_29f98820e0_z

 

Le Tour de France est notre feuilleton de l’été. Nous l’aimons à plus forte raison, quand un de nos compatriotes, s’offre une victoire d’étape. Vuillermoz, Bardet, nommé super-combatif de la course, et Pinot sont nos porte-drapeaux de l’édition 2015.

Cocorico ! La cuvée 2015 en terme de victoires se sera révélée meilleure que la précédente. Cette année, Vuillermoz, Bardet et Pinot, ont porté haut le bleu, blanc et rouge. Succédant à Tony Gallopin et Blel Kadri, princes d’un jour en 2014. Tout avait pourtant mal commencé. Thibaut Pinot, Jean-Christophe Péraud et Romain Bardet, respectivement deuxième, troisième et cinquième du dernier Tour auront lâché des précieuses secondes au cours de la première semaine, avant de perdre tout espoir de podium dans les Pyrénées. Seul le second au final, ne sera pas parvenu à sauver sa dernière Grande boucle, même si sa détermination pour la terminer, après des chutes, aura été sa récompense personnelle.7613618950_d62ebe1e4c_z Romain Bardet et Thibaut Pinot, auront eux, profiter, de leur distance au général avec le Britannique, pour passer à l’attaque. Et faire un numéro dans les Alpes, entre Gap et Saint-Jean-de-Maurienne (18e étape) pour le premier, et entre Modane-Valfréjus et l’Alpe-d’Huez (20e étape) pour le second.

C’est le Français d’AG2R La Mondiale, Alexis Vuillermoz, qui ouvra le bal frenchy. Après le départ de Rennes, l’ex-coureur de la team Sojasun, a inscrit son nom au Mûr-de-Bretagne (8e étape). 14072605866_aeaafe6f9f_zFormé sur VTT, le natif de Saint-Claude, impressionnant dans l’ascension, a levé la France. Une performance qui a – peut-être – donner des idées à ses compatriotes, Bardet et Pinot, auteurs ensuite d’un succès en solitaire sur la Grande boucle. Eux qui ambitionnaient au début du Tour, une très bonne place au général, auront fait oublier deux semaines de disgrâce. Ces grands espoirs du cyclisme français boucleront finalement cette édition neuvième (Romain Bardet à 16 minutes) et seizième (Thibaut Pinot à 38 minutes).

De ces deux coureurs, un sera – peut-être – dans les années à venir, le porteur du maillot jaune sur les Champs-Élysées. Et ainsi succéder à Bernard Hinault, dernier tricolore vainqueur du Tour. C’était il y a trente ans…

 

Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus : le prix d’honneur17615337850_c6ce24f260_z

 

Encore inconnus il y a peu, Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus, plus jeune coureur de la course, ont été sous le feu des projecteurs. En s’invitant dans la légende du Tour, ils obtiennent notre prix d’honneur.

Autant médiatisés que les principaux favoris au classement général, – si ce n’est plus en début de Tour – les deux hommes ont démontré l’incroyable ferveur suscitée par la Grande boucle, qui en plus d’être une course pas comme les autres, est aussi un grand livre d’histoire. L’Histoire avec un grand H. Celle qui laisse une marque indélébile.

Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus, âgés respectivement de 26 ans et 21 ans feront date. Les deux coureurs ont été les premiers Érythréens à prendre le départ du Tour de France, lors du contre-la-montre d’Utrecht (Pays-Bas). Et ils ont été les premiers à le boucler, dimanche dernier, dans l’ultime étape entre Sèvres et Paris. Le premier cité a même revêtu le maillot à pois. Soulignant – un peu plus – son nom dans la légende du Tour. Tout un symbole, l’homme aura eu le privilège de le porter à quatre reprises, du départ de Livarot (septième étape) au départ de Tarbes (dixième étape). Avant de le délaisser au Britannique Christopher Froome, auteur d’une formidable ascension à La Pierre Saint-Martin.

L’Érythrée, certains n’en n’ont – peut-être – jamais entendu parler. État d’Afrique, limitrophe du Soudan, de l’Éthiopie et du Djibouti, ce pays est plongé dans une certaine indifférence. Présidé par Issayas Afeworki, il ne connaît pas une grande couverture médiatique. Étonnement. Car sa situation devrait l’obliger. Bon nombre d’observateurs le considèrent comme une dictature brutale, malmenant les libertés fondamentales et son peuple. La présence très remarquée de Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus, sur la plus grande course cycliste au monde, aura eu le mérite – au moins – de le faire sourire. Un peu. Loin du Tour, mais près du cœur…

Leur équipe, MTN-Qhubeka, va aussi laisser son nom dans l’Histoire. Installée en Afrique du Sud, elle fut la première du continent à participer à la Grande boucle. En espérant la retrouver en 2016, au départ du Mont-Saint-Michel, 2015, on peut le dire, était bien l’année des premières…

 

Jean-Christophe Péraud : le prix du courage5808837235_db9451dbe7_z

 

Il n’aurait pas pu tirer sa révérence dans l’indifférence. Jean-Christophe Péraud, pour son cinquième Tour de France, remporte haut la main, notre prix du courage.

Nous aurions pu l’offrir à bon nombre de coureurs. Nous en avons choisi un. Pour ce qu’il est. Un guerrier. Et pour son œuvre. Passionnés de vélo, vous le connaissez tous. Jean-Christophe Péraud, 38 ans, est notre plus combatif du Tour. Pensionnaire de l’équipe AG2R La Mondiale depuis 2011, il a annoncé, mardi 21 juillet, lors de la journée de repos, qu’il courait actuellement sa cinquième et dernière Grande boucle. L’épatant second de l’édition 2014, derrière Nibali, laisse derrière lui une riche carrière. Lui qui aurait tant aimé atteindre ce même niveau de performance sur ce Tour, pour ambitionner une bonne place au général, n’aura finalement pas retrouvé les jambes qui furent les siennes l’an dernier. Victime de chutes, mal-en-point dans les étapes de montagne, le natif de Toulouse, après avoir pensé à l’abandon, a serré les dents. Au mental. Pour s’octroyer une dernière arrivée sur les Champs-Élysées. Comme un tour d’honneur. Chapeau bas !

 

Nous venons maintenant de boucler la boucle. Un parfum de nostalgie nous embarque. Parce que oui, le Tour de France, on l’attend. On en raffole. On l’aime, comme il est. On s’y attache comme une amourette d’été. Passionnelle et faisant battre des cœurs aux quatre coins du globe. Désagréablement passager et fugace, cet amour, quand les regards se séparent, cause une douleur lancinante. Mais, délectable et savoureux, toujours, quand revit l’année suivante, à l’heure des retrouvailles, la sensation d’un bonheur nouveau. Partagé par tous.

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Alexis Vergereau

20 ans, étudiant en Science Politique, passé par l'Académie ESJ Lille. Correspondant pour le Journal du Pays Yonnais et co-rédacteur en chef de l'émission radio Globe Sportif.

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