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Lille accueille « la Joie de vivre »

Lille accueille « la Joie de vivre »
ZB
  • On 28 octobre 2015

Lille 3000, ce projet de grande envergure initié par Martine Aubry pour défendre cette culture ouverte à tous qu’elle aime et développe, cette année baptisé « Renaissance », a été inauguré en septembre par la Grande Parade mobilisant plus de 200 000 lillois dans les rues de la métropole.


 

Parmi les quelques 89 expositions proposées dans ce cadre, le Palais des Beaux Arts de Lille a choisi d’y célébrer la joie de vivre. Quatre mois pour donner aux lillois le sourire, et célébrer ce thème, qui, d’après le commissaire général de l’exposition, n’a curieusement jamais été abordé dans les musées du monde.

 

Entrée en matière éclatante

 

Accueillis par une Nana de Niki de Saint Phalle couleur soleil dans l’atrium baigné de lumière naturelle, difficile de ne pas être directement conquis par la douce atmosphère et les espaces de relaxation à disposition du visiteur. Derrière elle, se dresse un écran géant de douze mètres, compilant une sélection de dix-sept extraits de films réputés pour leurs scènes phares heureuses au pouvoir indéniable. En effet, le commissaire général de préciser qu’une place de choix a été laissée au cinéma, afin que « tous les arts soient représentés. » Le visiteur, un temps voyageur d’une odyssée du bonheur, est mis en condition par cet espace à la hauteur du reste de l’exposition : de grande qualité.

Les pérégrinations du voyageur se poursuivent dans un couloir au mur décoré de Vache-qui-rit, la « Joconde du fromage » d’après une des conservatrices ; puis il se retrouve devant une immense œuvre figurant le soleil, d’un jaune néon éclatant dans la pénombre des sous-sols du Palais des beaux-arts.

 

Une balade heureuse entre les oeuvres

 

L’enchantement se poursuit alors dans neuf espaces abordant les expressions du bonheur ; tour à tour les parties de campagne et les rires, les bals et l’expression des corps. Une harmonieuse scénographie les exploite en confondant les époques. Parti pris génialement exploité : sont confrontés tantôt un clip de Fatboy slim aux curieux accents nineties, tantôt un portrait burlesque inattendu. Le voyageur poursuit son odyssée, guidé par des insignes néons au fil de petits salles joyeusement distribuée aux cloisons basses et immaculées ; une couleur reprenant chacun des neuf thèmes : œuvre de Constance Guisset. Pour les plaisirs du corps, un rose bonbon, et une évocation de l’amour charnel : trois sublimes sculptures de Rodin sont apposées, voyage entre alchimie et sensualité. Le vert, évoquant le bonheur (dont on rappellera l’étymologie, « bonne heure ») exploite le jeu et les parties de campagne : on découvre alors Renoir ou Coypal, intercalées par une photographie en C print.

Le visiteur achève ses déambulations, enchanté, par le rire : un hédonisme, « la manifestation la plus profondément humaine » rappelle Bruno. Il finit naturellement son onirisme de plaisir par la fameuse photographie d’Obama, affichant un sourire étincelant. En repassant par la pénombre du néon, on retrouve la clarté originelle, soleil à son zénith dont les rayons tapent sur la façade du bâtiment, la journée peut commencer, on sort, sourire aux lèvres.

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