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Interview – Git Scheynius, directrice du Stockholm Film Festival

Interview – Git Scheynius, directrice du Stockholm Film Festival
Marie Zafimehy

STOCKHOLM – Aujourd’hui s’ouvre la 26ème édition du Stockholm Film Festival. Chaque année, ce festival de cinéma international choisit de mettre en avant une catégorie de films relatifs à un thème particulier, un spotlight. Pour l’édition 2015, qui se tiendra jusqu’au 22 Novembre, ce spotlight s’intitule « Migration ». Un choix qui s’est révélé plus que pertinent, Radio Londres en a discuté avec Git Scheynius, directrice du Festival. 


 

Comment avez-vous choisi le spotlight de cette année ? 

Chaque année nous choisissons un thème ou un pays, par exemple un pays ou une communauté dont on n’entend pas souvent parler. Parfois c’est un aspect de la société que l’on veut mettre en avant. Cette année, le spotlight s’intitule « Migration » et la raison de ce choix est que nous avions la possibilité de choisir un thème sur les migrations puisque nous avons beaucoup de bons films qui couvrent ce sujet.

 

Quand est-ce que vous avez donc choisi de vous concentrer sur le thème de la « migration » ?

En Décembre, nous avons commencé à en discuter. Le Stockholm Film Festival est un grand festival international, le spotlight n’est qu’une partie du Film Festival. Mais nous voulions ouvrir le Festival avec le film Mediterranea du réalisateur Jonas Carpignano. Jonas était présent l’année dernière, avec un court-métrage et il nous a parlé d’un long-métrage sur lequel il travaillait depuis cinq ans à propos de migrations. Donc ceci nous a aussi inspiré et nous avons commencé à rassembler d’autres films.

 

Git Scheynius à la conférence de presse du Stockholm Film Festival le 20.10.15. Photo : Marie Zafimehy pour Radio Londres.

Git Scheynius à la conférence de presse du Stockholm Film Festival le 20.10.15. Photo : Marie Zafimehy pour Radio Londres.

 

Bien que Mediterranea se déroule en Europe, vous avez aussi des films qui se déroulent partout dans le monde…

Oui, nous avons pris le mot « migration » pour « bouger ». Nous voulions montrer pourquoi les gens changent d’endroits pour vivre et quittent leurs villes natales. Cela peut être des raisons politiques, économiques, personnelles. Ce qui est intéressant, c’est ce qui arrive aux gens quand ils changent de culture et qu’ils arrivent dans un autre pays. C’est ce qui se passe dans le film Lampedusa in Winter : qu’est-ce qui se passe pour les réfugiés dans les villages ? Qu’est-ce qui se passe pour les structures d’accueil ? On voit vraiment comment les villages et les gens se mobilisent.

 

Le festival cette année paraît particulièrement engagé: vous avez choisi le thème migration alors qu’il y a la crise des réfugiés, mais vous avez aussi l’activiste Ai Wei Wei dans votre jury. S’agit-il d’envoyer un message ?

Tous les films du Festival sont choisis pour leurs valeurs et qualités artistiques. Nous ne choisissons pas les films pour des raisons politiques mais bien sûr nous sommes tous des êtres humains et les films sont des moyens de diffusion très importants. Et Ai Wei Wei a été d’une grande inspiration pour attirer l’attention du public sur ces oeuvres d’art pour réellement envoyer un message.

Ai Wei Wei a aussi été une grande inspiration pour un nouveau prix : le « Stockholm Impact ». Ai Wei Wei a accepté d’être un des présidents pour ce prix, c’est un grand honneur de l’avoir ici.

 

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Marie Zafimehy

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Marie Zafimehy

Responsable de la rubrique internationale. Étudiante à Sciences Po Paris, en échange à Uppsala, en Suède.

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