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Suivre la voix du sport…

Suivre la voix du sport…
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Notre rubrique sport était silencieuse depuis ce vendredi 13 novembre 2015. Le temps de panser une plaie, toujours béante. Si le sport a repris pleinement ses droits, ce week-end, il apparaît plus difficile de s’enthousiasmer devant un match. Pourtant, le monde du ballon rond ou ovale, des balles jaunes, du tatami ou des bassins a ce petit quelque chose en plus, qui peut rendre la vie plus gaie…


Wembley a donné le ton. Mardi dernier. 17 novembre 2015, quatre jours sont passés. La nuit est tombée sur Londres. Tous les yeux sont braqués sur l’un des temples du football. Dans le flot de larmes de ces derniers jours, l’hommage attendu et relayé par les différents médias, à l’occasion de la rencontre amicale opposant – voire réunissant – la sélection anglaise à l’équipe de France de football doit mettre du baume au coeur.

Wembley est debout

De l’extérieur, une devise scintille de mille feux. « Liberté, Egalité, Fraternité ». Gravée – pareille à ce vendredi 13 novembre 2015 – sur ce stade habillé d’un bleu, blanc, rouge. Universel. Précédant une minute de recueillement, remplie d’émotion, une Marseillaise, vibrante, à la résonance mondiale, est entonnée par tous les supporters et nationalités, présents ce soir-là. Wembley est debout. Armé d’écharpes, de maillots et d’humanité. Porteur d’un message fort : courons après la vie. Jonglons les plaisirs. Triplons les instants de bonheur. Dribblons les obstacles et taclons la peur.

Continuer à vivre

Ce week-end, les différents terrains de l’Hexagone et d’ailleurs ont pris le relais de Wembley. Et les clubs ont été – c’est le moins que l’on puisse dire – à la hauteur du rendez-vous. De « La vie en rose » d’Edith Piaf entendue au Mexique avant un match des Tigres du Français Andre-Pierre Gignac à la banderole « Nous sommes Paris » préparée par les joueurs de l’Olympique de Marseille pour leur déplacement à Saint-Etienne, les hommages se sont succédés. Nous retiendrons également l’hymne français entendu à l’occasion du classico le plus suivi au monde entre le Real Madrid et Barcelone. Ainsi que cet émouvant lâcher de colombes qui a précédé la rencontre du Paris Saint-Germain à Lorient. Et tous ces maillots, floqués d’une Tour Eiffel et d’une inscription « Pray For Paris ». Pourquoi vous citer, encore et toujours, des exemples tirés du football ? La question mérite d’être posée. Nous aurions pu aussi bien évoquer d’autres sports, au vu de l’ampleur de la solidarité. Nous l’avons choisi, non pas parce qu’il est plus vertueux qu’un autre, mais parce qu’il semble représenter au mieux l’universalité. Celle qui est tant mise en avant face aux atrocités de l’Homme. Le ballon rond est un produit mondial qui dépasse, comme l’émoi suscité par ce vendredi 13 novembre 2015, les frontières. Il rassemble et passionne, il fait parler et sourire. Devant lui, nous sommes tous égaux. Nous sommes surtout ce que l’humanité a de plus beau. La fraternité et le pluralisme. Demain, comme hier, vous irez voir des concerts. Vous vous installerez dans des bars. Vous flânerez dans les rues. Moi, j’irai dans les stades. Comme je l’ai toujours fait. Continuer à chanter et pousser mon équipe. Continuer à vibrer. Continuer à vivre, simplement. Chaque instant. Continuer, encore et toujours, en gardant à l’esprit que ce n’est que du sport. Mais ce sont peut-être tous ses petits « que » rassemblés qui rendent l’existence plus belle, à la manière de cette citation de Jacques Prévert : « Et si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ».

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Alexis Vergereau

20 ans, étudiant en Science Politique, passé par l'Académie ESJ Lille. Correspondant pour le Journal du Pays Yonnais et co-rédacteur en chef de l'émission radio Globe Sportif.

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