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Le Stade des Lumières parmi les grands

Le Stade des Lumières parmi les grands
Thibaut Boudaud

Le 9 janvier 2016 restera une date gravée dans la mémoire des supporters de l’Olympique Lyonnais avec l’inauguration de sa nouvelle enceinte, le Stade des Lumières. Un événement cher à Jean-Michel Aulas, le Président de l’OL, qui porte ce projet depuis plus de 10 ans.


 

Nous étions présents pour ce premier match dans l’enceinte lyonnaise entre Lyon et Troyes. Autant vous le dire tout de suite, nous avons été époustouflés. Non pas par le match poussif des joueurs du nouvel homme fort de l’OL Bruno Génésio, et ce malgré une victoire 4-1 des Lyonnais.

Le spectacle proposé à la fin du match fut complètement différent, et nous a ravi. Un show son et lumière spectaculaire, dans un stade à l’acoustique parfaite. Grâce à la venue des Lyonnais du Pockemon Crew, ainsi que du chanteur des Black Eyed Peas Will I Am, Jean-Michel Aulas nous prouve que cet écrin ne servira pas seulement au sport, mais est une alternative crédible aux différentes salles lyonnaises pour accueillir les plus grandes stars internationales dans la capitale des Gaules. Une organisation parfaite d’après les personnes présentes, qui permet à l’OL de se placer parmi les grands d’Europe, à l’instar d’Arsenal ou du Bayern Munich en possédant son propre stade. Pour le football, on repassera.

 

Un stade révolutionnaire

 

Tout d’abord, ce stade est 100% connecté, une première en France. Une application permet aux supporters d’acheter leur billet, de réserver leur place de parking, de suivre les statistiques du match en direct, ou même de commander et payer depuis leur siège les consommations ou produits dérivés grâce aux 500 bornes Wi-Fi gratuites réparties dans tout le stade. L’enceinte qui compte 59 186 places exactement, est donc une réelle révolution dans le paysage footballistique français. D’un côté, ce complexe ultramoderne est un lieu pensé pour les entreprises, autour d’un parc d’affaires composé de loges, de bureaux, de salons, d’hôtels, mais aussi un lieu pour toute la famille, où l’on peut facilement rester quelques heures avant le match, grâce à ses restaurants (on y retrouve une Brasserie Paul Bocuse), ses équipements de sports et de loisirs, ou encore son musée du sport rhônalpin – qui généreront une manne financière pour l’OL Groupe, propriétaire des lieux. Surtout, il sera ouvert toute l’année.

 

Un stade totalement financé par des fonds privés… ou presque

 

Un coût de 410 millions d’euros, identique à ce qui était annoncé au départ (nos collectivités devraient en prendre de la graine), et 40 millions d’euros pour le centre d’entraînement des pros et le centre de formation mixte attenant au stade, le Parc OL a été totalement financé par des fonds privés. Là où le bât blesse, et où les premières critiques émergent, c’est sur le coût de 200 millions d’euros pour les collectivités de desserte de l’enceinte. Effectivement, la création d’une sortie sur la rocade, l’extension du Tramway, et la création de sites propres permettant aux navettes d’amener en 15 minutes les supporters des différents parkings aux pieds du stade, ne satisfont pas les détracteurs du projet. De plus, l’achat des terrains sur le site de Décines pour une bouchée de pain à la métropole de Lyon, et dont la valeur a décuplé, sont un argument de plus pour ces derniers.

 

Jean-Michel Aulas, un président visionnaire ?

 

Il en rêve depuis 2004 et n’a cessé de se battre depuis, malgré tous les recours, a posé la première pierre il y a un plus de 2 ans, le 12 novembre 2013. En ce samedi 9 janvier 2016, Jean-Michel Aulas, le président de l’OL a vécu « le plus beau jour de ma vie (sic) » comme il le répète à l’envie devant un parterre de journalistes venus nombreux pour l’occasion. L’inauguration du Parc OL/Stade des Lumières/Grand Stade (rayez la mention inutile, il y a trois noms différents pour ce bijou), est un succès. Son nom ne devrait pourtant arriver qu’après l’Euro 2016. Effectivement, le président lyonnais est en pleines négociations avec des grands groupes français et internationaux pour sponsoriser le stade, mais surtout l’UEFA préfère un « clean stadium » pour l’Euro 2016 afin de pouvoir y apposer ses propres publicités. Le naming, une diversification des sources de financement pour l’OL, qui a déjà signé un contrat pour son centre de formation qui se nommera le « Groupama OL Academy ».

Plusieurs questions se posent encore aujourd’hui. Quel avenir pour le Stade de Gerland ? Le Stade des Lumières va-t-il faire le plein ? Enfin, les résultats sportifs vont-ils suivre et permettre à l’OL de se replacer dans le Top 20 des meilleures équipes européennes ?

Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre aujourd’hui, mais une chose est sûre, Jean-Michel Aulas peut être fier d’avoir réussi son pari.

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Thibaut Boudaud

Comments

  1. keg

    Quand la modestie se contente d’un stade et non d’une aura européenne, voire mondiale…. pour briller de tous ses feux éteints….!
    Le flambeau est à qui en veut, et apparemment ce ne sont que les fouteux (ou footeux) qui le ramassent

    http://wp.me/p4Im0Q-UF

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