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Chatbot : les applications bientôt ringardes ?

Chatbot : les applications bientôt ringardes ?
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Depuis quelques temps, on peut constater l’apparition d’un nouveau terme employé par Facebook, Microsoft ou encore Google. Il s’agit de « chatbot ». À première vue, ce mot peut vous sembler peu attrayant, sans importance, voire inconnu. Détrompez-vous, car si je vous dis que grâce aux chatbots, vous avez le pouvoir de commander des fleurs, une pizza ou encore un billet de train en un claquement de doigts, cela devient captivant n’est-ce pas ? En tout cas, aux dires des géants du net, cette technologie s’apparente à une révolution. Décryptage.


 

Quel est le principe ?

 

Le but de cette invention est de converser avec un robot qui va se soucier de votre réclamation pour ensuite réaliser votre commande ou vous donner l’information, d’où la contraction « chatbot ». Cette interaction avec l’intelligence artificielle doit s’effectuer par l’intermédiaire d’une messagerie instantanée telle que Messenger, WhatsApp, Telegram… Par exemple, sur cette dernière application, vous pouvez discuter avec un de ces automates pour obtenir des informations sur la météo. Son rôle s’apparente alors à celui d’une plateforme fonctionnelle qui rend un service correspondant exactement aux besoins de l’utilisateur.

Pour l’instant, ces interfaces utilisées uniquement à l’étranger ont essuyé de nombreuses critiques. Il est vrai que cette première expérience de « chatbots » a révélé de multiples dysfonctionnements, dont leur incompréhension à la moindre requête, notamment avec la chaîne d’information américaine CNN qui s’en est emparée pour vous envoyer les gros titres et des sujets personnalisés. Malgré ces infortunes, cette technologie nous amène à rêver. Imaginez que vous ayez l’envie de réserver une table dans votre restaurant préféré, il vous suffira d’utiliser votre service de messagerie qui se chargera à la fois de la réservation et du paiement après avoir envoyé seulement deux ou trois messages.

 

La fin des applications ?

 

L’intérêt premier serait de pouvoir réaliser n’importe quelle tâche sans l’obligation de télécharger et d’ouvrir une multitude d’interfaces, tout en s’épargnant l’accumulation des comptes et des mots de passe. En revanche, il existe quelques nuances par rapport aux services que ces intelligences artificielles peuvent exécuter. En l’occurrence, intéressons-nous à Twitter : vous pourrez vous appuyer sur le bot quant à l’envoi de messages, mais il est préférable pour les mobinautes d’avoir recours à l’application pour les autres fonctionnalités (comme gérer ses contacts ou suivre l’évolution des tendances). Quoi qu’il en soit, même si les chatbots ne sont pas encore au point de sonner le glas des applications, les trois mastodontes américains (Facebook, Microsoft et Google) ont pris conscience de l’enjeu que représente cette innovation. Une lutte effrénée est d’ailleurs lancée pour celui qui développera l’IA la plus performante. 

 

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Crédits : Microsoft

 

Les multinationales américaines à la conquête des bots !

 

Mark Zuckerberg voit en la personne des chatbots le futur de la relation marque-client. L’année dernière, pour la conférence F8, le premier réseau social mondial avait mis en place un bot, nommé M, effectuant le SAV, la prise des commandes, la gestion des colis et des retours. Par cela, Messenger tend à devenir central dans la vie des internautes (jusqu’à remplacer les e-mails ?). Durant cette même conférence, à la mi-avril, Facebook a annoncé une nouvelle interface de programmation applicative (API) qui a pour but de parfaire les dialogues hommes-machines. En embuscade, on retrouve la firme Microsoft qui, lors de la Build 2016, a annoncé la création de bots sur sa plateforme Skype. Pour sa part, Google a signalé qu’elle planchait sur plusieurs chatbots censés voir le jour cette année…

 

À une arrivée massive des chatbots, les questions d’éthiques surgissent

 

Même si les applications ne sont pas prêtes de voir leur fin, les chatbots peuvent devenir un bon complément à celles-ci. À cela s’ajoute une question d’éthique : les robots doivent-ils prendre une place encore plus prépondérante dans notre société ?

Évidemment nous vient à l’esprit ce film élégiaque, Her, qui peint la solitude humaine dans un futur très proche. Peut-être que la réponse provient du chatbot Sensay, qui met en contact une personne nécessitant de l’aide avec celle qui pourra lui apporter cet aide. Une bonne manière de garder précieusement un semblant de contact humain !

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Rodolphe Henrot

Ingénieur opiniâtre de 23 ans. Je me passionne pour la politique, les sciences et à l’actualité au sens large. Sans oublier mon intérêt pour la littérature.
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