Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

NBA Free Agency : Kevin Durant à Golden State !

NBA Free Agency : Kevin Durant à Golden State !
Réda Ghaffouli

La Free Agency NBA, c’est un peu comme sur Tinder : on met sur le tapis nos préférences, nos envies et si ça match entre une équipe et un joueur libre et bien on organise un rendez-vous et on se drague, on fait jouer nos atouts et le joueur fait son choix. À cela s’ajoute l’énorme augmentation du plafond salarial grâce aux droits TV et à la Grande Ligue qui est directement out of control. Retour sur les signatures les plus marquantes de cette intersaison 2016.


 

Kevin Durant aux Golden State Warriors

 

Choqués. Déçus. Trahis. Les fans de basket du monde entier étaient pendus aux lèvres de Kevin Durant à l’annonce de sa décision. Si la majorité de ceux-ci étaient persuadés de la signature d’un nouveau contrat avec le Thunder, ils furent à la fois étonnés et apeurés de voir KD poser ses bagages sur la baie d’Oakland. Car on parle bien de Kevin Durant, MVP 2013/2014 et meilleur scoreur des derniers playoffs, qui rejoint les Golden State Warriors, finalistes contre Cleveland et auteurs de la meilleure saison régulière de l’histoire de la Ligue. Certains parlent de trahison et de « manque de roubignoles » de la part de Durant, d’autres se rassurent en se disant que malgré le fait que l’on connaisse à 90% les futurs champions, la planète basket verra sûrement jouer l’une des meilleures équipes de l’histoire de la NBA.

 

Dwayne Wade aux Chicago Bulls

 

Là, c’est toute une ville qui a adopté la fameuse PLS. Des « this is my house » qui résonnent et qui s’évaporent, doucement, pour rejoindre l’Illinois qui commence à perdre la tête niveau « enfants du pays ». Car quelques semaines plus tôt, c’est Derrick Rose, l’enfant prodige de Chicago qui quitte sa terre natale pour rejoindre l’infirmerie les projecteurs de New York. Mais comme on dit, « un de perdu… un de retrouvé » et c’est Dwayne Wade, lui aussi natif de Chicago, qui rejoint les Bulls, après 13 saisons et 3 titres de champions chez le Miami Heat. Mais ici, on est loin de l’esprit de trahison du « Durant-gate » mais plutôt sur une séparation qui devenait de plus en plus logique au fur et à mesure des jours. Wade, depuis son arrivée à Floride, a du faire des sacrifices financiers pour sa franchise de toujours tandis que ses camarades touchaient le pactole. Mais après la signature du pivot Hassan pour près de 100 millions sur 4 ans – alors que Wade se voyait proposer « seulement » 20 millions sur 2 ans – s’en était trop pour Flash qui accepta donc de rejoindre les Chicago Bulls. À qui la faute : Wade ? Pat Riley (président du Miami Heat) ? Manuel Valls ? Un peu tout le monde et personne à la fois : Wade voulait être reconnu à sa juste valeur et Pat Riley voulait garder de la flexibilité pour les années à venir. Sinon pour notre premier ministre, RAS niveau basket si ce n’est que la… valse des joueurs continue en NBA. Facile.

 

Pau Gasol aux San Antonio Spurs

 

Moins polémique que les deux premiers, mais ô combien important. Même si l’espagnol ne rajeunit pas, quel plaisir de le voir arriver dans une équipe qui joue le titre, et où il pourra exprimer tout son talent. Car même à 36 ans, Pau Gasol c’est quand même du 16 points, 11 rebonds et 2 contres sur une saison à oublier pour les Bulls. Autant dire que les Spurs font une très belle acquisition, à une période charnière de leur histoire : l’après Tim Duncan, dont le rendement commençait certes à bien diminuer, mais qui restait tellement important pour les joueurs et pour les fans. Dans tous les cas, Pau Gasol s’ajoute à cette équipe des Spurs qui aura comme lourde tâche de faire tomber l’ogre Golden State.

 

Dwight Howard aux Atlanta Hawks

 

Encore un retour à la maison natale, mais qui est tellement peu médiatisé compte-tenu du talent du bonhomme. Annoncé comme le nouveau pivot dominant de la ligue après Shaquille O’Neal (rien que ça), Superman remplissait toutes les cases : drafté en première place, comme le Shaq, à Orlando, comme le Shaq, finaliste NBA en 3 ans, presque comme le Shaq (Howard le fera en 5 ans), départ vers les Los Angeles Lakers, comme le Shaq, devenir une légende du Staples Center, comme… Nick Young. Car depuis ce transfert, Dwight commence une longue régression, entre problèmes avec Kobe, avec Harden, et un rendement de plus en plus faible, on en arrive à ce départ vers Atlanta, presque tout en discrétion. Mais tout n’est pas à jeter : Howard reste Howard, et un environnement sain, comme celui des Hawks, et un coach compétant, comme celui des Hawks, pourrait relancer ce bon vieux Superman, qui vient de dépasser la trentaine.

 

Al Horford aux Boston Celtics

 

Si Dwight Howard arrive à Atlanta, Al Horford se voit non pas contraint mais incité à quitter sa franchise de toujours. Toujours fidèle au poste, il aura ravi les fans des Hawks et viendra en ravir des plus nombreux et plus bruyants au TD Garden. Car du haut de son expérience et de sa science du jeu, Al Horford est ce que l’on appelle un perfect fit dans le jargon US : Boston voulait un intérieur capable de scorer, de défendre et d’étirer le jeu, Horford voulait un meilleur rôle en attaque : tout est coché sur la petite liste de Danny Aige et Brad Stevens qui voient s’ajouter une belle présence intérieure à leur équipe déjà bien prometteuse pour la suite.

 

Joakim Noah aux New York Knicks

 

Il en rêve depuis tout petit, c’est désormais chose faite : Joakim Noah jouera à domicile dans la ville qui ne dort jamais, là où il est né, là où il a appris à tâter de la balle orange. D’abord annoncé du côté du Minnesota pour rejoindre son ancien coach Tom Thibodeau, c’est finalement la rumeur New York qui a pris le dessus, surtout après l’annonce du transfert de Derrick Rose, et le départ de Robin Lopez qui laissait vacant son poste de pivot. Avec Noah et toutes les acquisitions, les fans des Knicks se mettent à rêver. Non pas du titre, même eux arrivent à rester réalistes de temps à autres, mais juste d’une saison où ils peuvent aller au Madison Square Garden avec l’espoir d’une victoire, avec l’espoir de pouvoir regoûter aux playoffs, après une disette beaucoup trop longue.

 

Ça faisait longtemps que la NBA n’avait pas vu autant de changements, au moins depuis The Decision de 2010. Mention honorable aux autres Andre Drummond, Mike Conley, DeMar DeRozan et aux français Nicolas Batum et Evan Fournier qui ont préféré rempiler avec leurs équipes respectives. Dans tous les cas, on se souviendra longtemps de cette Free Agency, et on a hâte maintenant de voir tout ce monde sur le terrain.

The following two tabs change content below.

Réda Ghaffouli

18 ans, marocain, addict de sport et du manque de sommeil. Passionné mais piètre guitariste.

Submit a Comment