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Orange Is The New Black, les raisons de son évident succès

Orange Is The New Black, les raisons de son évident succès
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Diffusée depuis juillet 2013 sur Netflix, Orange is the New Black est très certainement la série la moins conventionnelle du moment. Alors que la saison 4 est disponible dans son intégralité depuis le 17 juin, nous vous donnons ici quatre bonnes raisons de vous (re)mettre à cette surprenante série.


 

Pour faire court, Orange is the New Black, c’est l’histoire de Piper Chapman, une jolie blonde incarcérée pendant quinze mois pour avoir participé à un trafic de drogue dix ans plus tôt. A son arrivée à la prison pour femmes de Litchfield, elle découvre un monde surprenant mélangeant amitié, coup-bas, et beaucoup d’humour.

 

Pour son casting inouï

 

Mis à part un scénario original, ce qui rend une série attractive, c’est avant tout les acteurs qui la composent. Ici, le charme d’Orange is the New Black gravite principalement autour de l’hétérogénéité de son casting, composé d’acteurs novices et pour la plupart méconnus du grand public. A noter la présence de Laura Prepon, dans le rôle d’Alex, une brune intrépide et fragile à la fois, dont la performance est épatante. Sans oublier Uzo Aduba, alias « Crazy Eyes », qui a d’ailleurs raflé cinq récompenses pour son rôle dans la série, mais aussi la présence d’une actrice transgenre, Laverne Cox, dans le rôle de Sophia. La série est un show choral, structuré autour d’un casting quasi-intégralement féminin qui met en lumière la diversité des origines ethniques et culturelles que l’on peut croiser en prison et ailleurs. Il n’y a aucun doute sur le fait qu’Orange is the New Black va être pour la plupart de son casting un tremplin efficace vers de nouveaux projets cinématographiques et télévisuels.

 

Pour son abondance de personnages secondaires

 

Ce qui fait la force de cette série, c’est avant tout ses personnages, tous aussi différents les uns des autres. Orange is the New Black n’a pas qu’un ou deux personnages principaux ; elle en a près de vingt-deux. Et cette série est le théâtre même des différentes vagues d’immigration survenues aux Etats-Unis au cours de l’histoire, là où se mélangent noires, latinas, asiatiques et européennes. Les prisonnières représentent l’Amérique peu présente dans les médias : celle de la diversité. Et cette abondance de personnages totalement décomplexés donne une chance à chacun de raconter son histoire sans détour ni tabou, avec une profondeur méritée. A noter aussi qu’Orange is the New Black est basée sur une histoire vraie.

 

Parce qu’elle libère les clichés sur les femmes et l’univers carcéral

 

Loin de l’univers manichéen de Prison Break, Orange is the New Black montre plutôt le milieu carcéral sous toutes ses formes, mélangeant violence et affection. On assiste ici à la vie quotidienne de femmes libérées, parfois un peu trop, mais surtout imparfaites. Dans cette série, la théorie du genre vole littéralement en éclat. Les femmes purement lesbiennes croisent celles qui le deviennent momentanément en raison des circonstances d’enfermement, et même les transsexuels sont, pour la première fois, mis en scène à la télévision.

 

Pour son humour sans limite et son côté réaliste

 

Malgré l’environnement sombre de la prison, Orange is the New Black dépeint avant tout des relations humaines comme toutes les autres, où se mêlent coups durs et coups de folie. Entre situations toujours plus abracadabrantes et répliques cinglantes, la série fait de l’ombre à la violence que l’on peut croiser dans l’univers carcéral. Car le but d’OITNB (pour les habitués) n’est pas de faire peur, mais de faire ressentir au spectateur une sorte d’empathie à laquelle on ne peut échapper. Grâce aux multiples flashbacks mettant en scène le passé de chaque personnage et leur parcours jusqu’à la prison de Litchfield, nous comprenons à quel point il est simple de « passer de l’autre côté » et de devenir criminel. Aussi, la série paraît être assez proche des réalités pénitentiaires actuelles, entre difficultés budgétaires, sous-effectif, corruption, et ségrégation entre prisonnières.

 

Crue sans être vulgaire, touchante sans être dramatique, Orange is the New Black séduit avec une aisance remarquable malgré le sujet grave qu’elle met en scène. Qualifiée de « dramédie », cette série dresse un sublime portrait de l’univers carcéral féminin, loin de l’ultra-violence et des clichés habituels sur les femmes. Et comme il n’y a que treize épisodes par saison… une semaine de binge-watching et la série est dans la poche.

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Alice Ancelin

Etudiante de 20 ans en classe préparatoire aux concours des écoles de journalisme, à Paris. Lilloise de coeur. Passionnée par la musique, la lecture et l’écriture.

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