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« Learning the magic of painting » : Murakami s’installe à Paris

« Learning the magic of painting » : Murakami s’installe à Paris
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L’artiste Takashi Murakami revient cette semaine à la galerie Perrotin à Paris avec l’exposition « Learning the magic of painting ». Cet événement n’est pas des moindres dans le monde de l’art : le Japonais est aujourd’hui le sixième artiste le plus côté au monde et aussi l’ultime référence du néo-pop au Japon.


 

Takashi Murakami, le pop artiste japonais

 

Murakami revient avec une quarantaine d’exclusivités réalisées par son atelier où plusieurs dizaines de petites mains travaillent afin de mettre sur pied les œuvres imaginées par l’artiste. Cet atelier n’est pas sans rappeler la « factory » d’Andy Warhol ; ce n’est d’ailleurs pas le seul point commun entre ces deux artistes, puisque Murakami utilise des couleurs vives et une efficacité esthétique s’orientant vers le Pop Art. Actuellement, l’artiste est considéré comme le digne héritier d’Andy Warhol, un bagage lourd à porter et pas forcément facile, car être alternatif dans l’art est souvent plus agréable qu’être populaire.

 

Une exposition aux multiples références

 

Cette nouvelle exposition nous démontre que l’artiste japonais est un artiste à référence(s), il s’inspire de sa culture qu’il confond avec une tradition artistique occidentale. Ainsi, nous avons des références évidentes à Yves Klein et Francis Bacon pour l’Occident. Ces deux artistes sont des avant-gardistes ayant une recherche plus intellectuelle qu’esthétique, et ceci rend les œuvres de Murakami moins naïves et plus élitistes. Donc, nous retrouvons les découpages intégrés à la toile : pour Bacon et pour Y.Klein nous avons les monochromes, ces derniers sont assez connus chez Murakami ; sur les siens ils imposent L’Ensö, un cercle fait à la bombe aérosol faisant référence à la culture bouddhiste – en somme ce symbole représente l’infini, le vide et l’unité ; et la bombe de peinture permet de confondre la religion avec la culture du graffiti, soit le sacré et le profane. 

Pour la partie plus exclusive de l’exposition, nous avons les 500 arhats, qui sont les cinq cents disciples de Bouddha qui ont réussi à trouver l’illumination grâce au dépassement des illusions et de la haine. Ainsi, pourquoi représenter ses disciples ? En 1855, un tremblement de terre est survenu à Edo Ansei au Japon et l’artiste Kanö Kazunobu a réalisé 500 arhats en réaction à ce séisme afin que le peuple japonais puisse trouver la paix malgré le choc. Ainsi Murakami voulait-il réagir au tsunami survenu en 2011 dans son pays natal : il a réalisé une fresque de deux cents mètres en référence à K.,Kazunobu. Une partie de cette fresque est à l’exposition, le reste se trouve encore au Japon.

 

L’art contemporain n’est-il plus qu’un marché ?

 

Le plus accablant élément de l’exposition est une salle entièrement vouée aux sacs à main dessinés par l’artiste, rappelant sa collaboration en 2004 avec le maroquinier Louis Vuitton. Cette salle nous permet de ne pas oublier qu’une galerie n’est pas un musée, du fait de l’aspect monétaire, plus important que l’intérêt intellectuel. Cette exposition de sacs, faisant davantage penser à un magasin de produits dérivés de l’artiste qu’à une réelle exposition de ses œuvres, nous montre que l’art contemporain glisse doucement sur la pente du marché…

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Louis Duconge

Etudiant à L'ISTC à Lille, je suis passionné par l'art contemporain et la culture en général !

Comments

  1. Arthur DG

    Un article clair et prometteur sur le devenir de la section « Culture » de Radio Londres. Un article sur les dérives mercantiles du marché de l’art serait (très) appréciable !

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