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Make.org, l’application qui veut soigner les présidentielles

Make.org, l’application qui veut soigner les présidentielles
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Ils veulent soigner la crise de la représentation politique à l’aide d’une application. Pour ces présidentielles, la start-up make.org va lancer une plateforme de propositions citoyennes. Le but ? Formuler des projets, et surtout agréger des soutiens pour mettre en place un lobbying citoyen auprès des élus. Cette civic tech (comprenez « technologie citoyenne ») d’une quinzaine de personne se lance dans l’aventure politique et citoyenne de 2017 avec, dans le viseur, l’Europe.


 

Rencontre avec Axel Dauchez, fondateur de la start-up et ex-dirigeant de Deezer France.

 

Pouvez-vous nous expliquer l’objectif de make.org

Make.org a pour objectif de réengager massivement les citoyens et d’en faire une force qui permet de transformer effectivement le pays, de redonner une force effective aux élus. Nous pensons que ces derniers sont sous la pression d’un problème structurel de représentativité. C’est ce qui désengage les gens, qui réalisent que leur vote ne fait pas forcément bouger les choses. Donc le but c’est d’engager suffisamment de propositions pour créer une dynamique de lobbying à travers les médias. 

Une application qui va agréger les opinions. A tout moment et à tout endroit, vous aurez disponible les propositions significatives. On a développé un outil de veille qui va permettre aux citoyens de comprendre les personnes qui sont impliquées dans le processus décisionnel d’une proposition, que cela soit un élu, une administration, un journaliste…On va utiliser ces vingt personnes comme une caisse de résonance pour attirer l’attention des élus responsables. 

 

Vous allez lancer une application à vocation politique. Qu’est-ce qui vous dit que vous n’allez pas toucher des jeunes digitaux déjà politisés, qui seront suffisamment intéressés par la politique pour télécharger une application à ce sujet ?

On a l’ambition d’avoir une empreinte massive, mais pas d’être représentatif. On est représentatif d’une certaine population qui a envie que les choses bougent. Ce constat serait un problème si nous prétendions être un outil de démocratie directe, ce qui n’est pas le cas. On est un outil de réactivation de la démocratie directe telle quelle doit être aujourd’hui. Le vrai filtre qui doit être représentatif ce sont les élus eux-mêmes qui devront rester et faire le tri entre des propositions qu’ils trouveront justes. En revanche si on est massif, on a des propositions qui sont très intéressantes à défaut d’être représentatives, parce qu’elles regroupent les idées des gens qui ont envie que les choses bougent. Vous savez dans une population, il y en a toujours 30% qui veulent évoluer, 30% qui bloquent, 30% qui ne savent pas. Nous nous adressons aux 30% qui souhaitent changer la donne. Peut-être que ce sera des jeunes, peut-être essentiellement des jeunes digitaux, mais nous souhaitons travailler avec eux. 

 

Au-delà de l’application, vous avez pourtant lancé en cette rentrée l’initiative « Solutions 2017 », en partenariat avec BFM TV/RMC. Pensez-vous pouvoir atteindre un public peut-être moins spontané vis-à-vis des civic tech ? 

Il y a beaucoup de civic tech aujourd’hui. Le constat terrible de la vie politique qui est en cours, tout le monde le fait. Malheureusement, ces dernières intéressent souvent sur des populations qui sont relativement restreintes. Même si nous prétendons avant tout toucher les digitaux, nous avons eu à coeur d’augmenter la pénétration de notre projet de façon véritablement significative. A ce titre-là, BFM/RMC est vraiment le partenaire idéal parce qu’il a mis en place avec ses auditeurs et téléspectateurs un principe d’interaction que les autres médias n’ont pas tissé. Nous pensons que c’est un bon moyen de toucher des gens qui s’intéresseront à notre projet et qui seront à portée de clic dès qu’ils en attendront parler. A l’avenir, nous comptons étendre notre partenariat dans d’autres médias de façon à inscrire notre projet dans la vie naturelle des gens. Idéalement, nous aimerions que cette initiative de propositions devienne un réflexe. Nous voudrions que les gens comprennent que le métier de citoyen ne se désormais plus à aller voter ; qu’il faut penser à des propositions et faire en sorte qu’elles émergent. Après ce constat, nous aimerions être la plateforme qui permet ça.  

 

En plus de l’élection présidentielle de 2017, make.org ne cache pas ses ambitions européennes. Pourquoi l’Europe ? 

Les pays sur tout le continent subissent presque tous une véritable crise de la représentation. Avec make.org, il y a une vraie ambition de créer une opinion européenne qui pour l’instant n’existe pas. Nous pensons qu’en agrégeant des propositions sur une plateforme, on pourrait y contribuer. En revanche, nous ne ferons pas l’Europe d’un seul coup. On va se concentrer sur l’Allemagne. L’année prochaine, l’Allemagne aura également des élections. Elles ne sont pas pour nous une fin en soit, mais un véritable moment marketing. D’abord l’Allemagne, et ensuite nous comptons couvrir l’ensemble du territoire européen d’ici un an ou deux. Mais quand on parle de l’Europe, nous ne parlons de la communauté européenne, mais bien du territoire dans sa totalité. 

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Alexandra Saviana

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