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Møme : « Je fais la musique que je ressens »

Møme : « Je fais la musique que je ressens  »
Chloé Marriault

Avec son titre Aloha, Jérémy Souillart, alias Møme, a mis la chillwave sur le devant de la scène française. Après avoir fait un road trip de quelques mois en Australie, partageant son temps entre surf et composition, le Niçois est de retour en France. En pleine préparation pour son album qui sortira le 25 novembre, Møme a accepté de répondre aux questions de Radio Londres.


 

Ton single Aloha t’a propulsé dans la cour des grands. Est-ce grisant ou plutôt flippant ?

Aucun des deux, je dirais que ça motive ! J’ai composé Aloha comme n’importe quelle musique qui me touche. La pression vient surtout de l’environnement, d’un nouveau public qui ne connait pas encore mon univers mais c’est ce que j’aime.

 

Ton clip s’inspire des années 1990, avec des couleurs défraîchies et du grain sur l’image.

Avec Alexandre Brisa (réalisateur), on voulait créer une parodie d’un clip “hit de l’été”, histoire de briser certains codes. L’esprit nineties et le grain étaient justifiés pour sortir du cliché commercial léché et sans âme, destiné uniquement à la promotion.

 

Ce nom de scène, Møme, il vient d’où ?

J’ai commencé à faire de la musique avec un ami et on avait trouvé ce nom car on se sentait comme des enfants lorsque l’on faisait de la musique. J’ai par la suite continué le projet seul, de manière plus professionnelle suite à mon déménagement à Paris, puis en Australie. Le nom est resté mais ça ne change absolument rien à mon état d’esprit.

 

 

Tu es parti en Australie pour un road trip de quelques mois. Pourquoi là-bas ?

Avant de partir et de fonder Møme, j’écoutais déjà beaucoup la vague électronique pop australienne (Empire of the sun, Miami Horror, le Label Future Classic…). Et puis, il y avait bien sûr “l’Australian dream” qui me trottait dans la tête depuis un moment. J’ai économisé pendant quelques années et tout mis en oeuvre pour avoir mon home-studio van, pour parcourir les routes de ce grand pays et y composer mon premier full album.

 

Songes-tu à retourner là-bas ? 

J’aimerais beaucoup y retourner pour une tournée.

 

Tu te sens plutôt Français ou Australien ? 

Je me sens Français mais à certains moments j’aimerais être Australien ! (rires)

 

Tes sons sont plutôt enjoués et ensoleillés, est-ce ta signature ? 

Non, pas vraiment. Je fais la musique que je ressens et qui me touche. Le soleil n’est pas toujours là et les quelques morceaux sombres et profonds auxquels je tiens m’aident beaucoup à maintenir l’équilibre et à avancer.

 

Avant de passer aux synthés analogiques, tu as joué du piano et de la guitare. Tu te sens plutôt DJ ou musicien aujourd’hui ? 

Je serai toujours musicien car j’aime performer. Je ne lâcherai jamais mes instruments à cordes (guitare, basse, ukulélé…) ou le piano. Sur scène, je ne pourrai jamais remplacer physiquement un groupe live mais je fais tout pour m’en approcher au maximum. J’adore le côté DJ pour ce qui est transition/bootleg, ce que j’applique d’ailleurs dans mon live, mais je déteste faire semblant et jouer des musiques qui ne m’appartiennent pas. Aujourd’hui, on peut beaucoup plus facilement découvrir du son seul devant son écran qu’en soirée. Même s’il y a des risques, je souhaite avant tout avoir un public qui m’aime pour ce que je suis et surtout pour la musique que je crée.                                                                  

 

 

Tu viens de la scène niçoise, une scène assez foisonnante (The Avener, Feder, Hyphen Hyphen).

Je ne connais pas les DJ Feder et The Avener car j’allais très rarement dans les clubs niçois qui passent souvent de la musique trop commerciale, mais j’ai cependant toujours suivi les groupes Hyphen Hyphen, Griefjoy ou même Alpes et je suis très content de leur réussite. On a d’ailleurs déjà partagé quelques bons moments ensemble.

 

Sur la scène française, quels sont les artistes qui t’impressionnent le plus ? 

Sans faire bien original, les Français que je retiens sont ceux qui m’ont donné envie de me lancer dans la musique comme Daftpunk, M83, Justice, Phoenix… des Français qui représentent la France à l’étranger !

 

Des collabs qui te font rêver ? 

J’aimerais beaucoup collaborer avec des artistes comme Lianne La Havas, James Blake, Kendrick Lamar, Pharell, Jamie Cullum… Un de mes rêves les plus profonds aujourd’hui, ce serait de réaliser la BO d’un long métrage, ou du moins d’y participer.

 

Tes prochaines grosses dates ? 

Je jouerai pour la première fois mon nouveau live au festival des Transmusicales le 5 décembre et je ferai mon premier concert comme headliner à la Cigale le 7 janvier. J’ai la pression !

 

Ton prochain album sort le 25 novembre. On peut en savoir plus ? 

Il sera composé de 13 titres originaux et s’appellera PANORAMA avec quasiment que des collabs australiennes. C’est un panorama de musiques représentant mon road trip, les émotions que j’ai pu ressentir à travers cette expérience et ce dont je suis capable en termes de production, composition et performance musicale.

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