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On a rencontré Dub Inc

On a rencontré Dub Inc
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Dub Inc. est devenu sans conteste, en 18 ans, le groupe le plus emblématique du reggae made in France. A l’occasion de la sortie de leur dernier album, So What, le 23 septembre dernier, nous avons rencontré le chanteur, Aurélien Zohou, dit Komlan, lors de lors passage au concert les Zeclectiques à Chemillé le 12 novembre.


 

Comment s’est formé votre groupe ?

Le groupe existe depuis fin 1998, il a commencé avec trois musiciens, puis les membres sont arrivés, on avait une vingtaine d’années a l’époque, pour la plupart déjà potes, et aujourd’hui on est encore là !

 

Depuis le début, qu’est ce qui a le plus évolué ?

Tout ! De l’écriture jusqu’à la gestion du groupe, on est resté indépendants, on a monté notre label, on a nos propres studios, le principal est resté, l’envie de faire de la musique, mais la manière de la produire a beaucoup progressé.

 

Votre dernier Album, So What, a-t-il vocation à être sur la scène internationale ?

Depuis trois albums, sur l’Europe et une partie du reste du monde, il s’est déclenché quelque chose, mais ça s’est fait sans que l’on crée des albums pour ça. So What, on ne l’a pas du tout produit en se disant, « Il faut que ça soit un album avec plus d’anglais », ça s’est encore fait au feeling, parce qu’on s’est fait connaitre dans les autres pays, avec des morceaux en français. Donc il n’a pas plus vocation que les autres à être sur la scène internationale, car les sujets qu’on aborde sont majoritairement franco-français, même si certaines choses sont universelles.

 

Comment expliquer que vos chansons françaises aient réussi à conquérir le monde ?

Je pense que ce n’est pas lié a la musique, ça date d’avant ! Nous, on marche bien en Grèce, même avec la crise on a continué à aller y jouer, parce que les gens même s’ils ne comprenaient pas les textes, ils comprenaient la démarche.

 

Vos chansons ont-elles vocation à faire changer les choses, faire prendre conscience ?

Nous, ce qui nous éclate, c’est de faire de la musique, et de dedans mettre un message. Ensuite, on donne juste un point de vue, on ne changera pas celui de quelqu’un qui pense autrement grâce a un morceau, malheureusement. Mais ça peut ouvrir l’esprit à certaines personnes, et divertir, c’est déjà beaucoup !

 

Une date qui vous a marquée ?

En 2004, on était parti jouer au Sénégal, on avait un concert gratuit, et ça a été la folie. Il y avait trois policiers, deux militaires pour 6000 personnes, rien n’était sécurisé, je pense que ça a été la terreur et le concert le plus ouf de notre vie, et aujourd’hui on en rigole… mais sur le coup c’était terrifiant !

 

Sur l’album So What, si on devait retenir une chanson, ça serait laquelle ?

Je dirais… « Triste époque » et « Exil » ! J’en ai dit deux parce que c’est difficile !

 

So What, c’est l’aboutissement de tous les titres qui a donné le nom de l’album, ou le nom de l’album qui a conditionné les titres ?

C’est l’aboutissement des titres ! Nous, on aime bien mettre en titre un morceau de l’album, et So What allait très bien avec l’époque. Le « Et quoi ? » c’est un peu pour dire « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

 

A quoi correspondent les pictogrammes sur votre dernier album ?

C’est un artiste qui bosse avec nous depuis cinq pochettes. On lui a dit ce qui nous inspirait sur cette album : le terrorisme, ce qui en découle, les conséquences qu’il y a eu en France, sociales ou autre. C’était une manière de mettre toutes les choses négatives d’aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est que de loin on voit un mandala, quelque chose de calme, et quand on se penche dessus, on voit que chaque détail est assez dur, et ça correspondait a cette album qui a deuxfacettes, une plutôt froide et en colère et l’autre pleine d’espoir.

 

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Pochette de l’ablum « So what »

Comment expliquer qu’autant de monde s’identifie a vos textes ?

Je ne l’explique pas ! Après, je pense que dans le groupe on a ce fonctionnement très collectif, et on cherche quelque chose qui fera consensus. Donc je pense que, comme on a chacun une part d’entre nous, les gens se retrouvent dans ce panel.

 

Si tu n’étais pas dans la musique, que ferais-tu ?

C’est une bonne question, je me le demande moi-même ! On ferait autre chose dans la musique, peut-être ?

 

Propos recueillis par Valentin Demé et Mathilde Renou

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Valentin Demé

Valentin Demé, 18 ans, rédacteur / journaliste pour Radio Londres
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