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On a vu « La Folle Histoire de Max et Léon », le film du Palmashow

On a vu « La Folle Histoire de Max et Léon », le film du Palmashow
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Le 1er novembre dernier sortait sur nos écrans La Folle Histoire de Max et Léon, premier film du duo comique du Palmashow, composé par Grégoire Ludig et David Marsais. Simple film à sketchs éculés ou véritable première réussite cinématographique ? Critique.


 

Les aventures de Max et Léon, deux amis d’enfance fainéants et bringueurs, qui tentent par tous les moyens d’échapper à la Seconde Guerre mondiale.

 

★★★★☆ – À ne pas manquer

 

A la simple lecture du synopsis, une évidence. Cela ne pouvait être qu’eux. Eux seuls pouvaient parler du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale, à travers deux personnages aussi imbéciles qu’intelligents. Le Palmashow débarque donc dans les salles obscures pour nous livrer leur vision de la Seconde Guerre mondiale. Grégoire Ludig et David Marsais avaient déjà réussi leur passage d’Internet à la télévision, ils réussissent cette fois leur incursion dans le paysage cinématographique français. Il faut reconnaître qu’ils avaient pris leur temps : deux ans d’écriture et des caméos remarqués dans d’autres comédies populaires, comme Babysitting, pour nous faire comprendre qu’ils étaient là et qu’il faudrait bientôt compter sur eux.

Ce « bientôt » est arrivé le mardi 1er novembre dernier. Dans les salles, des amoureux du duo et des néophytes de l’humour « made in Palmashow ». Un imbroglio de spectateurs de tous âges, qui rient devant les quiproquos et les situations loufoques de ces deux grands benêts. Les inconditionnels savourent les rappels aux premiers sketchs ; les cinéphiles esquissent un sourire devant les références à La Grande Vadrouille ou à La Cité de la Peur.

Bien sûr, certains penseront qu’ils n’ont rien inventé. Les comédies sur la Seconde Guerre mondiale sont au fondement du cinéma français et certaines vannes apparaissent comme déjà-vues. Mais cette approche humoristique sur tout ce qui a trait à l’Occupation, à la Résistance et à l’antisémitisme est plutôt malicieuse, audacieuse et devient même outrancière à de nombreux moments. Ce n’est pas un rire gras qui sort de nos entrailles devant ce film mais plutôt un rire enfantin, presque empreint de gêne. Le politiquement incorrect et l’inventivité du duo fait donc mouche, notamment lorsqu’il s’agit de détourner des affiches de propagande nazies.

 

Grégoire Ludig est Léon et David Marsais est Max dans "La Folle Histoire de Max et Léon" - Copyright Blagbuster

Grégoire Ludig est Léon et David Marsais est Max dans « La Folle Histoire de Max et Léon » – Copyright Blagbuster

 

Le film est aussi servit par ses nombreux guests. On retrouve notamment des youtubeurs comme Monsieur Poulpe, Julien Pestel ou Adrien Menielle ou des acteurs connus et reconnus dans les comédies populaires hexagonales comme Dominique Pinon ou Bernard Farcy. Tous ces seconds rôles n’apparaissent pas comme de simples « sparring-partners » utilisés pour mettre en avant les deux membres du Palmashow, puisque les deux comédiens principaux s’effacent alors pour mieux laisser place à l’efficacité de leur script et à la folie de ses très nombreux acteurs.

Le seul problème que l’on pourrait soulever est lié au rythme, trop souvent disparate. La Folle Histoire de Max et Léon reste un film à sketchs, et l’enchaînement de ses péripéties compte moins que les péripéties elles-mêmes. De ce fait, on retrouve des gags novateurs, politiquement incorrects et qui peuvent se rapprocher de ce que faisait Jean Dujardin, dans les deux volets d’OSS 117  ; mais aussi des vannes beaucoup plus convenues, voire conventionnelles.

 

Plus qu’un simple Very Bad Blagues, adapté sur grand écran, La Folle Histoire de Max et Léon est avant tout un pastiche des plus grands films d’aventures, qui manie habilement l’humour noir et rend un véritable hommage aux comédies populaires françaises.

 

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Simon Wautier

Étudiant en Sciences Politiques à l'Université de Lille 2 et à l'Académie ESJ Lille. Aime l'ironie et Maître Gims.

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