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Premier test de véhicule autonome dans un lieu public au Royaume-Uni

Premier test de véhicule autonome dans un lieu public au Royaume-Uni
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C’est ce mardi qu’ont circulé pour la première fois, dans une zone piétonne de Milton Keynes au Nord de Londres, des voitures autonomes dans le cadre de tests réalisés par Transport Systems Catapult (TSC) qui prévoit d’en déployer une quarantaine dans la ville d’ici quelques années. Une nouvelle étape vers la mise en circulation de ces voitures sans conducteur (VSC). 


 

Le véhicule 100% autonome, fantasme ou réalité ?

 

Voyager dans un véhicule qui se conduit tout seul : voilà un rêve qui ne date pas d’aujourd’hui mais qui est longtemps resté à peu près aussi réalisable que de coloniser la Lune. Pourtant, depuis plusieurs années, les avancées technologiques permettent de se rapprocher de plus en plus de ce fantasme. En témoignent les tests grandeur-nature réalisés au Royaume-Uni le 11 octobre dernier. Bien que ces engins aux allures de robot ne circulaient qu’à 8 km/h, il s’agit bien là d’un nouveau cap vers la mise en circulation de la voiture autonome. En effet, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil AT Kearney, le marché des VSC pourrait représenter pas moins de 500 milliards d’euros en 2035. Ainsi, en plus des constructeurs automobiles traditionnels, ce sont également les géants du numérique comme Apple ou Google, avec sa célèbre Google Car, ou encore Uber qui investissent sans compter dans ce domaine. Il faut dire que les avantages par rapport à un véhicule classique seraient nombreux : moins de trafic, moins de pollution et surtout moins d’accidents. Effectivement, d’après de nombreuses études réalisées depuis les années 1980, le facteur humain est impliqué dans plus de 90% des accidents de la route et en est la cause exclusive dans 2 cas sur 3. Ce facteur n’interviendrait pas en cas de conduite autonome. Pourtant certains problèmes freinent encore la commercialisation de ces condensés de technologie.

 

Des voitures programmées pour nous sauver ou pour nous tuer ? 

 

Aujourd’hui, en plus de l’opinion publique, la législation dans la plupart des pays du monde reste assez hostile à ces technologies qui s’imposent pourtant comme la meilleure solution contre la mortalité sur la route. Même si cette barrière légale sera probablement levée à l’avenir, d’autres problèmes se posent encore. En effet, malgré l’impact certain qu’aurait la généralisation des véhicules autonomes sur la sécurité routière, certains choix cornéliens auxquels ils seraient confrontés sont sujets à polémique. L’exemple le plus criant est celui du choix entre la vie du passager et celle des piétons. Dans certains cas de figure, le système de conduite devra décider, en une fraction de seconde, entre faucher le groupe de piétons qui traverse la chaussée ou bien les éviter brutalement, mettant ainsi en péril la vie de ses passagers. D’après la majorité des 2000 personnes interrogées dans le cadre d’une étude du CNRS, le passager devrait être sacrifié pour le bien du plus grand nombre. Pourtant, ces mêmes personnes préféreraient acquérir une voiture qui les protège eux et non pas autrui. Difficile donc de se forger une opinion dans ces conditions. Seule une réglementation stricte dans chaque pays pourrait éclaircir la situation. Néanmoins, une obligation légale pour les VSC de sauver le plus grand nombre plutôt que le passager pourrait dissuader les consommateurs d’acquérir un tel véhicule. Ainsi, paradoxalement, cela pourrait coûter plus de vie qu’en sauver en empêchant l’adoption d’une technologie plus sûre par le plus grand nombre. De plus, ce genre de situation dangereuse à bord d’un véhicule autonome ne peut l’être qu’encore plus au volant d’un véhicule classique. N’oublions pas qu’un système informatique réagit au centième de seconde quand un cerveau humain moyen met une seconde. Et une seconde, ça peut sauver des vies.

 

Le concept de véhicule autonome est passé, en quelques années, du statut de simple fantasme à celui de quasi-réalité. Grâce à l’investissement important de nombreuses multinationales ayant bien compris l’intérêt du secteur, les progrès s’accumulant à une vitesse folle. Pourtant, certains freins à leur mise sur le marché soit encore présents et la technologie ne soit pas encore 100% opérationnelle. Malgré tout, il ne fait que peu de doutes que les VSC vont révolutionner, dans un futur plus ou moins proches, notre façon de nous déplacer et diminuer drastiquement les risques qui y sont liés. Affaire à suivre.

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Romain Megemont

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