Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

« Blue & Lonesome », retour aux sources pour les Rolling Stones

« Blue & Lonesome », retour aux sources pour les Rolling Stones
mm

On l’avait appris au mois d’octobre : les Rolling Stones ont enregistré un nouvel album, le premier depuis 2005. C’est leur producteur Don Was qui avait craché le morceau en précisant que les Stones avaient réalisé un album de reprises de standards du blues. Que vaut ce nouvel enregistrement ? Est-ce un moyen pour les musiciens de payer leurs cadeaux de Noël ou un vrai album ?


 

★★★☆ – À écouter

 

Les Stones ne l’ont pas caché, ils ont enregistré un album de blues. Et c’est exactement ce qu’on retrouve à l’écoute. Les morceaux sont tous des reprises de titres des années 1950. Le choix de ces reprises n’est pas anodin. Ils rendent hommage à leur racines, à ceux qui leur ont donné envie de faire de la musique comme Willie Dixon, Little Walter, Howlin’ Wolf ou Muddy Waters. Tous ces artistes portent l’étiquette «Chicago blues ». Ce blues électrique a énormément influencé les Rolling Stones. Il se distingue du blues traditionnel par l’utilisation de la guitare électrique et fait ainsi le lien avec le rock’n’roll.

 

Charlie Watts et Mick Jagger (capture d'écran, clip Hate To See You Go)

Charlie Watts et Mick Jagger (capture d’écran, clip Hate To See You Go)

 

C’est un retour aux sources qu’effectuent les septuagénaires. Sur cet album, ils rejouent les titres qu’ils jouaient au début des années 1960 dans les pubs londoniens. Mais ce retour aux sources se ressent aussi au niveau de l’enregistrement. Celui-ci n’est pas « propre ». Le son est brut, presque sans retouches. On retrouve ainsi un côté authentique, rappelant les vieux bars perdus de Chicago ou Londres ou l’acoustique a peu d’importance.

Mick Jagger semble cependant avoir du mal à donner de la voix mais se distingue par son jeu d’harmonica. Tous les morceaux ne se valent pas et leur version en fin d’album de I Can’t Quit You Baby souffrira de la comparaison avec la reprise de Led Zeppelin. Mais les Stones jouent bien, leur musique est plus naturelle et rajeunit ces vieux morceaux en accentuant le côté électrique. On notera la prestation de Eric Clapton sur Everything Knows About My Good Thing. Slowhand, qui enregistrait à côté, en a profité pour nous montrer qu’il savait toujours se servir d’une guitare.

 

L’album correspond à nos attentes. On nous a vendu du blues et c’en est. Cet album est un très bon album de reprises. Et il met en avant l’importance qu’a eu la scène blues de Chicago dans la constitution du rock’n’roll mais aussi de la musique des Rolling Stones. On préfère les entendre ainsi, jouer du blues et reprendre les morceaux de leurs idoles de jeunesse, plutôt que de livrer un album purement commercial sans véritable nouveauté – comme l’oubliable Bigger Bang sorti en 2005.

The following two tabs change content below.
mm

Martin Pinguet

Etudiant à l'académie ESJ Lille et Lille 2. Lillois, le rock et la musique c'est mes fils mes batailles mais je ne suis pas un héros.

Submit a Comment