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La projo des Petits Grégory fête le cinéma indépendant à Strasbourg

La projo des Petits Grégory fête le cinéma indépendant à Strasbourg
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Depuis octobre, deux jeunes amoureux de cinéma bousculent la tranquillité du monde cinématographique strasbourgeois. Dégoûtés par le système de l’industrie du 7ème art, ils ont décidé de faire remonter à la surface des productions auto-financées puis oubliées. 


 

La Projo des Petits Grégory, c’est la projection dans des lieux alternatifs de films souvent autodidactes et perdus dans les méandres des internets ou dans les archives de vidéastes désenchantés parce que ne correspondant pas assez aux règles strictes du système de distribution classique.

Rock Brenner et Adrien Juncker, deux noms du court-métrage à Strasbourg mais surtout deux dérangés de la pellicule, ont décidé de s’organiser pour faire découvrir au public alsacien un cinéma différent, surprenant, mais surtout libre à tous les niveaux. Longs, moyens ou courts métrages, de la science fiction au reportage, avec des esthétiques multiples et diverses, dans le choix des films projetés, un seul maître mot : soyez libres à tous les niveaux.

 

Du cinéma et de belles rencontres

 

« On organise nos projections dans des bars ou au Graffalgar, c’est aussi important pour nous que ce soit dans des endroits où on peut discuter aussi après, se rassembler autour d’un verre et débattre un peu, c’est important. Il faut que nos projections soient festives. Dans une salle de cinéma, les gens s’assoient, voient leurs films puis partent. Nous ce qu’on veut c’est que les gens se rencontrent un petit peu. » 

Projection au Fat Black Pussycat du 25 Octobre.  © Denise, l'aimable secrétaire

Projection au Fat Black Pussycat du 25 Octobre.
 © Denise, l’aimable secrétaire

Le but n’est donc pas seulement de mettre sur le devant de la scène des films qui le méritent, mais aussi de ré-inventer la manière qu’ont les strasbourgeois d’apprécier le cinéma. Fini la consommation de films sur l’écran pixelisé de son petit ordinateur, les deux compères vous proposent de partager du cinéma, mais aussi de la musique et pourquoi pas quelques verres dans une ambiance conviviale et un lieu sympathique. De plus, l’association à laquelle appartient la Projo des Petits Grégory, la Fabrique des Lucanes s’occupe sur certaines projections de trouver des groupes issus de la scène locale pour faire de ces dernières des évènements festifs complets.

« On a une association qui nous soutient, La fabrique des Lucanes. Elle est plus dans le théâtre, et puis elle organise pas mal de concerts avec des groupes émergents à Strasbourg. Du coup, elle apporte tout ça autour de nos projections et c’est vraiment pas mal ! »

 

 

De jolies histoires

 

Et parfois, la projo des Petits Gregory, c’est aussi de jolies histoires. La première projection a été l’occasion pour tous ceux qui furent présents d’en vivre une assez touchante. Celle d’un travesti prostitué qui a, pour la première fois et plus de 10 ans après, vu en public un reportage lui étant consacré, les larmes aux yeux et le sourire en coin. George et Barbara, un documentaire strasbourgeois de Jean Pfeiffer, n’avait jusqu’alors jamais été diffusé à Strasbourg, faute d’avoir trouvé un cinéma l’accueillant. Rock l’a découvert dans un festival bruxellois ; aussi ironique et triste soit cette situation, elle a permis aux deux strasbourgeois de se rencontrer, et cette rencontre a, elle, abouti à une soirée dont tous se souviendront.

On a laissé les deux compères l’esprit plein de souvenirs et surtout de desseins pour l’avenir. Il y a tant à faire avec le cinéma : imaginer toutes les formes de projections et tous les sujets projetés dans tous les lieux, avec des lectures, de la musique et, surtout, de l’amour… Sur le site de la Projo vous pourrez retrouvez certains des courts-métrages en entier, des bandes-annonces des soirées passées et à venir, toutes les informations concernant l’initiative ainsi qu’un espace où vous pourrez déposer un de vos films, si l’envie vous en dit. Aux amoureux de cinéma, donc, de se retrouver le 5 janvier prochain au Graffalgar, à Strasbourg, avec deux moyens métrages très prometteurs.

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Khedidja Zerouali

Etudiante en infocom en attendant de se rendre utile, le sud dans la voix et l'Alsace dans le coeur

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