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Nos 5 coups de cœur rap US de l’année

Nos 5 coups de cœur rap US de l’année
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2016 aura été une année incroyablement fructueuse pour le rap américain. Alors que certains comme Kid Cudi et l’imprévisible Frank Ocean signaient leur grand retour, d’autres effectuaient leurs premiers pas sur la scène américaine, à l’image de Kaytranada. Retour sur les 5 albums de rap US coups de cœur de Radio Londres.


 

Après 2015 et ses énormes sorties rap US, à l’image du succès de To Pimp A Butterfly du grand Kendrick Lamar, il était facile de croire que 2016 aurait ralenti la cadence. Mais c’était à s’y méprendre, car cette année n’aura cessé de nous surprendre musicalement, et nous aura prouvé encore une fois que le rap US n’a pas perdu de sa splendeur et de sa diversité. Entre l’exubérance de Chance the Rapper et Kaytranada, le magnétisme de Mac Miller et de J. Cole, l’engagement prononcé de Beyoncé ou encore l’imprévisibilité de Kanye West, les albums rap US de l’année 2016 se seront déchirés en un million de formes, tutoyant parfois la perfection. En bref, si vous n’avez pas forcément eu le temps de suivre l’actualité de la scène rap américaine, voici nos 5 coups de cœurs de l’année.

 

Mac Miller – The Divine Feminine

 

Après quelques bides, Mac Miller a ressorti sa plus belle plume pour nous composer un album mêlant hip-hop et soul. On n’avait jamais connu le rappeur aussi sensuel et bien entouré, notamment dans God Is Fair, Sexy Nasty en featuring avec Kendrick Lamar, ou bien We en featuring avec CeeLo Green. Au travers des 10 morceaux qui forment The Divine Feminine, Mac Miller dresse une ode à la femme et au romantisme, des thèmes rarement abordés dans le rap US, surtout de cette manière. L’ambiance feutrée et intimiste de l’album reflète avec élégance et optimisme les déboires de l’amour et de la séduction. Piano, cuivres, ou encore beat purement électro comme dans le morceau Dang!, tout est mis en œuvre pour nous faire naturellement succomber. Avec The Divine Feminine, Mac Miller signe sans aucun doute l’un des albums les plus travaillés et positifs de sa discographie.

 

J. Cole – 4 Your Eyez Only

 

Deux ans après la sortie de 2014 Forest Hills Drive, J. Cole signe un retour réussi. 4 Your Eyez Only est un album beaucoup plus rap que les précédents, dans lequel J. Cole dévoile son évolution vers un style plus conformiste, mais toujours aussi sublimé, à sa manière. Au travers de 10 titres (seulement), J. Cole exerce une introspection sur sa vie personnelle passée et présente, mais aussi sur le contexte sociétal actuel qu’il semble bien avoir cerné. Le morceau Change semble être un condensé bien ficelé de ces deux thématiques, dans lequel il est principalement question d’oppression afro-américaine, traitée dans un relativisme déconcertant (« My intuition is telling me there’ll be better days / But the only real change come from the inside« ). Parmi les morceaux les plus réussis, on notera également She’s Mine, en deux parties, l’une à destination de sa femme, l’autre pour sa fille, le tout sur une mélodie de piano très aérienne.

 

A tribe called quest – We got it from Here… Thank You 4 Your service

 

Le matin du 11 novembre, le légendaire groupe A tribe called quest est brutalement sorti de son silence après 18 ans d’inactivité, accompagné d’un album incontestablement politique, We got it from Here… Thank You 4 Your service. Dans ce nouvel album, A tribe called quest ne s’enlise pas dans une certaine nostalgie, mais s’entoure au contraire d’illustres invités comme Busta Rhymes, Consequence, Kendrick Lamar, mais aussi Kanye West ; des collaborations qui inscrivent parfaitement We got it from Here… Thank You 4 Your service dans la dynamique rap actuelle. We the People…, le morceau le plus engagé de l’album, résonne comme une réponse non seulement aux problèmes sociétaux actuels, mais aussi à l’élection de Donald Trump, dont les propos semblent avoir inspiré le refrain (« All you Black folks, you must go / All you Mexicans, you must go / And all you poor folks, you must go / Muslims and gays, boy, we hate your ways« ). We the people…, titre tiré des premiers mots de la Constitution américaine, dénonce avec insolence les nombreuses bavures policières envers la communauté noire, la discrimination raciale, mais aussi le sexisme permanent en Amérique. Mêlant jazz, soul, hip-hop, et usant sans abuser de samples historiques, A tribe called quest signe ici un réel chef d’œuvre, si ce n’est l’album de l’année 2016.

 

Kendrick Lamar – Untitled Unmastered

 

S’il y a bien un art dans lequel Kendrick Lamar excelle, c’est celui de la surprise. Un an seulement après la sortie du désormais incontournable To Pimp a Butterfly, Kendrick Lamar pique une nouvelle fois la curiosité de son public en sortant un diamant brut de 8 morceaux sans titre et non masterisés. Mais pourtant, et c’est là toute la magnificence de cette mixtape étrange et inédite, les morceaux ne sont ni maltraités ni incohérents, bien au contraire. Dans Untitled Unmastered, le rappeur dévoile des restes de compositions laissées sur la table après la sortie de son dernier album, qui n’étaient au départ pas vouées à être rendues publiques. L’album ressemble presque à une sorte d’expérimentation musicale, mêlant des sonorités tantôt rap/hip-hop, tantôt jazz, et parfois même funk, qui s’enchaînent avec une incroyable fluidité. Mention spéciale pour le titre untitled 7, qui mélange plusieurs samples enregistrés sur deux ans, et dont la première partie, « levitate« , est devenue un hit malgré elle. En bref, Untitled Unmastered est un cocktail explosif, qui témoigne de la soif artistique immense que Kendrick Lamar ne semble toujours pas avoir assouvi.

 

Schoolboy Q – Blank Face LP

 

Deux ans après la sortie d’Oxymoron, qui avait eu du mal à mettre toutes les critiques d’accord, Quincy Hanley, alias Schoolboy Q, a cette année sorti un quatrième album, étoffant un peu plus son style qu’il revendique lui-même comme étant influencé par 50 Cent, Biggie et Nas. Entouré par de multiples invités aux styles et degrés de notoriété bien différents, l’univers de Schoolboy Q reste pourtant toujours le même : incroyablement psychédélique. De Blank Face LP, on ne retient trop souvent que le tire THat Part, en featuring avec Kanye West, qui est certes un carton commercial, mais pourtant pas le meilleur titre de cet album aux 17 longs morceaux. Tout au long de la tracklist, le rappeur appuie son flow sur des samples planants, de légères mélodies au piano à l’image du morceau Kno Ya Wrong, voire même parfois d’instru rappelant les années 80/90, comme dans le titre Blank Face, en featuring avec Anderson .Paak. Mention spéciale pour Neva CHange, morceau très intimiste totalement sublimé par le refrain chanté de SZA, mais aussi pour Groovy Tony, un titre incisif en référence à Tony Montana, principal protagoniste du film Scarface.

 

Et parce qu’on ne pouvait pas tous les mettre, mentions spéciales pour…
Beyoncé et Lemonade, Kid Cudi et Passion, Pain & Demon Slayin’, Chance The Rapper et Coloring Book, Kamaiyah et A Good Night in the Gettho, Kaytranada et 99,9%, Frank Ocean et Blonde, A$AP Ferg et Always Strive and Prosper

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Alice Ancelin

Etudiante de 20 ans en classe préparatoire aux concours des écoles de journalisme, à Paris. Lilloise de coeur. Passionnée par la musique, la lecture et l’écriture.

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  1. OroJacks

    Il manque, selon moi un game changer, un album majeur, Still Brazy de YG

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