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« Rogue One », le renouveau de la saga Star Wars ?

« Rogue One », le renouveau de la saga Star Wars ?
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Ce mercredi 14 décembre, sortait sur nos écrans le nouveau film de la franchise iconique Star Wars. Rogue One : A Star Wars story est le dernier né des studios Lucasfilm. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari de relancer la licence après une prélogie décevante commence à payer. Arrivé un an après Star Wars VII mais se passant avant les événements d’Un Nouvel Espoir, le film se concentre sur l’histoire d’un groupe de rebelles tentant de voler les plans d’un vaisseau Impérial.


 

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

 

★★★★☆ – À ne pas manquer

 

Après un épisode VII ultra-attendu mais ayant quelque peu déçu par sa structure calquée sur les premiers films – bien qu’il ait renoué avec le public et particulièrement les fans – Rogue One prend moins de responsabilités. En se plaçant comme un film unique, un prequel à la trilogie originale qui plus est, il évite de devoir assumer le rôle de lanceur d’une nouvelle série de films. Il est par ailleurs un film bien plus complet, tant au niveau du scénario qu’au niveau des personnages.

Le film de Gareth Edwards est en effet plus proche d’un vrai film, à la fois assez long pour développer tous ses personnages et leur donner un véritable arc narratif, et assez court pour ne pas devenir barbant. Il évite de peu l’écueil de vouloir faire quelque chose de trop grand pour lui et c’est certainement un film dont on peut dire qu’il sait ce qu’il est et n’essaye pas d’en faire plus ; et par « plus » entendez « trop ».

Le film incarne ce que certains aimeraient appeler le renouement de la saga de Georges Lucas avec une forme de succès qui n’est pas quantifiable en nombre d’entrées, bien qu’il ait dépassé les 270 000 entrées en France dès le premier jour. Il est rapidement devenu le meilleur démarrage de 2016, mais la qualité d’un film ne peut se juger au nombre de personne étant allées le voir. Qu’est-ce qui fait de Rogue One un bon film ?

 

Un casting aux petits oignons

 

On retrouve en personnage principal de Rogue One Felicity Jones, sublimée dans le film Une merveilleuse histoire du temps, qui tient le rôle de Jyn Erso, grand moteur du film. Par son tempérament bien trempé et ses actions pouvant sembler irréfléchies, cette parfaite rebelle se lance sur les pas de son père pour sauver la galaxie. L’actrice campe ici une jeune femme indépendante, ayant souvent été livrée à elle-même et qui saura fédérer la cause rebelle derrière elle.

Cependant, même si elle crève l’affiche, Jyn n’est pas le seul personnage développé du film, puisqu’elle est accompagnée et épaulée d’une galerie de personnages hauts en couleur. Ceux-ci vont l’aider dans son projet et particulièrement quatre d’entre eux, parmi lesquels Cassion Andore, joué par Diego Luna. L’acteur mexicain joue un agent des renseignements rebelles torturé pour les actes qu’il a commis, et qui se raccroche à l’espoir qu’affiche en toute circonstance Erso.

 

Un issue connue malgré tout

 

Si le film se démarque du précédent opus qui n’était qu’une reprise des scénarios des premiers films, la mélodie reste cependant familière. Une histoire d’espionnage, de vol d’informations ; tout cela est bien connu des yeux des spectateurs avertis, surtout dans les canons du cinéma Hollywoodien. Rogue One s’intègre donc dans la grande lignée des films à gros budgets américains traitant de guerre à différents niveaux. Demander de toute façon de l’originalité et de la prise de risque à un studio comme Disney n’a plus vraiment de sens ; et Rogue One n’est pas le pire en la matière.

Jehda City, un des derniers bastions rebelles

Jehda City, un des derniers bastions rebelles

L’histoire relève souvent, pour les arcs narratifs des personnages, d’un simple voyage de rédemption. Jyn fait amende pour ses erreurs passées, Cassion fait amende pour ses erreurs passées, Gallen fait amende pour ses erreurs passées, bref, tout le monde fait amende pour ses erreurs passées. Cela renvoie au voyage initiatique du héros, que l’on a déjà vu dans la première trilogie de Star Wars, accomplissant un cercle pour compléter son destin.

 

Une réalisation de qualité

 

Le travail de Gareth Edwards sur le film est loin de celui d’un simple faiseur, et il a su imposer une véritable vision. Les premiers plans du film sont empreints de la maestria propre à Star Wars lorsqu’il s’agit de nous faire découvrir les nouvelles planètes du long-métrage. Ces plans d’ensemble, comme si la caméra était dans un des majestueux vaisseaux spatiaux, nous présentent de nouveaux environnements.

Le reste du temps, Edwards a opté pour une caméra à l’épaule, qui donne un rendu similaire à un reportage de guerre, particulièrement dans la ville inspirée du Moyen-Orient de Jheda City, qui est détruite par la nouvelle arme de l’Empire. Ces images nous rappellent immédiatement celles de la guerre du Golfe, ou plus récemment celles de la ville syrienne d’Alep, dont les témoignages nous sont parvenus le même jour que la sortie du film.

Cela nous implique nécessairement dans l’action : nous sommes aux côtés des personnages tout au long du film ; mais cela peut aussi créer une sensation de « brouillon », particulièrement à la fin du film, comme sur un terrain de guerre. Les chorégraphies des vaisseaux sont également moins abouties que dans Star Wars VII, ce qui dénote d’une volonté moindre d’esthétisation, plus proche d’un témoignage, d’une anecdote, que d’une saga au sens mythique du terme.

 

Oui, il faut aller voir Rogue One : A Star Wars Story. Le casting, tout comme la réalisation, participent à la réussite du film, et en font un véritable renouveau pour la saga, qui relance une réelle dynamique de création – paradoxe ultime pour un spin-off.

 


Retrouvez l’épisode de Clapclap, l’émission de cinéma de Radio Londres, consacré à Rogue One.

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Pierre-Ulysse Gorzkowski

Jeune rédacteur de 16 ans, je suis en Terminale L et je me passionne pour le monde des médias. J'ai envie d'élargir ma culture, et m'intéresse donc à tout ce qui m'entoure, la politique, la culture ou encore tout ce qui peut se passer à l'international.
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Comments

  1. Julien

    J’ai vu le film et j’ai été agréablement surpris. Déjà parce que c’est Disney qui est derrière. Ils ont su s’adapter. On a un vrai bon film. Bon article sinon.

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