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Notre top 10 des meilleurs films de 2016

Notre top 10 des meilleurs films de 2016
La Rédaction

Objet de fascination cinéphile unique en son genre et marronnier journalistique indémodable, le top 10 de fin d’année est un immanquable auquel Radio Londres n’a pas pu résister. Voici donc nos dix films préférés de l’année 2016.


 

10. Juste la fin du monde, de Xavier Dolan

L’apogée de Xavier Dolan. A seulement 27 ans, le cinéaste canadien voit grand. Sa Fin du monde est un huis clos magistral où les époques s’entremêlent, où les non-dits éclatent et où les émotions étourdissent. A travers un récit singulier, le drame n’est pas conté, ni expliqué, mais suggéré. Juste la fin du monde raconte l’histoire d’une plaie ouverte négligée pendant des années, que l’on tenterait de suturer à la hâte sachant la fin imminente.

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Copyright Shayne Laverdière, courtesy of Sons of Manual

 

9. Mademoiselle, de Park Chan-Wook

Corée, années 1930. Une jeune femme est engagée comme servante d’une riche japonaise qui vit recluse dans un manoir, sous la coupe d’un oncle tyrannique. Treize ans après Old Boy, le cinéaste coréen Park Chan Wook signe une œuvre virtuose sur l’amour impossible entre deux femmes. Le film flirte avec le thriller pour mieux rebondir en romance lesbienne, avec, comme toujours chez le cinéaste, une passion intacte pour le détail. Mademoiselle est un film vertigineux, poétique et sensuel.

Copyright The Jokers / Bac Films

Copyright The Jokers / Bac Films

 

8. The Revenant, d’Alejandro González Iñárritu

Un an après Birdman (sacré meilleur film par notre rédaction en 2015), le réalisateur mexicain revient avec The Revenant, qui conte la survie et la vengeance de Hugh Glass, interprété par un Leonardo DiCaprio (enfin !) oscarisé. Intense, le film marque par la beauté de ses paysages et replace l’homme à son état primaire, dépassé par un froid glacial et une nature trop souvent hostile. La caméra d’Iñárritu se balade et virevolte, notamment pendant la scène d’ouverture, marquée par un long plan-séquence à couper le souffle. Une œuvre immense, où Iñárritu est le chef d’orchestre et DiCaprio son premier violon.

Copyright 2015 Twentieth Century Fox

Copyright 2015 Twentieth Century Fox

 

7. Moi, Daniel Blake, de Ken Loach

Le cinéaste britannique est en colère, et ça se voit. Avec sa deuxième Palme d’or, Ken Loach entend faire passer un message clair : la politique néolibérale est fondamentalement opposée aux intérêts humains. Portrait touchant d’un être isolé, charge virulente contre les conservateurs britanniques, dénonciation par l’absurde d’un système de plus en plus kafkaïen : Moi, Daniel Blake est tout cela à la fois.

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Copyright 2016 PROKINO Filmverleih GmbH

 

6. Room, de Lenny Abrahamson

Divisé en deux parties, Room est flamboyant. Porté par Brie Larson – qui a raflé toutes les récompenses pour ce rôle de mère séquestrée – et le jeune Jacob Tremblay, âgé de seulement neuf ans, le film est (et raconte) une lente construction. Construction d’une réalité, d’un univers pour cet enfant qui n’a connu que la peur et quatre murs ; et reconstruction d’une vie, tout simplement, pour cette mère qui retrouve la liberté suite à une évasion traumatisante. Poignant et brillant.

Copyright Universal Pictures

Copyright Universal Pictures

 

5. Premier Contact, de Denis Villeneuve

Figure montante du cinéma hollywoodien, Denis Villeneuve réalise ici son premier film de science-fiction. En dosant le spectaculaire, en minimisant les effets formalistes et grandioses, celui-ci se vit comme une œuvre calme, lente, « spectaculairement minimaliste ». Peut-être le plus grand film de science fiction de l’année, Premier Contact est une réflexion intelligente sur notre société et nos gouvernements, tout en étant une ode profonde à l’amour et la nécessité de communiquer. Un film intelligent, retors et complexe, dont on ne sort pas indemne.

Copyright 2016 Sony Pictures Releasing GmbH

Copyright 2016 Sony Pictures Releasing GmbH

 

4. Nocturama, de Bertrand Bonello

Paris est une fête : c’était l’intitulé de départ du projet, lancé en 2010, quand les jours étaient moins mornes, et que le livre d’Hemingway n’était pas si populaire. Actualité brûlante, troublante concordance des temps : Bertrand Bonello, le réalisateur, jure ne s’être « jamais laissé déborder par tout qui entourait le film ». Qu’importe : son sidérant renversement de perspective, qui consiste à placer les « coupables » au centre du jeu, découle d’une extraordinaire envie de cinéma. D’une violence et d’une beauté sourdes, Nocturama est renversant.

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Copyright Wild Bunch Distribution

 

3. Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino

Dans une Amérique aux plaines enneigées, aux détails dessinés, que le pansement des plaies moribondes de sa Guerre de Sécession peine à tenir debout, enfermée dans le carcan de ses clivages trop profonds pour être oubliés, Quentin Tarantino réalise un film œdipien, avec un but : tuer le père, soit l’héritage de sa patrie natale auquel il a tant de choses à reprocher. Les Huit Salopards est un chef d’œuvre et sans nul doute l’un de ses meilleurs films.

Copyright 2015 The Weinstein Company. All Rights Reserved.

Copyright 2015 The Weinstein Company. All Rights Reserved

 

2. Spotlight, de Tom McCarthy

Le film raconte comment, en 2001, une équipe de journalistes d’investigation du Boston Globe parvint à mettre en lumière des abus sexuels pratiqués par les prêtres au sein de l’Eglise Catholique, des décennies durant. Il en découle une grâce et une subtilité inattendues : moins un objet d’étude impeccablement calibré pour les écoles de journalisme qu’une mise en perspective glaciale de l’institution catholique avec ses bonnes moeurs, Spotlight est une réussite implacable, un tour de force en termes de dialogues et d’écriture.

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Copyright Kerry Hayes / Open Road Films

 

1. Divines, de Houda Benyamina

Le premier film d’Houda Benyamina aurait pu être une esbroufe cannoise de plus, dépeignant une image erronée des banlieues françaises. Mais le numéro 1 de notre top est bien plus que cela. Âpre et sombre, le film est un lent ballet qui conte l’émancipation de deux jeunes filles. Bluffant de par sa maîtrise technique – notamment dans une scène de danse on ne peut plus sensuelle – Divines s’extirpe peu à peu de ses possibles travers et livre une conclusion bouleversante, où l’intime rencontre le social. Une œuvre politique majeure, et notre plus grand coup de cœur de l’année.

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Copyright Easy Tiger

 

 

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Classement réalisé à partir des classements personnels de Simon Robert, Claire Schmid, Pierre-Ulysse Gorzkowski, Alexandra Saviana, Alizé Boissin, Simon Wautier, Hortense Crépin, Junior Ekm, Sarah Houmsi, Pauline Mfrs, Florian Bouhot, Alphonse Marsan, Hajar Ouabi, Roméo Van Mastrigt, Robin Grassi, Axel Bourcier et Pablo Maillé.

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