Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

Watermät : « Si mes oreilles trouvent ça sympa, c’est tout ce qui m’importe »

Watermät : « Si mes oreilles trouvent ça sympa, c’est tout ce qui m’importe »
Chloé Marriault

Alors qu’il produit pour d’autres artistes, Laurent Arriau décide de se lancer en solo en 2013. Il devient Watermät, Dj et producteur français qui perce avec Bullit. Très vite, il réussit à se faire un nom sur la scène électro internationale. Rencontre depuis sa maison à Hossegor, avant son départ pour le Brésil en fin d’année. 


 

Tu habitais à Paris mais tu as décidé de quitter ta ville natale pour Hossegor. Pourquoi ?

Ce que j’aime ici, c’est l’ambiance à la fois dynamique et décontractée. C’est sans doute dû à l’industrie du surf qui rythme pas mal la ville. Il y a beaucoup d’Anglais et d’Australiens, ça amène un petit côté californien.

 

Tu repars bientôt au Brésil pour quelques concerts. Que fais-tu en attendant ? 

J’ai pris mon week-end off, donc je vais passer les prochains jours à terminer des nouveaux titres sur lesquels je travaille en ce moment. Quand je ne suis pas en tournée, j’essaie de garder un rythme de Dj pendant la semaine, donc je me lève vers 10h et je me couche assez tard. En général, je travaille dans mon home studio la journée, je fais du sport en fin d’aprem et je passe du temps avec ma famille le soir.

 

Justement, tu travailles beaucoup en famille.

Oui, c’est une chance. On gère tout ça ensemble depuis quelques années. Ça m’amène une stabilité qui est très importante. Parfois, j’ai aussi besoin de calmer les tournées pour avoir du temps à la maison et en studio. J’ai trouvé un bon équilibre depuis un an.

 

Avant de te lancer dans le projet Watermät, tu as produit pour d’autres artistes pendant plus de dix ans. Pourquoi avoir décidé de te lancer en solo ?

Je n’avais aucune ambition particulière, hormis de me faire plaisir en n’ayant aucune règle et une totale liberté. C’était plutôt un projet pour contrebalancer le fait de travailler pour d’autres artistes, là où souvent j’avais un cahier des charges établi par des majors.

 

Tu as travaillé, entre autres, avec TAI et Moguai. Comment se déroulent tes collaborations ?

Pour ces deux collabs, cela s’est fait lors de sessions d’écriture organisées par le label Spinnin Records à Amsterdam. On avait trois heures en studio. Tout s’est fait naturellement. Pour ce type d’exercice, on arrive tous en général avec des ébauches de titres et on fait une sorte de ping-pong d’idées.

 

D’autres collabs que tu aimerais faire ?

Des choses assez improbables, genre avec Stevie Wonder, Jamiroquai ou Florence and the Machine.

 

Tu t’es produit un peu partout. Quel est l’endroit que tu préfères ?

Le bon public est partout, cela dépend surtout des clubs et festivals où tu choisis de jouer. Ça détermine aussi la culture musicale du public et le fait de pouvoir plus ou moins jouer de la musique qu’il ne connait pas forcément. J’aime beaucoup le public parisien et londonien. J’adore aussi le Brésil car en plus du public, il y a des endroits incroyables.

 

Et le public le plus démonstratif ? 

Disons que les Anglais se défendent bien…

 

Ton clip « Bullit » a près de 20 millions de vues sur YouTube. Comment expliques-tu cet engouement ? 

Je ne sais pas trop, je ne m’y attendais pas. Peut-être que le côté organique de la musique associé aux danseuses hawaïennes a résonné au bon moment. Une mode avec un esprit plus tropical apparaissait dans la musique. Je ne pense pas que Bullit soit dans cette mode là mais le clip lui a apporté un peu de cette vibe. 

 

Quelles sont tes inspirations ?

Je me suis nourri de funk et de disco, puis de la house filtrée avec l’époque Roulé & Crydamoure. J’aime les samples, les synthés analogiques… C’est un peu un mélange mais je n’ai pas vraiment de recette. Au final, si mes oreilles trouvent ça sympa, c’est tout ce qui m’importe.

 

La scène française est assez foisonnante avec Michael Calfan, the Avener, Feder… Certains t’inspirent ? 

J’essaie de puiser mon inspiration dans des choses plus anciennes ou plus éloignées de mon univers musical de manière à garder les idées fraîches. Je trouve cela important que chacun essaie de developper son style, sans forcement s’inspirer de ceux qui ont du succès à côté.

 

Dirais-tu que ton style est empreint de la « French Touch » ?

On va dire que la « French Touch » est globalement associée à la fin des années 90 et le début des années 2000 avec des groupes comme Daft Punk, Cassius, Bob Sinclar ou Stardust. C’était l’époque phare des samples, de la Tr-909 et des filtres. J’adore toujours autant ces trois ingrédients et naturellement, c’est une grosse partie de mon inspiration. Je pense que ça se ressent dans certains titres comme Bullit ou Empire.

 

Tu as commencé en octobre ton projet « Bonjour », un show radio mensuel. Quel est ton objectif ?

J’avais envie de faire une mixtape mensuelle depuis quelque temps mais j’attendais de me sentir prêt a pouvoir gérer ça en plus de la production et des tournées. Cela me permet de donner un peu plus de contenus aux gens qui me suivent et qui aiment ma musique. Je voulais un nom simple et français à la fois. « Bonjour » est parfait pour ça.

Submit a Comment