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La blockchain : transformer une menace en opportunité

La blockchain : transformer une menace en opportunité
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La blockchain, que l’on entend parfois sous le doux nom de révolution, pourrait bien être l’innovation de rupture de notre XXIème siècle. Cet outil novateur, encore méconnu en France, a de fortes chances de bouleverser nos modes de vie. Il est donc impératif de se l’approprier car il aura pour effet de renverser le monde des affaires et pourrait d’ailleurs à court terme, sonner le glas des banques. Analyse.


 

Qu’est-ce que la blockchain ?

 

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. A savoir, une blockchain peut être privée (accès restreint à un nombre limité d’utilisateurs) ou publique (droit d’accès à tous les utilisateurs).

Par extension, elle constitue une base de données publique (distribuée et inviolable), pouvant être assimilée à un grand livre comptable public et sécurisé. Selon le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible ».

 

L’origine de la blockchain

 

Mais cette technologie n’est pas toute récente. La première utilisation d’une blockchain remonte à 2008, ce qui ne l’empêche pas pour autant d’être en pleine expansion. Certains auront sûrement fait le lien, elle est en effet intimement liée au fondement du Bitcoin. La blockchain et le Bitcoin ont été en effet construits ensemble en vue de créer une monnaie digitale où l’historique des transactions est conservé dans une chaîne de blocs.

Chaque bloc regroupe plusieurs transactions et représente environ dix minutes de transactions en Bitcoins. Et les transactions sont traitées une par une à travers une vérification décentralisée – c’est-à-dire d’une relation dite « pair à pair ». En dépit de son ancienneté, il est indéniable que cet outil se développe et s’ouvre in fine à de nouveaux secteurs.

 

Un outil d’optimisation à venir pour les banques

 

Comme il n’y a plus d’organe central de contrôle, la blockchain « désintermédie » et est donc de nature à rendre caduques un certain nombre d’activités fondées sur l’existence d’un tiers de confiance (banques, notaires, cadastres, etc.). Cette décentralisation sera ipso facto à l’origine d’une réduction substantielle des coûts pour les entreprises et d’un gain de temps conséquent pour les utilisateurs.

Qui plus est, selon un rapport de 2015 de la banque Santander, l’utilisation de la blockchain pourrait permettre aux banques une réduction drastique de leurs coûts d’environ 15 à 20 milliards de dollars par an d’ici 2022, et grâce à la réduction des « coûts d’infrastructure liés aux paiements internationaux, au trading et à la mise en conformité ».

A cet effet, la blockchain pourrait être un véritable moteur d’optimisation en permettant aux banques de se passer des chambres de compensation et autres services.

 

Quid des autres domaines ?

 

La blockchain influera forcément sur le fonctionnement intrinsèque des banques. Or, c’est une multitude de domaines qu’elle impactera.

A titre d’exemple, la start-up Bitproof propose d’assigner à chaque diplôme une clé unique, qui sera cryptée et stockée dans la blockchain. A cet effet, un contrôle plus rigoureux pourra être établi en matière d’éducation en vue d’atténuer la recrudescence de faux diplômes et de CV truqués qui perturbe le milieu professionnel.

En ce qui concerne le vote à distance, qui est un sujet sans cesse évoqué au sein des débats politiques, il pourrait bien être résolu. La blockchain permettrait en effet de sécuriser le vote à distance et d’assurer l’inviolabilité du stockage de nos informations personnelles.

 

La France ne doit pas louper le coche

 

Cet outil est vraisemblablement en plein essor et certaines questions commencent d’ores et déjà à être posées. Pour faire partie des acteurs décisionnaires, la France doit impérativement porter la blockchain dans sa direction. En vue de contribuer aux nouveaux droits qu’elle nécessitera, au risque de les subir à long terme. Elle doit croire au potentiel de rupture de la blockchain. Ne soyons pas au second plan : il est indispensable d’éviter les erreurs faites durant les années 1990, lorsque notre pays manqua la révolution internet, dorénavant dominé par les Etats-Unis.

 

En définitive, pour ne pas subir les décisions des autres acteurs, pour influer sur l’avenir de cette technologie et pour rester compétitive, la France doit s’investir dans cet outil novateur et révolutionnaire qui pourrait à juste titre bouleverser une multitude de secteurs.

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Quentin Finck

Etudiant de l’école d’ingénieurs EFREI, je prends plaisir à m’exprimer concernant divers domaines. Notamment, la technologie, la politique, l’économie et la culture.
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