Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

Le numérique, un outil au coeur de la démocratie

Le numérique, un outil au coeur de la démocratie
mm

Face à la crise de la représentation, l’essoufflement des partis, la défiance des citoyens vis à vis de la classe politique et l’abstentionnisme, le numérique apparaît de plus en plus comme un élément de réponse. Mais outre son apport au service du fonctionnement de la démocratie le numérique a largement modifié les manières de faire de la politique, se présentant comme inéluctable.


En décembre 2016, Charlotte Marchandise, Rennaise de 42 ans fut désignée candidate à l’élection présidentielle par les internautes de la Laprimaire.orgne plateforme lancée en avril 2016 ayant organisée une primaire citoyenne à laquelle tout citoyen pouvait se présenter et voter. L’objectif est clair : faire émerger la voix de la société civile lors de l’élection présidentielle. Avec plus de 30 000 votants comptabilisés au second tour la primaire « citoyenne » du Web prouve une nouvelle fois l’importance accrue du numérique vis à vis de la politique.

Le numérique est de plus en plus présent, devenu un outil inévitable au coeur de la démocratie. Outre sa mission de communication internet apparaît également comme une source d’information majeure. L’évolution est visible notamment au plus haut niveau de l’État. En effet les différents ministres se sont soumis à l’exercice de la déclaration de patrimoine, mise en ligne sur hatvp.fr pour assurer alors une plus grande transparence. Du côté des citoyens internet permet d’aborder des sujets peu présents dans les médias, ou du moins sous un oeil différent. On ne peut ignorer le rôle majeur du numérique en tant qu’outil d’information, qui plus est une information instantanée.

 

Internet, le moyen d’expression 2.0

 

Si les français désertent les bureaux de vote, comme lors des élections européennes en 2014 où le taux d’abstention atteignait des records, ils sont à l’inverse très actifs via internet. Ce dernier apparaît alors de plus en plus comme un moyen d’expression, possible solution face à la crise de la représentation ?

D’une part les institutions peuvent s’en servir pour favoriser la participation des citoyens. En 2009 la mise en place d’un débat en ligne sur l’identité nationale allait dans ce sens par exemple. D’autre part on voit de plus en plus apparaître des e-citoyens. Ces e-citoyens utilisent l’outil numérique à leur avantage, expriment leurs opinions par le biais de forums et le lancement de pétitions en ligne. La pétition « Loi travail : Non merci! » en est le parfait exemple. Lancée en février 2016 par Caroline de Haas, cofondatrice d’Osez le Féminisme, cette pétition contre la loi El Khomri a réuni 1,3 million de signatures.

 

Les politiques contraints de s’adapter

 

Par la comparaison des diverses élections présidentielles on observe facilement la place grossissante des outils numériques. Source d’informations, moyen d’expression, le numérique ajoute à son palmarès la fonction d’outil de militantisme. Qui aurait cru 10 ans plus tôt qu’un homme politique annoncerait son retour en politique sur Facebook ? C’est pourtant ce réseau social qu’a choisi Nicolas Sarkozy pour officialiser son retour sur la scène politique. De l’autre côté de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon, candidat au nom de la France insoumise à l’élection présidentielle, semble lui aussi prendre avantage des outils numériques. Le candidat tient une chaîne Youtube sur laquelle il publie des vidéos commentant des thèmes de l’actualité. Et allant toujours plus loin, sa dernière idée en date n’est autre qu’un hologramme. Ce dispositif lui permettra de tenir le 5 février un meeting à Lyon en chair et en os et simultanément à Paris, mais sous forme virtuelle. Florian Philippot lui aussi a suivi le mouvement, débarquant à son tour sur Youtube. Internet est de plus en plus utilisé à des fins de mobilisation et est devenu peu à peu un outil incontournable en politique.

 

A l’heure des réseaux sociaux, des pétitions et débats en ligne, la démocratie ne peut plus s’exercer comme avant. Les citoyens veulent désormais exprimer leur avis ailleurs que dans les urnes. Les politiques eux aussi ont dû et su s’adapter à cette nouvelle ère du numérique. Toutefois le constat reste partagé. Si d’une part l’outil numérique peut augmenter la participation des citoyens à la vie publique, la démocratie 2.0 présente également des faiblesses. Comment pouvons nous vérifier la fiabilité des informations présentes sur internet ? Sa représentativité pose également défi. Comment inclure le plus grand nombre d’habitants dans les dispositifs de consultation citoyenne ? De plus, certes les citoyens sont plus actifs mais ils ont tendance à fréquenter des espaces de discussion avec des personnes de même conviction idéologique. Le numérique se présente comme l’avenir de la démocratie, mais reste cependant largement à perfectionner.

The following two tabs change content below.
mm

Joséphine Fonteneau

Etudiante en Journalisme, en quête de voyages et d’aventures

Submit a Comment