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Le modèle républicain français : un idéal qui nie la réalité

Le modèle républicain français : un idéal qui nie la réalité
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Le modèle républicain français apparaît aujourd’hui comme intouchable, sorte de totem sacré et immuable. Pourtant tout le monde n’en a pas la même définition ni la même approche, ceci aggravant régulièrement les lignes de fracture et les clivages dans la société française. Entre une histoire largement mythifiée résultant de luttes politiques et une adaptation à son époque compliquée, à quoi ressemble le modèle républicain en France en 2017 ?


Au sens étymologique la République c’est la « res publica », la chose publique, le bien commun. Sous sa forme organisationnelle c’est l’absence d’hérédité des fonctions et une possible remise en cause des pouvoirs de celui qui gouverne par le biais d’élections. Mais en France, seul pays à avoir intellectualisé, idéologiser, la forme de son régime politique, « République » est synonyme dans l’Hexagone d’un modèle renfermant des valeurs, des principes, des idéaux et un sens d’action de l’Etat. Cet idéal philosophique du modèle républicain est tout entier résumé par Victor Hugo: « La République est pour le peuple une sorte de droit naturel comme la liberté pour l’homme ». L’écrivain sous-entendait par là que la République renfermerait en elle-même les principes de liberté, d’égalité, de fraternité, des droits de l’homme…

Plus prosaïquement le modèle républicain français est défini dans l’article 2 de la Constitution de 1958 : « La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Aujourd’hui il comprend trois axes forts: l’égalité, la laïcité – bien que tout le monde n’en ait pas la même définition – et le modèle social.

 

Aujourd’hui: entre adaptation, interprétation et source de clivages

 

Selon une note du Commissariat général à la stratégie et à la prospective, institution rattachée au Premier ministre, l’idéal républicain « s’est progressivement fragilisé, du fait d’importants changements politiques, démographiques, sociaux et économiques ». En effet ce modèle comme nous venons de le voir, a été, en quelque sorte gravé dans le marbre des institutions et des habitudes, à tel point qu’il est vu aujourd’hui par une grande partie de nos concitoyens comme une évidence. Il souffre d’un manque d’adaptation et de transformation.

L’école est un parfait exemple de la non-adaptation du modèle républicain aux réalités. En voulant appliquer l’égalité à tout prix dans les écoles, la République à créé des inégalités. L’éducation nationale se refuse aux classes de niveaux car cela reviendrait à remettre en cause le principe d’égalité ; la « culture générale » est supprimée des concours sous prétexte que tout le monde n’est pas sur un pied d’égalité en terme de capital culturel et les établissements scolaires ne sont pas libres de leurs initiatives, là encore au nom de l’Egalité.

Ce sont les idées et la philosophie d’un idéal qui priment devant les réalités. Un exemple actuel est celui de la période électorale que nous vivons. Benoit Hamon propose le revenu universel au nom de l’égalité, c’est-à-dire un revenu versé « à l’ensemble de la population » sans conditions de revenus, du plus pauvre au plus riche. Cette idée est proposée et voulue au nom d’un idéal, d’une idée philosophique, l’égalité pure et parfaite et non la justice. C’est en cela que Benoit Hamon est républicain, dans le sens du modèle républicain français, contrairement à Emmanuel Macron, plus soucieux de liberté que d’égalité. Le candidat du mouvement « En Marche » propose de donner « plus d’autonomie aux professionnels, plus d’autonomie aux enseignants, plus d’autonomie aux directeurs et directrices d’école » mais aussi « offrir un enseignement plus individualisé ». « Autonomie » et « individualisé » signifient donc déroger au principe d’égalité entre tous les élèves et ainsi briser le tabou des classes de niveau et de la liberté des établissements scolaires.

Comme l’égalité, la laïcité participe aussi du clivage mais dans un sens différent. Contrairement à l’égalité, la laïcité n’est pas interprétée de la même façon par tout le monde. Ce principe fondamentale du modèle républicain est une véritable ligne de fractures entre les candidats à l’élection présidentielle. Il y a d’un côté ceux qui interprètent la laïcité comme la liberté de croyance, la liberté d’afficher sa religion, la non-ingérence et la neutralité de l’Etat dans les choix personnels et les croyances religieuses. Ainsi pour Emmanuel Macron « l’Etat est laïc, pas la société. » et pour Jean-Luc Mélenchon cela signifie la séparation de l’Eglise et de l’Etat « sans emprise de l’un sur l’autre (…) la neutralité de l’État à l’égard de toutes les convictions philosophiques, religieuses ou politiques ». De l’autre côté il y a ceux qui interprètent la laïcité comme le refus de présence de toutes religions dans l’espace publique et leurs confinements à leurs lieux de culte. Cette définition s’applique généralement quand il est question de l’islam. Ainsi, pour le Front national, la laïcité telle qu’elle est appliquée en France favorise le « communautarisme » et « l’extension de modes de vie étrangers à la civilisation française et la vigueur de mouvements politiques visant à instaurer la suprématie d’une religion ou d’une loi religieuse ». Cette seule notion de laïcité illustre le flou qu’il peut y avoir autour de certains principes, et participe à créer un clivage et une interprétation du modèle républicain selon les convictions de chacun, notamment quand il est question de l’intégration de nos compatriotes de confession musulmanes.

Il y a même une ligne de clivage au sein de la population française qui se vérifie au quotidien. Parmi les citoyens, la ligne de fracture se situe au niveau des secteurs privés et publics, tant dans les écoles que dans les entreprises. Il y a dans les esprits un jugement de valeur, une différence faite entre ceux qui travaillent dans la fonction publique, dont les enfants sont dans les écoles publiques, ceux-là bénéficiant d’une image de bons citoyens, soucieux du bien commun, généreux, respectueux du modèle républicain. Et ceux qui travaillent dans le secteur privé ou dont les enfants sont dans des institutions privées, et qui pâtissent d’une mauvaise image, d’individualistes, et d’égoïste. En d’autres termes une image de privilégiés, en dehors du modèle républicain qui prône l’Egalité entre ses citoyens.

Un retour en arrière est nécessaire pour comprendre la construction du modèle républicain et ses problèmes actuels.

 

La République contre la monarchie et sans les républicains

 

S’il est très souvent associé aux acquis de la Révolution, en vérité ce modèle découle plus largement de la IIIe République. Cette perception est due au fait que des grands républicains, tel que Jules Michelet ou Jean Jaurès, se sont fait les gardiens de la Révolution et ont imposé un mythe et une grille de lecture de la République et du modèle républicain.

La République s’est construite contre la monarchie et la personne du roi mais les valeurs et principes couramment associés à la République – Droits de l’Homme, liberté, égalité, fraternité, souveraineté nationale, corps civique homogène, participation du peuple à la vie politique, Etat centralisé et, non pas athéisme, mais plutôt laïcité et non ingérence de l’Eglise dans les affaires de l’Etat – sont antérieurs à la République elle-même. Ce modèle, ces idées, étaient tout à fait dissociés de l’idée de République dans l’esprit des révolutionnaires. En effet, elles ont été proclamées au début de la Révolution, sous la monarchie constitutionnelle (1789-1792), par le peuple réuni en Assemblée nationale avant que la République ne fusse adoptée.

Au début de la Révolution l’idée de la République n’aillait pas de soi. La grande majorité des révolutionnaires tenaient pour sacrée la personne du roi ainsi que l’institution, alors même que la souveraineté de la nation était proclamé, ce qui prouve que les valeurs et principes déjà cités et la monarchie allèrent de pair pendant un moment. Les républicains ne formaient qu’un groupuscule assez hétérogène, n’ayant que peu de prise sur les débats et dont les idées avaient peu d’écho durant cette période. Il n’y avait pas, tant dans la population que dans le pouvoir politique, d’intention d’abattre la monarchie pour lui substituer la République. Selon Patrice Gueniffey, dans Histoires de la Révolution et de l’Empire : « ‘République’ et ‘républicains’ se portent mal à partir de 1789 (…) S’afficher comme républicains, du ‘suprême bon ton’ dans les années 1780, devient sous la Révolution presque un chef d’inculpation. »

Ce n’est qu’après que le roi eut tenté de s’enfuir – fuite de Varennes – que la République devint possible. Le 10 août 1792 – prise des Tuileries – Louis XVI est détrôné et la monarchie renversée par l’Assemblée législative, se pose alors la question du régime. Le pouvoir politique français est alors dans un entre-deux. La royauté n’est abolie que plus d’un mois plus tard, le 21 septembre 1792 et la République est installée le lendemain, 22 septembre 1792. Instaurée de fait et non proclamée, il est seulement fait mention de « l’an premier de la République » dans les procès-verbaux des travaux de l’Assemblée nationale et l’article premier de la Constitution est modifié par décret afin de remplacer « royauté une et indivisible » par « République ».

Ce changement de régime est à comprendre de trois façons. D’abord par obligation, ensuite pour marquer le changement et enfin symbolique. Au lieu de recevoir simplement l’abdication de Louis XVI et de mettre son fils sur le trône, l’un de ses deux frères ou un héritier de la branche des Orléans, Philippe-Egalité ou son fils Louis-Philippe, c’est bien la République qui est proclamée. Le pouvoir politique est dans une impasse, il a détrôné Louis XVI et a envoyé la famille royale en prison. Dans ces circonstances, conserver le régime monarchique n’est pas envisageable. Le but du pouvoir politique révolutionnaire est simple : abolir la monarchie afin d’abolir tout ce qu’elle représente, effacer la « trahison » de Louis XVI et affirmer leurs propres valeurs et principes sous une nouvelle forme politique. Symboliquement, la Ière République est installée le lendemain même de la victoire de la bataille de Valmy qui a vu s’affronter l’armée révolutionnaire contre les armées des principales monarchies européennes, la Prusse, le Saint-Empire et l’armée des émigrés. En conséquence il y a une volonté d’asseoir les valeurs révolutionnaires contre la figure du roi qui a trahi, contre les monarchies, qui combattent la Révolution, et les valeurs qu’elles véhiculent – gouvernement d’un seul homme, pas de constitution, pas de liberté d’expression, de réunion, ingérence de la religion dans les affaires de l’Etat. Le choix se porta logiquement sur la République, connue grâce aux auteurs antiques, qui n’est, finalement, que l’habillage que le pouvoir politique révolutionnaire a bien voulu donner à l’Etat. La République s’est faite un peu par hasard et sans les républicains.

 

La République est une lutte politique

 

La République telle que nous la connaissons, celle à laquelle est associé le modèle républicain, est une construction de la IIIe République qui a fini par s’imposer. La République et son modèle ne proviennent pas d’un désir de la population, et est encore moins un consensus, tout découle d’une lutte de partie, d’une lutte politique. Jusqu’à peu de temps elle ne faisait pas l’unanimité dans la société française. Prenons pour exemple l’opposition entre royalistes et républicains tout au long du XIXème siècle et pendant une bonne partie de la IIIe République ; la lutte des extrêmes contre la République, surnommé « la Gueuse », à travers la haine du parlementarisme dans les années 1930 ou encore la parenthèse du régime de Vichy qui à réussi à saborder la République par les républicains eux-même. Mais les vainqueurs ayant le privilège d’écrire l’Histoire, le mythe du consensus autour de la République et du désir de son modèle se sont imposés dans l’esprit national.

Les républicains de la IIIe République se sont accaparés les idées de la Révolution pour que l’opinion les identifie à eux, dans le but d’imposer leur vision et leur modèle. Ce modèle républicain s’est continuellement construit en opposition aux autres factions.

C’est en tant que mouvement situé à gauche que les républicains se sont structurés et c’est cette position sur l’échiquier politique qui a guidé leurs actions en vue d’asseoir la République. Comme ce 10 avril 1870, quand Jules Ferry rappel que la Révolution a « anéanti les privilèges de la propriété, les privilèges et la distinction de classe » et que « l’oeuvre de (son) temps (…) sera de faire disparaitre la dernière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance, l’inégalité de l’éducation ». Ce discours, Jules Ferry le prononce alors qu’il est député républicain de Paris sous le Second Empire, donc dans l’opposition.

Il y a de sa part une association d’idées entre le régime bonapartiste et les inégalités de naissance et d’éducation, et donc, par extension, une association entre les républicains et un futur régime républicain et la fin des inégalités et une meilleure éducation. Jules Ferry continue son discours en alliant la fin des inégalités de naissance et d’éducation à la seule condition d’établissement « de moeurs vraiment démocratique », sous entendant par là que le régime de Napoléon III ne l’est pas et que les républicains, qu’il représente à travers son discours, le sont. Toutes les simplifications sont bonnes quand il s’agit d’une lutte de pouvoir, de partis, une lutte politique. 

La lutte politique s’illustre également quand il est question de l’opposition contre l’Eglise. Dans sa «Lettre aux instituteurs » du 17 novembre 1883, le même Jules Ferry, alors ministre de l’Instruction publique, écrit que :

« l’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Eglise, l’instruction morale à l’école. Le législateur (…) a eu pour premier objet de séparer l’école de l’Eglise, d’assurer la liberté de conscience et des maitres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus: celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables. »

Ceci est tout simplement la séparation de l’Eglise et de l’Etat au sein des écoles avant la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Bien que nécessaire et salutaire cette opposition a fait naître en France l’une des plus vieille querelle politique, aujourd’hui encore dans tous les esprits, entre d’un côté, à gauche, la République représenté par l’instituteur et de l’autre côté la droite, personnifié par le curé, représentant de l’Eglise et plus largement des royalistes et des conservateurs. 

 

Un modèle sacralisé depuis l’après-guerre

 

En 1944, la République est à reconstruire et sous l’impulsion du général de Gaulle le Conseil National de la Résistance (CNR), regroupant les partis politiques hostiles au régime de Vichy, des représentants de la presse, des syndicats et des différents mouvements de résistance, établit un « programme d’action » qui structure  et définit depuis l’après-guerre et jusqu’à aujourd’hui le modèle républicain français. Ce programme avait comme but de réorganiser et réorienter les actions économique, démocratique et sociale de l’Etat comme le rétablissement de la démocratie, du suffrage universel et de la liberté de la presse, le rétablissement d’un syndicalisme indépendant, les nationalisations, mais également une vision plus large de l’action sociale de l’Etat et notamment la plus emblématique de tous « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail ».

Ce « programme d’action du CNR » qui sert encore de référence aujourd’hui, est à l’origine de l’Etat-providence et de la sécurité sociale en France. Au fil du temps s’est également construit un modèle social français. Les principes de ce modèle social sont les suivants: le droit à une retraite pour tous, la gratuité des soins, l’assurance-chômage, la reconnaissance des syndicats, le statut de la fonction publique, le salaire minimum, les aides sociale tel que le RSA, le minimum vieillesse, les allocations familiales… De plus en 1971, la valeur constitutionnelle de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est reconnue par le conseil constitutionnel, inscrivant ainsi la déclaration non plus dans le simple modèle républicain mais plus largement dans le domaine de la loi. Avec les acquis de la Révolution – Droits de l’Homme, Liberté, Egalité, Fraternité – ajouté aux idéaux des républicains de la IIIe République – laïcité, école gratuite et obligatoire – la sécurité sociale et plus largement l’Etat providence, les services publics ainsi que le modèle social français ont intégré le modèle républicain.

Ce modèle est devenue une sorte d’idéal intouchable et sacré aux yeux des Français, structurant la vie politique et les choix de l’Etat. Ainsi quand François Fillon, candidat à l’élection présidentielle, propose de dé-rembourser certains soins médicaux ou souhaite qu’il y ait 500 000 fonctionnaires de moins s’il est élu une grande partie de la population proteste et défend les agents du service public et argue du droit pour chaque Français à la sécurité sociale.

 

La tentation universelle

 

Ce modèle républicain français souffre d’une tentation universaliste qui tend à l’arrogance, et qui fait se confondre dans l’esprit des individus République et modèle républicain français. Nombreux sont ceux qui pensent que seule la République peut apporter aux peuples la liberté et la démocratie et les droits de l’homme. Ainsi quand Mona Ozouf explique que la République c’est « la liberté donnée aux individus de décider eux-même des buts qu’ils poursuivent » il est aisément facile de lui rétorquer que même si les royaumes de Grande-Bretagne, de Suède ou encore l’empire du Japon ne sont pas des Républiques, les individus sont parfaitement libres de décider eux-même des buts qu’ils poursuivent et qu’au contraire de nombreuses Républiques, qui n’en n’ont que le nom, oppriment et maltraitent leurs populations.

Aujourd’hui ces valeurs et ces principes – liberté, égalité, fraternité, vivre-ensemble, Etat providence, droits de l’Homme – sont partagées par quasiment toutes les démocraties, cela ne signifie pas que toutes les démocraties sont des Républiques, encore moins qu’elles aient été touchées par la grâce divine du modèle français.

 

La politisation du modèle républicain français a rendu celui-ci dépendant de son idéologie et donc de ses idéologues. Selon le dictionnaire Larousse, un idéologue « est une personne qui vit dans le monde des idées, qui ignore les réalités concrètes. » C’est le cas en ce qui concerne le modèle républicain français, c’est-à-dire qu’il a été conçu et qu’il continue, depuis l’après-guerre, à être appliqué de façon littérale en tant que philosophie, sans remise en cause ni véritable adaptation à son époque et à la société, excluant de fait de le faire évoluer. Le modèle républicain en France en 2017 souffre d’une absence concrète et globale de remise en cause, mais surtout d’un manque de clarté des notions qu’il renferme, au risque de la multiplication des interprétations et donc des divisions.

 

 

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Quentin Paillé

Etudiant en deuxième année de licence d'Histoire à l'université de Caen. Futur journaliste. Passionné de politique, de littérature, de politique étrangère, d'Europe et des institutions.

Comments

  1. Mohammed

    Excellent article qui mériterait d’être publié dans un journal comme Le Monde ou Atlantico.fr.
    Comme vous l’expliquez si bien, nous vivons dans une République désincarnée où l’on cherche à appliquer de manière dogmatique l’idée d’égalité.

  2. Chami

    Bel article, bien expliqué et clair
    Mais le modèle de la société française, est un modèle d’avenir des sociétés et des hommes.
    Liberté Egalité Fraternité et Laïcité (C’est une poésie)

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