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Vasco Ascolini : comment l’Homme peut-il faire mal à l’Homme ?

Vasco Ascolini : comment l’Homme peut-il faire mal à l’Homme ?
Les ambassadeurs de la MP

Persistenze. Vasco Ascolini, à travers sa nouvelle exposition à Lille, a souhaité montrer comment l’Homme peut faire mal à son prochain. Traumatisé par les hôpitaux psychiatriques dans son enfance, le photographe italien de 80 ans a transféré ce traumatisme dans cette exposition. C’est en rendant hommage aux œuvres d’autres artistes qu’il cherche à critiquer l’humanité. Le travail d’Ascolini s’attarde sur les atteintes, physiques comme morales, que l’Homme peut subir. Dans cette série de photos, il donne son ressenti sur ces violences. Décryptage de quelques œuvres de l’exposition.


 

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Œuvre n°1 : Cette première œuvre fait référence au peintre Eugène Delacroix. Dans sa série « Les écorchés » (XIXème siècle), Delacroix réalise des dessins anatomiques. Par la suite, ils furent repris par des bourreaux pour torturer leurs victimes. Ascolini sur cette photo se réfère à Delacroix pour dénoncer la violence des Hommes.

 

 

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Œuvre n°2 : Cette photo représente une tête en forme de demi-lune. Il cherche à montrer comment l’esprit peut être grignoté. Dans ce cas, il a dessiné directement sur le négatif une partie de la tête. L’idée est de montrer comment l’esprit peut être détruit petit à petit. C’est un autre aspect du mal que subit l’Homme. Pour cette œuvre, il rend hommage à Alberto Giacometti, sculpteur suisse, qui représentait les Hommes sans visage.

 

 

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Œuvre n°3 : Avec cet œil Ascolini montre qu’il ressent une forme de surveillance perpétuelle. C’est d’abord un rappel des œuvres de Salvador Dali. Le peintre espagnol pensait en effet que les gens pouvaient rentrer dans sa tête. C’est aussi une référence à George Orwell, l’auteur de 1984, dans lequel il dépeint une société où chaque individu est observé continuellement.

 

A travers toutes ses œuvres, Ascolini montre la cruauté que l’Homme peut exercer sur ses semblables. Ce décryptage n’était pas exhaustif. De nombreuses autres œuvres sont à découvrir dans cette exposition.

Persistenze, jusqu’au 19 février à la Maison de la Photographie. Ouvert jeudi et vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 14h à 18h.

 

Alice Basse et Antoine Loistron

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