Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

Exposition Monet à la fondation Beyeler : l’interprète de la nature

Exposition Monet à la fondation Beyeler : l’interprète de la nature
mm

Pour fêter ses vingt ans d’existence, la fondation Beyeler (Bâle) propose jusqu’à fin mai de découvrir ou de redécouvrir les peintures impressionnistes de Claude Monet. Le commissaire d’exposition Ulf Küster offre un environnement épuré laissant chaque œuvre pleinement s’exprimer. L’exposition est un véritable voyage, des côtes méditerranéennes aux paysages brumeux de Londres en passant par Giverny et les falaises d’Etretat.


 

Un sublime voyage

 

Ce qui transparaît dès les premières toiles, c’est cette capacité qu’a Monet à non seulement capturer un instant mais à se l’approprier. Il ne peint pas la nature, il la raconte. Or la nature est en mouvement, en perpétuelle évolution ; pour représenter cette liberté, il laisse la nature se jouer du tableau, entrer et sortir du cadre. En jouant sur les reflets dans les eaux, il crée des tableaux aériens dans lesquels ciel et mer se confondent. Les chevauchements de traits dont il use sont autant de photons venant frapper de plein fouet la rétine en y laissant un souvenir inoubliable. Il laisse suggérer, il offre au spectateur la possibilité de plonger dans le tableau et d’élargir l’horizon. Chaque tableau semble pouvoir être le théâtre d’une fabuleuse aventure, une aventure sans limite.

Monet réussit la prouesse d’embellir le sublime, de pétrifier le mouvement et de faire vibrer l’immobile. Chez Monet tout semble vivre, les nuages, les vagues, le brouillard, la glace, même la fumée s’échappant des usines londoniennes. Les ombres ne sont pas noires mais bleutées ou violacées car elles sont temporaires, elles sont seulement un état transitoire d’embellie. On ne peut réellement définir les couleurs, mais on peut les ressentir, les vivre.

 

4

Les Peupliers

 

Une étude brillante de la nature

 

Monet laisse vivre la nature et il étudie ses évolutions. Ainsi, il peint avec la même passion, avec la même intensité les mêmes peupliers, la même Seine chatouillée par les premiers rayons du soleil, la même Tamise noyée sous les nuages bas, les mêmes nymphéas. Il peint les inondations et les marées basses, les journées pluvieuses et les journées ensoleillées. Il pose son chevalet et laisse le paysage défiler, évoluer devant ses yeux. Le mouvement perpétuel de la mer le fascine tout particulièrement, « vous savez ma passion pour la mer, j’en suis fou » avoue-t-il. Il nous transmet sa passion avec brio. A nouveau, il laisse la mer vivre, elle est tantôt immensité lisse, tantôt déchaînée ; tantôt turquoise, tantôt émeraude. Et quand les rayons du soleil couchant viennent subtilement farder les eaux d’un sublime rose orangé, on ne peut s’empêcher de respirer un grand coup, de respirer la sérénité.

 

1

Coucher de soleil sur la Seine, l’hiver

 

Au sortir de cette exposition, c’est une forte envie de vivre, de voyager, d’observer les beautés – parfois insoupçonnées – de la nature qui prédomine. Raison supplémentaire de la découvrir : l’exposition est gratuite pour les moins de 25 ans.

The following two tabs change content below.
mm

Matthieu SLISSE

Etudiant en Terminale S curieux et rêveur "The powerfull play goes on and you may contribute a verse" (Whitman)

Submit a Comment