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Tournoi des 6 Nations : pour les Bleus, le meilleur est à venir !

Tournoi des 6 Nations : pour les Bleus, le meilleur est à venir !
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Le tournoi des 6 Nations 2017 s’est achevé ce samedi au Stade de France avec une victoire d’anthologie face au Pays de Galles, synonyme de 3ème place. Revenons sur la performance du XV de France dans cette 123ème édition du tournoi et sur ce qu’il faut attendre d’elle dans le futur.


 

Trois victoires et deux défaites. Une performance inédite depuis 2011 où les Bleus avait fini second avec un ratio victoires/défaites identique. C’est également le meilleur résultat de l’ère Novès (5ème l’an dernier). 

Après les tests matchs de l’automne qui ont laissé un goût amer  –2 défaites serrées contre l’Australie (23-25) et la Nouvelle-Zélande (19-24)– , le sélectionneur des Bleus avait à cœur de réussir une bonne performance même s’il était conscient que la route était encore longue. En janvier, il confiait au micro de RMC :

« Je ne vais pas dire qu’on est totalement serein. On est surtout très concentré. On a évidemment beaucoup d’ambitions. L’ambition de continuer les progrès qui ont été aperçus en novembre, mais aussi au cours de l’été en Argentine. On sent qu’il y a quelque chose qui germe au sein de cette équipe de France, que les joueurs sont en train de s’accaparer le projet de jeu. On a hâte de voir ces progrès sur le terrain, pas simplement au travers du jeu mais aussi des résultats ».

 

Une performance encourageante…

 

C’est d’emblée du très lourd pour la France, avec un déplacement des plus compliqués à Twickenham, chez nos meilleurs ennemis anglais qui ne sont ni plus ni moins que la seconde nation mondiale au classement World Rugby, invaincus en 2016 et tenants du titre. La performance du XV de France est excellente mais le manque d’expérience va se faire sentir. Match nul à la mi-temps (9-9) et après avoir mené, les hommes de Guy Novès vont se voir doubler dans les derniers instants grâce à un très bon coaching anglais. Défaite 19-16. Encourageante mais rageante !

Trois matchs sans victoire, c’en est trop ! Il va falloir renouer avec la victoire. Et la réception de l’Ecosse tombe à pic. Attention au match piège cependant, car les Ecossais ont fait tomber l’Irlande en ouverture du tournoi… Les Bleus vont souffrir, dans un match mal maîtrisé et plein de déchets mais finiront par s’imposer dans la douleur 22-16. S’ils ont enfin acquis un succès, bâti sur une bonne mêlée, le chantier est encore grand pour le staff français…

Il faut d’ailleurs se mettre au travail très vite avec un déplacement difficile à Dublin. Malheureusement, ce troisième match se solde par une nouvelle défaite. Malgré vingt premières minutes de bonne facture, les Français craquent. Score final 19-9.

Le XV de France doit rebondir. Le public commence à douter et l’équipe doit proposer plus. Ainsi, le déplacement à Rome est le bienvenu. Les Italiens sont l’équipe la plus faible de la compétition et un faux-pas n’est pas admissible. La Squadra Azzura ne fait pas illusion longtemps et 4 essais plus tard, les Bleus s’imposent largement 18-40.

Il faut confirmer à la maison pour le dernier match, face au Pays de Galles. Si la France l’emporte, elle peut même espérer finir seconde (suivant les autres résultats). Le XV du Poireau a notamment battu l’Irlande et réalisé un superbe match face aux Anglais. Cela promet un magnifique combat dans un Stade de France chauffé à blanc. Les supporters veulent voir leur équipe se distinguer. Autant dire que le spectacle a été au rendez-vous… Dès la 7ème minute, les Bleus mènent 7-0 grâce à un superbe essai de Lamerat. A la quinzième, 10-0…et puis c’est tout. L’ascenseur émotionnel est terrible. Les Gallois enchaînent les pénalités et virent en tête. Il faut attendre la 70ème minute pour voir la France inscrire de nouveaux points (13-15)… Tous les espoirs sont de nouveaux permis. Mais le Pays de Galles se remet à hauteur d’un essai… On pense tout perdu. Les Bleus se lancent dans un ultime assaut, tentant le tout pour le tout. A la 80ème, ils obtiennent une première mêlée dans les 22 gallois. Va alors s’ensuivre un finish étouffant, digne d’un scénario hollywoodien. Durant près de vingt minutes, ils vont enchaîner les mêlées et pauses jusqu’à la libération. Chouly crucifie les Gallois à la 100ème et Lopès ne tremble pas au moment de transformer. Victoire 20 à 18, dans un succès arraché qui aura eu le mérite de souder un groupe :

« On a gagné avec les tripes, ce qui prouve qu’on est une bande de potes » 

« C’est génial de finir comme ça. C’est un beau moment. À savourer. J’espère que c’est le début de quelque chose » 

 

« Le peuple français peut être fier de son équipe de France ! »

 

Cette phrase de Mr Novès peut résonner après le match. En effet, même si tout n’a pas été parfait pendant ce tournoi, il y a de nombreux motifs de satisfaction.

La mêlée française tout d’abord, est une réussite. Il faut noter l’explosion de Cyril Baille. Mais le duo incontournable du tournoi, qui a semblé survoler la compétition, c’est le tandem Picamoles – Gourdon. Le premier a étincelé et le second s’affirme peu à peu comme un indiscutable du XV de France.

La charnière Serin – Lopès est également source de beaucoup d’espoir. Tout n’est pas encore au point mais le potentiel est énorme et la stabilité offerte (reconduite à chaque match) par le staff permet au duo de mettre en place des automatismes de bon augure.

On peut également mettre en lumière le bon tournoi des avants en général, du centre Gaël Fickou et de l’arrière Brice Dulin. Le phénomène de 2016 Vakatawa a par contre déçu, au même titre que Scott Spedding.

 

Un futur prometteur !

 

Comme en témoigne les interviews de joueurs et du staff, il semblerait que la grande victoire du XV dans ce tournoi soit la construction d’un groupe qui vit bien. Le staff excelle dans cette tâche. En choisissant la continuité dans ses feuilles de matchs, et en accordant sa confiance à ses joueurs, le sélectionneur et les entraîneurs sont en train de dessiner un socle solide capable de traverser de grandes choses. Sans brûler d’étapes, ils cherchent avant tout à amener une équipe à maturité pour le mondial 2019.

Et cela se voit déjà. En effet, il ne faut pas oublier qu’il y a un an et demi, la France prenait 62 points face aux néo-zélandais, et que Guy Novès devait faire face a un champ de ruines laissé par son prédécesseur Phillipe Saint-André. La France rivalise aujourd’hui avec les meilleurs et pointe au 6ème rang du classement World Rugby. Le joueurs intègrent petit à petit le projet de jeu et le travail commence à porter ses fruits.

S’il est évident que la pression populaire est forte, les Bleus ont déjà réussi le tour de force de reconquérir leur public, et les espoirs pour le futur sont énormes.

A l’image d’une nouvelle génération très prometteuse (Serin, Baille, Dupont, Chat,…), le réservoir de joueurs talentueux se remplie de nouveau après une période plutôt creuse et malgré les débats autour du Top14.

 

Le tournoi 2017 a entrouvert la possibilité d’un avenir radieux pour un XV de France renouant avec le « french-flair » d’antan. La route est encore longue avant le mondial 2019 au Japon et nul doute que malgré la pression populaire, le magicien Guy Novès saura construire un groupe capable du meilleur en exploitant tout le potentiel entrevu dans la dernière compétition. Le projet, le staff, les joueurs et le public sont là, comme on dit… « y’a plus qu’à..! »

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Martin Hortin

Etudiant en électronique mais passionné par l'écriture, l'actu, et le sport, j'espère pouvoir transmettre certaines clés pour une meilleure compréhension de notre monde !

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