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Ligue des Champions : en route vers les demies !

Ligue des Champions : en route vers les demies !
Benjamin Foucaud

Après la trêve internationale et la reprise des championnats, les clubs européens vont retrouver les pelouses européennes pour les plus chanceux, surtout ceux de la Ligue des Champions. L’occasion de faire un point sur les affiches des demies, déjà alléchantes, et de s’intéresser, après le premier écrémage des huitièmes de finale, à la place des cinq grandes nations du football sur la scène européenne… 


 

Tout d’abord, si l’on remonte jusqu’à la saison 2009/2010, des tendances apparaissent. Pour cela, il suffit de regarder les clubs finalistes et vainqueurs à partir de 2010 : deux clubs pour l’Angleterre (1 vainqueur + 1 finaliste), un pour l’Italie (0+1), quatre pour l’Allemagne (1+3) et six pour l’Espagne (4+2). Premier constat, il n’est pas courant de voir des clubs français en finale de la Coupe aux Grandes Oreilles, et ce, malgré la présence en quarts de finale d’au moins une écurie de l’Hexagone (l’Olympique de Marseille, l’AS Monaco ou le Paris Saint-Germain) depuis l’édition 2011-2012. Néanmoins, il nous faudrait des statistiques plus larges et durables dans le temps pour s’apercevoir de tendances plus précises, et c’est là, qu’entre en jeu l’indice UEFA. Cet indice, qui est calculé par rapport aux performances des clubs, en Europe par nation, complète notre début de théorie. Au mois de mars 2017, le classement est le suivant : en pôle position, l’Espagne avec 101 points, s’en suit un groupe composé de l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie, respectivement à 79, 74 et 72 points, loin derrière, la France est à 55 points.

 

L’hégémonie espagnole, la France en queue de peloton 

 

Si l’on s’intéresse à chaque pays, l’Espagne paraît donc intouchable grâce à ses ogres européens que sont le Real Madrid, le Barça ou l’Atletico Madrid, pour la Ligue des Champions, et le FC Séville pour la Ligue Europa. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que la Roja soit presque intégralement composé de joueurs évoluant dans ces trois clubs. L’Allemagne et son équipe championne du monde à 90% bavaroise, tient aussi son rang, avec un Bayern souvent frustré dans le dernier carré et un Dortmund toujours en train de vendre ses meilleurs joueurs. Contrairement aux autres pays, l’Angleterre ressemble, elle, davantage à une énigme. En effet, malgré un championnat de niveau mondial, des superstars et des clubs de renommée internationale, 2 clubs seulement (Manchester City en 2016 et Chelsea en 2014) ont atteint le dernier carré de la Ligue des Champions, en 6 éditions ! Championnat jugé trop dur, il reste néanmoins compliqué de trouver des excuses à des clubs comme Arsenal ou Manchester United qui possèdent l’argent nécessaire pour régaler des supporters en manque de sensations. Quatrième de l’indice UEFA, l’Italie ne peut elle jurer que par la Juventus, à l’image d’une vieille dame malade. En effet, le championnat italien connaît un manque de compétitivité terrible. Hormis la Juventus qui sauve les statistiques en se hissant en finale de la Ligue des Champions 2015, les autres légendes comme les deux clubs de Milan, Rome ou Naples ne sont pas assez attractifs et sont soumis aux grandes écuries, comme en témoigne la vente d’Higuain, cet été, par Naples à la Juventus. Enfin, la France, nation formatrice, et malgré la présence de plus en plus récurrente du tandem Paris-Monaco en Ligue des Champions, connaît toujours un déficit d’attractivité. Si les joueurs du Rocher peuvent se prêter à rêver d’une épopée comme celle de 2004, les Parisiens, eux, doivent reconstruire un projet solide avant de rêver plus grand…

Des quarts séduisants et très ouverts 

 

Ainsi fait, penchons-nous sur les affiches des quarts de finale : Real Madrid-Bayern Munich, Atletico Madrid-Leicester, Juventus-Barcelone et Dortmund-Monaco. Premier constat, certaines équipes n’ont pas forcément rassurer leurs fans lors du tour précédent. En effet, le FC Barcelone est encore présent grâce à une remontada historique, et qui fera parler encore longtemps, mais il serait naïf d’oublier le non-match des Catalans au Parc des Princes, avec une défense instable cette saison pour cause de blessures récurrentes (Mascherano, Alba…), ce qui pourrait lui porter préjudice pour la suite de la compétition. Pour le Bayern Munich, il est difficile de les situer cette saison en Europe tant Arsenal, leur adversaire des huitièmes, était dépassé par les enjeux et a été étouffé sur les deux matchs. De plus, Leicester, qui passe avec honneur l’exercice européen, voit sa marge se réduire de plus en plus et fut très proche de l’élimination face à Séville. Les champions d’Angleterre devront créer l’exploit et prier très fort pour tenter de sortir une équipe qui a connu deux fois la finale sur les trois dernières éditions. But, is anything impossible for Leicester ?

Second constat, il reste néanmoins difficile de trouver un favori incontestable à cause d’un choc au sommet très serré, d’un Leicester amateur d’exploits, d’un Barça qui reste contesté et d’une confrontation franco-germanique très ouverte. Car oui, il reste une équipe française et elle n’est pas obligatoirement outsider ! Monaco, tombeur des Citizens, peut notamment s’appuyer sur une statistique loin d’être anodine : 132 buts marqués toutes compétitions confondues cette saison. Pour mettre en perspective, seul le Barça fait mieux, avec 7 buts de plus, c’est dire l’arsenal offensif des Monégasques. Rajoutez-y une équipe de Dortmund offensive et en réussite et vous obtiendrez deux belles soirées de football ! Toutefois, le résultat du match aller sera capital, car le délai jusqu’au match retour ne sera que d’une semaine ou deux, ce qui est trop peu pour renverser un score conséquent, contrairement aux trois semaines laissés en huitièmes de finale. Ainsi, les équipes jouant à domicile à l’aller ne seraient pas tant défavorisées que ça.

Cette Ligue des Champions reste donc ouverte à des équipes moins cotées grâce à des grosses écuries sorties dès les huitièmes (Manchester City, PSG ou Séville) et au moins deux autres en quarts de finale (Real Madrid ou Bayern Munich, Barcelone ou Juventus).

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Benjamin Foucaud

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