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5 raisons de penser que l’Islande est la nation des rêves

5 raisons de penser que l’Islande est la nation des rêves
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Île de fantasmes et de clichés éternels, l’Islande jouit depuis quelques années d’une renommée grandissante qui propulse son tourisme et euphorise son économie. À l’heure où les premières escapades estivales commencent à prendre forme, on vous suggère un panorama de cette singularité islandaise, au-delà des volcans, des vikings ou du « grand froid » auxquels on l’associe trop souvent : voici 5 raisons de penser que l’Islande est la nation des rêves.


 

Parce que leur identité est collective

 

340 000. C’est à peu de choses près la population de l’Islande en 2017 — l’équivalent d’une ville comme Nice. Un territoire si grand pour si peu d’individus, c’est en partie ce qui explique l’ostensible fierté nationale. Une fierté d’être et d’appartenir qui se manifeste notamment par les sports collectifs, véritables piliers de la nation. Le handball, par exemple, et le football, évidemment, à l’image de l’épopée islandaise lors de l’Euro 2016 en France, sont les deux sports les plus populaires. Le magazine L’Équipe Explore avait d’ailleurs flairé l’exploit en partant à leur rencontre quelques mois avant le début de la compétition.

Ce qui a frappé ceux qui les découvraient cet été-là, c’est cette unicité, cette fraternité entre joueurs et spectateurs, matérialisée par des clappings qui ont depuis dépassé les frontières. On garde également en tête cette image du président islandais Gudni Johannesson, fraîchement élu, au milieu des supporteurs îliens plutôt qu’en tribune présidentielle. À l’évidence, le retour à Reykjavik se devait d’être une fête !

 

 

Parce que le monde entier dévore la littérature islandaise

 

Arnaldur Indridason. Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, il est un des auteurs de romans policiers les plus diffusés dans le monde, à l’instar d’Arni Thorarinsson ou de Stefan Mani. Leur point commun ? — vous l’avez deviné — Ils sont islandais, et ça n’a rien d’un hasard, puisque l’île est internationalement réputée pour la qualité de sa littérature policière et l’important vivier d’écrivains qui l’accompagne. Les mythes qui jonchent ces terres septentrionales renforcent ainsi la noirceur de ces romans qui se déroulent presque exclusivement sur l’île de glace. Ce sont eux, encore, qui nourrissent une autre branche féconde de la littérature islandaise : celle des contes nordiques, dans un pays où 62% de la population avoue croire à l’existence d’un « petit peuple » — les elfes, les fées, les lutins ou autres farfadets.

 

Parce qu’ils sont pionniers en matière de démocratie

 

Une certaine idée de la démocratie. Voilà comment on pourrait résumer le modèle politico-social islandais, le premier pays du monde à avoir élu une femme présidente de la République au suffrage universel direct, en 1980. Vigdis Finnbogadottir a d’ailleurs été réélue par 3 fois, en 1984, 1988 et 1992. Les problèmes d’inégalité subsistent cependant en Islande comme ailleurs ; c’est ce qui a conduit les Islandaises, fin octobre 2016, à cesser symboliquement leurs activités à 14h38 pour protester contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Un mouvement nettement relayé par les médias étrangers et qui en a inspiré d’autres. D’une manière générale, l’Islande est une nation progressiste, à l’image des pays scandinaves, avec un indice de développement élevé et un taux de criminalité parmi les plus bas au monde. Pour preuve : en 2003, 2006 et 2008, aucun homicide n’a été relevé sur l’île. Et pourtant, dans les consciences collectives, elle est un lieu idéal de fictions lugubres. La faute aux auteurs islandais ?

 

Parce que la scène indie-pop islandaise s’exporte à l’international

 

L’île grouille de projets musicaux de multiples influences, mais c’est bien le genre pop indé qui s’est imposé ces dernières années dans le sillage de groupes à la notoriété croissante comme Of Monsters & Men, qui remue les mélomanes du monde entier dans un style qui oscille entre folk-pop et musique indépendante. On savoure encore le désormais célèbre Little Talks qui a contribué à donner au quintuor une envergure internationale. C’est justement dans cette veine musicale — de coutume bercée de mélancolie — que s’inscrivent une majorité d’artistes islandais. Parmi eux, on pourra citer Vök ou encore Ásgeir, dont la voix argentée révère le silence. Par-delà l’isolement, le festival de musique Iceland Airwaves — qui se tient chaque année à Reykjavik lors du premier week-end de novembre — contribue à l’émancipation des artistes locaux en leur offrant la possibilité de partager la scène avec des groupes internationaux.

 

 

Parce que dans l’immensité des paysages, il y a quelque chose d’imperceptible

 

À coup sûr la raison la plus évidente. Car en Islande, plus des deux tiers de la population réside dans l’agglomération de Reykjavik, laissant l’île quasi-vierge de toute forme humaine. Et si le pays ne se limite évidemment pas aux volcans et aux fjords, il en est grandement constitué. Les touristes viennent y chercher l’ampleur des grandes étendues et le sentiment enivrant de la folle évasion, aux antipodes du quotidien. Le mythe des températures extrêmes est infondé, puisque les côtes occidentales et méridionales descendent rarement sous les 0° celsius. Quant à l’été, il est relativement doux, autour des 15° environ.

L’Islande, c’est également les innombrables glaciers, les aurores boréales, les geysers incandescents ou encore le Lagon bleu, célèbre sur la péninsule européenne pour ses vertus médicinales et analgésiantes. L’île est aussi pétrie d’histoires, à l’image des championnats du monde d’échecs de 1972 ou de la carcasse du DC-3 américain échoué sur son sol depuis 1973, et qui n’a jamais bougé. Tout un paradoxe pour un pays en constante évolution, plus que jamais tourné vers l’avenir dans un cadre hors du temps. Ici plus qu’ailleurs, le silence est roi, les secrets sont légion et la nature vous submerge avec intensité.

 

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Clément Zagnoni

Étudiant en licence de sociologie, passionné de musique et de sports. Je donne de l'intérêt aux choses qui n'en ont pas...

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