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Avec Butz & Fouque, la photographie comme « terrain de jeu »

Avec Butz & Fouque, la photographie comme « terrain de jeu »

Troublés, vous ressortiriez peut-être, mais pas moins amusés. Le duo trublion Butz & Fouque manie autant la photographie que la mise en scène. De leurs vrais noms, Perrine Butz et Bénédicte Fouque, ces deux artistes nous offrent un univers oscillant entre esthétique joviale et énigme corporelle.


 

Perruques rouges, roses, bouclées, noires ; positions cocasses, glamour, excentriques ; symétrie et parfaite ressemblance des visages et des corps sont la marque de fabrique de la série « Fetish Bazar », exposée à la Maison de la Photographie. Bien plus qu’un binôme, nous retrouvons deux (fausses) jumelles, à la fois modèles et photographes.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler ensemble ? 

Perrine Butz et Bénedicte Fouque (de gauche à droite)

Fouque : On a fait des workshops de danse, dont un avec Carolyne Carlson sur Paris. Cette expérience nous a permis de voir que le corps pouvait permettre une écriture. On est ensuite rentrées à l’Ecole des Beaux-Arts de Dunkerque en 2003. On a essayé de se mettre en scène, dans des lieux plutôt « désaffectés » : des dunes, ou le port par exemple. On a commencé à écrire une sorte d’alphabet d’écriture graphique. De là est née cette idée travailler en duo, puis de continuer à écrire comme ça et d’utiliser le corps comme matière.

 

Comment définiriez-vous votre style ?

Fouque : Hétéroclite, je dirais. Ce n’est pas évident de se définir soi-même, ça voudrait dire rentrer dans une case, mais s’il faut se prêter à l’exercice, je dirais qu’on est des photographes plasticiennes.

 

Donc vous touchez un peu à tout ?

Fouque : Non, pas vraiment. Il se trouve que l’on avait ce médium en commun, l’une et l’autre, dans nos pratiques personnelles, et on l’a rallié. Il s’est avéré être le meilleur outil.
Butz : C’est ce qui permettait de mettre en scène le corps, c’est comme disait Bénédicte, on a trouvé que le corps est assez absolu pour nous, car il regroupait tout ce qu’on avait envie de dire.

 

En regardant vos images, on a l’impression la photographie est aussi un jeu, notamment par la mise en scène ?

Fouque : De toute façon, ce qu’il y a entre nous est un terrain de jeu. On revendique cette part d’enfance que vous avez pu voir dans les images et ce côté un peu, comment dire, absurde de certaines situations, de certaines mises en scène.
Butz : C’est vrai que c’est un jeu, c’est comme quand on est enfant, on a un tapis de jeu et on décide d’inventer des histoires pour s’amuser. C’est aussi un petit peu ça finalement.

 

L’exposition Fetish Bazar de Butz&Fouque est à retrouver du 21 avril au 21 mai 2017 à la Maison de la Photographie, bien d’autres photographies aux abords de la Gare Lille-Europe

 

Anne-Laure Juif

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