Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

No Comments

Hockey sur glace : à découvrir de toute urgence !

Hockey sur glace : à découvrir de toute urgence !
mm

Le hockey sur glace est un sport qui peine à trouver sa place dans le panthéon des grands sports français. Ce n’est pourtant ni la faute du sport en lui-même, intense et passionnant, ni de notre équipe nationale, qui se maintient en élite depuis 10 ans en donnant du fil à retordre aux plus grands. Alors que les Mondiaux ont lieu en France en cette période riche en informations, il souffre assurément d’un manque de visibilité. Analyse.


 

C’est le sport collectif le plus rapide du monde ! Densité physique, agilité, précision, vitesse, vision du jeu,… les joueurs sont des athlètes complets, qui enchaînent les matchs et n’hésitent pas à « jeter les gants » lorsque cela est nécessaire… Les championnats du monde ont lieu en ce moment même à Paris et Cologne… Vous ne voyez toujours pas ? C’est probablement normal. Avec moins de 20 000 licenciés en France, le Hockey sur Glace peine à trouver sa place au milieu de nos sports phares, le foot et le rugby. Faisons le point sur l’état de cette discipline spectaculaire dans notre pays, et qui mériterait à n’en pas douter d’une plus grande visibilité !

 

Un sport collectif peu commun mais impressionnant

 

Les règles du hockey sur glace sont simple. Ce sport se pratique comme son nom l’indique sur une patinoire, durant 1 heure, découpé en trois tiers-temps de 20 minutes (entrecoupés d’une pause). Il se joue à 6 contre 6, avec 5 joueurs de champ et un gardien. Cependant, il peut arriver que le gardien laisse sa place à un sixième joueur « classique ». On compte 3 attaquants (2 ailiers et un centre) et 2 défenseurs. Dans une équipe, on dénombre une vingtaine de joueurs qui tournent sur la glace tout le temps. Le but du jeu est de marquer des buts en plaçant un disque de caoutchouc très dur dans la cage adverse au moyen d’une crosse. 

Voilà pour la base. Cependant, si cela paraît très simple, il existe de nombreuses subtilités et fautes qui peuvent amener à varier le jeu. Mais le plus impressionnant est sans aucun doute l’aspect « show » de ce sport. Les joueurs peuvent se mettre des charges (un joueur vient rentrer à l’épaule dans le porteur du palet), ce qui peut parfois s’avérer spectaculaire. La vitesse ainsi que l’agilité crosse en main des joueurs rendent impossible l’ennui lors d’un match. On a trop souvent vu des parties de foot s’éternisant en longueur. Le hockey, sport plein de rebondissements, n’offre aucun répit

 

 

Mais alors qu’est-ce qui bloque ? Comment ce fait-ce que cette discipline réputée violente mais très populaire outre-atlantique ou en Europe du Nord et de l’Est s’exporte si peu en France, un pays pourtant friand de sports ?

 

Créer de l’espace dans un paysage sportif saturé

 

Ce n’est pas mentir que de dire que le football est une institution en France. Fort de 18 000 clubs et d’environ 2 millions de licenciés, les clubs sont richissimes et la Ligue 1 a un fort réservoir de joueurs ainsi que la possibilité d’attirer de grandes stars. Le rugby est également en plein boum et le TOP14 est considéré comme l’un des championnats les plus compétitifs au monde. Ainsi, le hockey sur glace souffre de la présence de ces deux géants pour se développer. Pourtant, d’autres sports « mineurs » comme le basket ou le handball ont su croître énormément ces dernières années et ne sont plus considérés du tout comme des curiosités.

Un élément de réponse à cet « isolement » est le fait que chausser des patins et prendre sa crosse n’est pas naturel dans notre pays au climat tempéré. Contrairement au Canada ou a la Russie où les hivers sont longs et rudes, les patinoires de rues ne peuvent pas fleurir, alors que les city stades existent à profusion. Nos jeunes se tournent donc naturellement vers les jeux de ballons. Ainsi, le hockey sur glace, depuis son implantation dans notre pays au début du XXe siècle, est longtemps demeuré un sport pratiqué dans les Alpes et plus généralement dans le Nord-Est. Il s’est détaché de fédération des sports de glace en 2006 pour créer une fédération propre.

Au cours des 10 dernières années, la Fédération Française de Hockey sur Glace a ainsi pu développer une politique de formation des jeunes ambitieuse qui commence à porter ses fruits. Aujourd’hui, la FFHG compte près de 20 000 licenciés, dans 138 clubs. L’équipe nationale masculine est en 14e position au classement IIHF 2016 derrière des grandes équipes comme le Canada ou la Suède évidemment. Elle s’était même qualifiée en quarts de finale aux JO d’Albertville en 1992 ou plus récemment aux mondiaux en 2014 (défaite contre les Russes qui ont remporté la compétition…).

Mais ces performances sont trop légères pour susciter un réel engouement populaire. Depuis ces fameux Jeux de 1992 où les quarts ont été suivis à la télé par plus de 5 millions de personnes, aucune qualification aux JO n’a permis aux bleus d’être diffusés en clair sur nos écrans. Or, en France, ce sont ces épopées fantastiques qui créent l’engouement du public pour un sport, à l’image de la génération des Experts au handball qui a permis à ce dernier de se faire une place sur le devant de la scène.

C’est d’ailleurs cette scène médiatique que le hockey sur glace doit réussir à occuper. La FFHG y travaille et les fans ont droit à quelques matchs par an de Saxoprint Ligue Magnus (les 12 meilleurs équipes françaises) sur l’Equipe 21. Malheureusement, c’est très peu et même les Mondiaux qui se déroulent en ce moment même à Paris et Cologne ne sont diffusés que sur Canal+, une chaîne non publique… Les fans doivent donc attendre tout les cinq ans les JO d’hiver pour pouvoir sustenter leur appétit, et ce même si la France n’a pas réussi à se qualifier pour les prochains. Cependant, l’équipe de France n’a pas à rougir et fournit des résultats de plus en plus satisfaisant !

 

Des Bleus en constante progression !

 

Le travail effectué depuis 2006 commence à porter ses fruits. Remontés en élite mondiale en 2008, les Bleus ne l’ont plus quittée depuis, s’offrant même la Russie en 2013 et le Canada en 2014. Ces succès sont probablement dus au fait que de nombreux joueurs français ont su s’expatrier à l’étranger pour progresser. A l’image de Antoine Roussel ou Pierre-Edouard Bellemare qui jouent dans la meilleure ligue du monde, la NHL ; ou de Stéphane Da Costa, joueur en Russie en KHL.

 

Résultat de recherche d'images pour "antoine roussel"Résultat de recherche d'images pour "pierre edouard bellemare"Résultat de recherche d'images pour "stephane da costa"

 

Cette progression et cette évolution ont permis aux Français de réaliser un joli mondial cette année, alors qu’ils sont les co-hôtes de la compétition. Ils loupent finalement de peu la qualification en quart de finale… Vainqueurs 5 buts à 1 de la Finlande (3e nation mondiale), de la Suisse et de la Biélorussie aux tirs au buts, et de la Slovénie, ils payent cher leur échec en ouverture face à la Norvège et leur défaite face à la République Tchèque. Ils ont aussi été proches de réaliser de nouveau un exploit face au Canada (défaite 3-2 sur un but casquette). L’équipe de France, avec tout le cœur et l’enthousiasme qu’elle met à l’ouvrage à chaque match, ne doit surtout pas rougir de sa performance 2017 qui aura été une belle fête pour le hockey national et qui augure de belles choses pour l’avenir.

 

Résultat de recherche d'images pour "equipe de france de hockey mondial 2017"

La joie des bleus après la victoire contre la Suisse

En effet, le futur est extrêmement prometteur ! Les bleuets (U18) ont accédé à l’élite mondiale cette année et pourront dès la rentrée se frotter à la crème des joueurs de leur âge. Alexandre Texier (17 ans) est en passe d’être repêché à la draft nord-américaine par une équipe NHL. Cet espoir du hockey français est considéré comme l’un des 20 meilleurs jeunes européens par les experts d’outre-atlantique. La Ligue Magnus, en se restructurant et en passant à des saisons régulières de plus de 40 matchs (auxquelles il faut ajouter des playoffs) devient de plus en plus compétitive et attire désormais des joueurs de l’étranger bien meilleurs, permettant de faire progresser nos Français. Enfin, en se développant et en accédant à l’élite, des clubs comme Bordeaux ou Lyon, deux grandes villes, offrent de nouvelles perspectives en terme de visibilité. Ainsi, un match a ciel ouvert en décembre 2016 dans le nouveau stade de l’Olympique Lyonnais a offert la plus grande affluence pour un match de hockey français dans l’histoire, plus de 25 000 personnes ! Tous ces éléments réunis permettent de croire en un futur prometteur pour ce sport.

 

Le hockey sur glace doit encore franchir un palier, mais le travail effectué par les dirigeants de la FFHG ne devrait pas tarder à aboutir. Alors que l’équipe nationale offre chaque année de meilleurs résultats et que le championnat français se professionnalise toujours plus, tous les espoirs sont permis. Même si elle souffre encore de son isolement et d’une image de sport violent, la discipline ne devrait sans doute pas tarder à exploser. En tout cas c’est tout ce qu’on souhaite au hockey, sport assurément intense et passionnant, et où vous pourrez admirer des colosses de 90 kilos se mouvoir avec grâce sur des patins tout en jouant de leurs crosses pour marquer des buts avec une rondelle minuscule !

The following two tabs change content below.
mm

Martin Hortin

Etudiant en électronique mais passionné par l'écriture, l'actu, et le sport, j'espère pouvoir transmettre certaines clés pour une meilleure compréhension de notre monde !

Submit a Comment