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Olympique Lyonnais, le temps des regrets

Olympique Lyonnais, le temps des regrets
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L’Olympique Lyonnais a été éliminé, ce jeudi, en demi-finale de la Ligue Europa. Une élimination somme toute logique après la débâcle du match aller (4/1) mais les Gones y ont cru jusqu’au bout. Il en est donc terminé de cette aventure européenne qui cachait une saison bien médiocre, laissant les supporters groggy…


 

La fin de la mascarade

 

La coupe d’Europe ressemblait à un cheval de Troie du coté de la capitale des Gaules. En effet, les dirigeants déclaraient, avant même les quarts de finale, vouloir gagner cette dernière ! Une prétention récurrente dans le milieu du football, qui laisse toujours songeur ceux qui y ont réellement cru. Mais avec 21 défaites depuis août, la saison lyonnaise est belle et bien catastrophique. Ce beau parcours sur la scène européenne n’y changera rien. Capable du pire comme du meilleur, de battre le futur champion de France monégasque comme de perdre contre les promus, l’Olympique Lyonnais n’est définitivement plus une grande équipe. Ce dernier n’a d’ailleurs AUCUNE excuse. Être le deuxième budget du championnat de France pour finir à 20 longueurs du podium n’est pas acceptable. De même que de brimer une génération talentueuse, cela reste indéniable, en la mettant entre les mains d’un pyromane…

 

L’énorme gâchis

 

La liste des déceptions est longue. Très longue. Trop longue sans doute. Des jeunes talents qui ne jouent pas malgré de bonne prestation (Jordy Gaspar), des joueurs suffisants alors que d’autres méritent du temps de jeu.. la liste est loin d’être exhaustive. La plupart des problèmes semblent pourtant converger vers un seul homme : Bruno Génésio. L’ex-adjoint propulsé entraîneur a montré ses limites depuis bien longtemps. Après avoir été limogé par Besançon et Villefranche, cet homme n’a rien à faire sur le banc de l’Olympique Lyonnais. Encore une fois, la liste de ses erreurs ne semble pas avoir de fin. Même lui est démuni devant ce qu’il produit.  À chaque défaite, les mêmes traits d’impuissance apparaissent sur son visage, les yeux sont gonflés. Quelle image pour ses joueurs ! Alors bien sûr, tout n’est pas de la faute de l’entraîneur. Mais pour avancer, le changement est primordial. Cela est déjà très dommageable que ce dernier n’est toujours pas eu lieu, à tel point cette saison ressemble à une faute professionnelle. C’était la saison ou jamais pour l’Olympique Lyonnais de remporter une coupe d’Europe. C’est donc dorénavant la fin d’une génération gâchée, sacrifiée sur l’autel de l’incapacité de ses dirigeants. Maintenant, les meilleurs lyonnais (à l’image d’Alexandre Lacazette ou bien de Corentin Tolisso) sont sur le départ. Une nouvelle ère s’annonce..

 

Les supporteurs lyonnais du virage sud font entendre leur colère, le 8 février dernier. (crédit photo : Reuters)

 

Des changements ?

 

On n’imagine mal comment le septuple champion de France pourrait rester dans un tel état. Pour vous donner une image, l’Olympique Lyonnais ressemble à une belle berline allemande conduit à 30 km/h. Aussi bien rageant que frustrant. Ce club a besoin d’une refondation profonde et que chacun reste à la place qui est la sienne. L’omniprésence du président Aulas est un frein au projet sportif. Il s’occupe de tout ! Il faut un directeur sportif digne de nom, une cellule de recrutement étoffée et surtout un nouvel entraîneur. À l’image de Nice qui a su monter un projet solide en recrutant intelligemment, Lyon doit se remettre en question. D’autant plus qu’il a les moyens, en partie financier, de relever la tête. En se rappelant qu’Alain Perrin avait été limogé en 2008 (après avoir gagné la championnat et la coupe de France), nul doute que l’heure est aux changements. Surtout si l’Olympique Lyonnais veut rester sur le devant de la scène. Et pourtant..

 

À l’heure où Jean-Michel Aulas annonce à tous les médias qu’il ne souhaite pas changer d’entraîneur (est-ce du bluff ?), la saison prochaine s’annonce une nouvelle fois compliquée. De plus que bon nombre de supporters s’interrogent sur leur implication au sein du club si rien ne change, et on les comprend. En bref, vive le football, le vrai, pas celui de l’Olympique Lyonnais version Bruno Génésio. 

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Aurélien Epiais

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