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Au PS, la lutte finale ?

Au PS, la lutte finale ?
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Trois semaines après la non qualification pour le second tour des deux partis historiques de la Vème république que sont le PS et LR, l’émergence de deux nouveaux mouvements politiques de carrures nationales et le renouveau du FN laisse entrevoir la mise à mort du modèle de bipartisme français pour laisser place à un modèle de multipartisme. Dans ce contexte, le Parti Socialiste apparaît divisé et les initiatives personnelles de ses poids lourds sont révélateurs d’une crise identitaire sans précédent.


 

Un parti extrêmement disparate

 

Alors que le « troisième tour de l’élection présidentielle » selon Jean Luc Mélenchon, approche à grands pas (premier tour des élections législatives le 10 juin prochain), le PS est très divisé quant à la position à tenir par rapport aux lois qui seront portées par le gouvernement d’Emmanuel Macron. En effet, alors que Gerard Filoche, à l’aile gauche du parti, pourfend le nouveau Président de la République sur son compte Twitter à coup de dessins satiriques dénonçant le projet présidentiel, tout le PS ne semble pas manifester une aussi grande défiance à l’égard du 8 ème président de la Vème République.

 

 

Benoît Hamon, qui portait le projet du parti socialiste au cours de l’élection présidentielle, semble tenir une position proche de celle de Najat Vallaud-Belkacem qui déclarait qu’elle adopterait, si elle est élue, une attitude « constructive » mais « exigeante ». Détaillant sa position, elle affirmait qu’elle voterait certaines lois, comme l’augmentation du minimum vieillesse, tout en ne manquant pas de voter contre d’autres comme le  renforcement du contrôle sur les chômeurs et la suspension des allocations après deux refus d’offres d’emploi.

Seulement, l’aile « molle » du Parti Socialiste est autrement plus complaisante avec le projet défendu par La République En Marche. En effet, l’ancien ministre de l’Agriculture et porte parole du gouvernement Stephane Le Foll, demande aux socialistes de « faire réussir le projet d’Emmanuel Macron là ou nous pouvons nous y retrouver », considérant l’hypothèse d’une mise dans l’opposition « pas sérieuse ». Manuel Valls est lui allé plus loin que son ex-camarade de gouvernement, déclarant que « ce Parti Socialiste est mort », demandant un « ralliement » au mouvement La République En Marche, déclaration lui valant une exclusion du parti, 37 ans après son entrée dans l’institution.

 

De nouveaux mouvements

 

Alors que Gerard Grunberg parlait déjà de « gauche irréconciliable » à l’aube du second tour de la primaire socialiste, l’adversité à laquelle est confronté le Parti ne fait que mettre en évidence l’extrême hétérogénéité des positions des membres du Parti socialiste, hétérogénéité propice à la création de nouveaux mouvements.

En effet, Anne Hidalgo a annoncé la création d’un mouvement « d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale », ouvert à « tous les humanistes qui croient encore en l’action »,  « tous les démocrates prêts à s’engager pour la justice sociale » et à « tous les républicains qui aiment et revendiquent leur devise ». Soutenue par Christiane Taubira et Martine Aubry, la maire de Paris peine malgré tout à susciter l’enthousiasme des partisans socialistes. La page Facebook du mouvement n’est suivie que par environ 9000 personnes, et le hashtag #desdemain est quelque peu chahuté sur Twitter.

 

 

 

Benoît Hamon également, a annoncé sur France Inter qu’il constituerait un mouvement « transpartisan ». Bien que non suivi, pour l’heure, par les cadres du parti ; le candidat défait de la présidentielle, profitant de sa forte exposition médiatique, souhaite continuer à défendre les idées de sa campagne. Il qualifie ainsi ses positions sur l’écologie et le revenu universel d’existence de « fécondes ». Il juge également que « pour refonder la gauche, il faut des idées nouvelles ».

 

 

Alors que le Parti Socialiste semble se fracturer de manière de plus en plus claire, le futur de la gauche française semble ne plus être destiné à ne se décider que dans les locaux rue de Solférino. L’émergence de nouveaux mouvements au sein du Part Socialiste, mais surtout l’avènement des mouvements La République En Marche et La France Insoumise dans le paysage politique français laisse entrevoir une recomposition du paysage français et avec lui de ses acteurs traditionnels, à commencer par le Parti Socialiste.

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Vianney Savatier

Lycéen de 1er ES. Mon cœur balance souvent entre Cobain et Musset, mes oreilles entre Gainsbourg et Georgio.

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