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A l’Assemblée Nationale, destins parallèles pour Les Républicains et le Parti socialiste

A l’Assemblée Nationale, destins parallèles pour Les Républicains et le Parti socialiste
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Balayés par l’ouragan En Marche à deux reprises en quelques semaines, les deux partis traditionnels seront peu représentés au parlement. Mais plutôt que panser leurs plaies respectives, LR comme le PS s’écharpent en interne. A droite comme à gauche, on oscille entre soutien au gouvernement et retour aux valeurs essentielles du parti.


 

Ce mercredi 21 juin, le député LR des Hauts-de-Seine Thierry Solère a officialisé la scission. Son groupe Les Républicains constructifs-UDI-Indépendants sera donc bel et bien à distinguer du groupe Les Républicains, qui fera chambre à part. Cet ensemble de députés Macron-compatible, qui comptera dans ses rangs pas moins de 18 élus issus de l’UDI, tentera de « faire passer l’intérêt général avant tout. S’opposer sur tout est une logique qui n’est pas bonne pour le pays », a embrayé un Thierry Solère désireux d’accompagner la démarche du gouvernement. Ce groupe constituera une force d’appoint pour le président. Emmanuel Macron semble avoir réussi son pari : désunir la droite républicaine.

Le cas de l’organisateur de la primaire de la droite fait polémique dans les arcanes du parti de la droite républicaine. Les ténors des Républicains, dont Laurent Wauquiez, Eric Ciotti ou encore Xavier Bertrand s’opposent avec véhémence à la démarche de Thierry Solère. Tenants d’une droite rigoriste, ils espèrent drainer dans leurs rangs la majeure partie des 113 députés Les Républicains élus, afin de constituer une véritable force opposition au gouvernement Philippe. Celle-ci sera menée par Christian Jacob, chef de file de la droite parlementaire depuis 2010. « Notre groupe, réduit mais vivant, doit être le fer de lance de l’opposition que nous ne pouvons laisser ni à l’extrême gauche, ni à l’extrême droite », avançait M. Jacob dans sa lettre de candidature, bien conscient des fractures qui divisent sa famille politique.

 

Flou ambiant au Parti socialiste

 

Réuni le mardi 20 juin en bureau national, le Parti socialiste s’est déclaré force d’opposition. Bien que son poids à l’Assemblée soit très mince. Avec 30 élus et seulement 7,4% des suffrages recueillis, le PS n’est pas sorti de l’ornière. Si ce nombre pourrait être amené à gonfler avec l’apport de forces issues de divers partis de gauche, l’unité sera toutefois difficile à atteindre. Et pour cause, certains députés socialistes se réclament de « la majorité présidentielle ». Une stratégie qui n’a ni porté ses fruits pour Marisol Touraine, ni pour Malek Boutih et Myriam El Khomri, éliminés en Indre-et-Loire, dans l’Essonne et à Paris, mais qui semble avoir payé pour d’autres, dont Manuel Valls. A l’image de Stéphane Le Foll dans la Sarthe, l’ancien Premier ministre a bénéficié d’une fleur offerte par La République En Marche, qui avait décidé de ne pas opposer de candidats aux anciens ministres hollandais.

Pour Olivier Faure, député de Seine-et-Marne pressenti pour prendre la tête du groupe socialiste à l’Assemblée, environ deux tiers de ses futures troupes souhaiteraient réaffirmer l’identité socialiste. Avec une première étape ; s’abstenir de voter la confiance au gouvernement Philippe II. Alors que l’ambigüité règne autour des désirs de chacun, Manuel Valls pourrait tenter de rafler le tiers restant pour constituer un nouveau groupe de soutien à la majorité à l’Assemblée. Une scission semblable à celle que vient d’expérimenter le parti Les Républicains, avec la création des « constructifs ».

 

Malgré un fort désir d’unité affiché chez Les Républicains comme au Parti socialiste au lendemain d’un double-revers électoral d’ampleur, c’est bien la division qui s’est installée au coeur de ces partis habituellement en haut de l’affiche. A droite et à gauche, le projet du président Macron attire. Au grand dam de ces femmes et ces hommes qui aspirent à un retour aux valeurs traditionnelles portées par leur famille politique.

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Florian Bouhot

Journaliste en devenir, étudiant actuellement à Paris IV. Citoyen du monde mordu d'actualité internationale, de ballon rond et de sonorités électroniques.

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