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NBA : Où en sont les Frenchies ?

NBA : Où en sont les Frenchies ?
Benjamin Foucaud

Alors que les finales NBA nous annoncent une série historique, il est temps de faire un point sur la saison des joueurs français jouant outre-atlantique. Les joueurs français sont appréciés aux États-Unis, n’étant ni plus ni moins la première nationalité non-américaine représentée, à égalité avec le Canada, pour un nombre de 11 joueurs. En période d’examen de fin d’année, nous allons effectuer un classement en 3 catégories : les redoublants, les rattrapages et les mentions bien.


 

Les redoublants 

 

Dans cette section, il était malheureusement incontournable d’evoquer la saison de Joakim Noah. 
Celui qui fut défenseur de l’année, en 2013-2014, espérait retrouver de la stabilité et de la confiance lorsqu’il a signé aux New-York Knics, l’été dernier. Malgré cette « hype » autour de ce transfert, il reste la plus grosse déception française de la saison. Ses statistiques, parlent d’elles-mêmes, avec 44% aux lancers-francs, 8,8 rebonds de moyenne et 36 matchs de saison régulière loupés pour blessures. On reste dans la Conférence Est, à Indiana, pour évoquer la saison de Kévin Séraphin. Bien qu’il ait participé aux play-offs (7,3 points et 3,5 rebonds en 15 minutes de moyenne), avec un sweep quelque peu sévère face aux Cavaliers de LeBron James, on ne peut en tirer des conclusions sur cette série. Néanmoins, sa place trop peu importante dans la rotation des Pacers, ajoutée aux quelques blessures récurrentes, l’ont empêchées de jouer son meilleur basket. Pour le 3ème cas, nous partons vers Chicago, pour voir Joffrey Lauvergne. Celui-ci a connu un transfert en février, passant d’Oklahoma City aux Chicago Bulls. De médiocres statistiques, 5,4 points et 3,6 rebonds en 14 minutes de moyenne avec une entêtante envie de shooter à 3 points malgré 34% dans l’exercice, complètent une saison où il n’a jamais vraiment su s’imposer dans une équipe de Chicago pourtant très loin des standards des années Jordan. Pour le dernier redoublant, passons à la Conférence Ouest, à la Nouvelle-Orléans, pour le cas d’Alexis Ajinca. L’intérieur français a pati d’un coaching souvent incompris, et de l’ombre de la star locale, Anthony Davis. Malgré une saison individuellement satisfaisante, avec 5,3 points et 4,5 rebonds en 15 minutes de moyenne, sa place dans cette section ne dépend pas de lui. En effet, les dirigeants de la franchise ont tenté de relancer une équipe en perdition avec l’arrivée d’un des meilleurs pivots de la NBA, Demarcus Cousins. Tout ceci s’accumulant, un transfert est impératif pour Ajinca s’il ne souhaite pas se retrouver encore dans cette section la saison prochaine. 

 

Les rattrapages 

 

Deuxième section, celle des rattrapages, mention spéciale pour Evan Fournier et Nicolas Batum. Le premier évolue au Orlando Magics. L’ancien joueur de Poitiers connu pourtant un début de saison intéressant, démontrant l’étendu d’un talent indiscutable. Toutefois, cette belle dynamique fut stoppée par une blessure au talon. Quoi qu’il en soit, son équipe d’Orlando ne possédait que de très peu de chances de disputer les play-offs. Pour finir, Fournier tourne donc à 17,2 points, 3 passes décisives et 3 rebonds, pour environ 33 minutes, ce qui est digne d’un lieutenant d’une équipe pouvant jouer le titre. Le second évolue au Charlotte Hornets. L’international français eut aussi une belle dynamique, précisément au mois de décembre où sa présence au All-Star Game n’était plus une utopie. Seulement, les Hornets n’ont exceller qu’en irrégularités, alternant de bonnes performances et raclées à domicile. Pourtant, Batum réalise, comme à son habitude, une saison pleine et collective au niveau statistique pour un joueur « all-around » : 15,1 pts, 6,3 rebonds et 5,9 passes décisives en 34 minutes. En synthèse, Fournier et Batum sont dans la même situation. Tout deux ont signé un gros contrat à l’été 2016. 85 millions de dollars sur 5 ans pour le premier, et 120 millions sur 5 ans pour le second. Néanmoins, ne peut-on pas espérer voir ces 2 joueurs disputaient les play-offs avec des ambitions certaines ? Ne devraient-ils pas envisager de jouer un rôle moins majeur pour rejoindre une équipe ambitieuse ? Des questions auxquelles seuls Fournier et Batum sont aptes de répondre, car ce sont leurs équipes qui les empêchent de rêver plus grand. 

 

Les mentions bien 

Dans celle-ci, il était évident d’intégrer Tony Parker. S’il est loin des standards de ses plus belles années, le joueur de 35 ans remplit parfaitement son rôle de briscard expérimenté, au sein d’un collectif des Spurs toujours aussi bien huilé. Une saison régulière dans la gestion, et des séries de play-offs époustouflantes. C’est lui qui portera son équipe face à Memphis au 1er tour et qui s’illuminera face aux Rockets, lors du 2nd tour. Les statistiques rendent impossible toutes critiques : 15,9pts, 2,5 rebonds et 3,1 passes en seulement 28 minutes. Néanmoins, « TP » se blesse au quadriceps gauche après être mal retombé après un « drive » , lors du match 2 face à Houston.
L’international français espère tout de même refouler les parquets de NBA, en annonçant son retour pour le début du mois de janvier 2018. Dirigeons nous vers Washington, pour se concentrer sur la saison d’Ian Mahinmi. Le pivot français peut s’estimer fier d’une saison bien remplie. En effet, même s’il est passé à côté de ses play-offs, avec -7,4 au plus/minus, ses qualités en sortie de banc et son rôle de pivot imposant ont fait du bien, avec 5,6 points et 4,8 rebonds en 18 minutes seulement, à l’image d’une franchise des Wizards 4ème de la Conférence Est. Autre satisfaction française : Boris Diaw. Habituel joueur de l’ombre, il reste fidèle à lui-même. « Babaq » apporte son expérience au Utah Jazz. Des statistiques qui peuvent supposer une suffisance, avec 5,7 points, 2 passes et 1,9 rebonds en 18 minutes. Seulement, dans la meilleure équipe NBA, il est impensable de revoir Boris Diaw effectuer des triples-doubles. Sans être surprenant, sa saison reste bonne, comme le 1er tour face aux Los Angeles Clippers, ne laisse pas envisager le déclin d’un joueur toujours aussi agréable à voir jouer. Autre joueur pour une autre génération, nous allons évoquer le cas de Timothé Luwawu. Celui qui fut drafté en 24ème position, par les Philadelphies Sixers, confirme les espoirs qui lui ont été attribués. Peu utilisé par la franchise en première partie de saison, il a su trouver sa place dans la rotation, lorsque que les Sixers ont « bazardés » les matchs pour jouer le Premier tour de Draft.
Le jeune ailier est un des seuls « rookies » à avoir commencer à confirmer dans une draft 2016 décevante. Ses 6,5 points, 1,1 passes et 2,2 rebonds en 17 minutes de moyenne, pourraient bien être une des bonnes surprises de l’Euro à venir, étant appelé pour la première fois en sélection.

 

Pour terminer, il était indispensable d’attribuer une mention spéciale, une mention très bien à Rudy Gobert. Les superlatifs ne manquent pas quand il s’agit de qualifier la saison du pivot du Utah Jazz. En progression constante, il n’oublie pas de soigner ses statistiques hors-du-commun : 14 points, 12,8 rebonds et 2,7 contres en 34 minutes. Étant la pierre angulaire de la meilleure défense de la ligue, il est naturel qu’il soit en lice pour le titre de défenseur de l’année. Solide défensivement et efficace offensivement, l’intérieur français prend ses responsabilités en honorant son contrat de 120 millions sur 5 ans.

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Benjamin Foucaud

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