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Cédric Mathiot, responsable de LibéDésintox : « Il y a un vrai intérêt à vérifier l’information »

Cédric Mathiot, responsable de LibéDésintox : « Il y a un vrai intérêt à vérifier l’information »
Gaspard Claude

Libération présente en ce début d’année « CheckNews », un nouvel outil sous forme de moteur de recherche pour démêler le vrai du faux. Nous avons pu poser quelques questions à Cedric Mathiot, journaliste à Libération et responsable du service LibéDésintox.


À l’heure où internet et les réseaux sociaux sont utilisés par le plus grand nombre, où le sulfureux Donald Trump a été élu président des États-Unis et où les partis politiques semblent s’arroger leurs propres vérités, les fake news et autres infos travesties ont le vent en poupe. Se pose alors une question : comment parvenir à lutter contre ces dérives de l’information contemporaine ? Pour y répondre le service Désintox du journal Libération a fait le choix de mettre en place un nouveau bouclier contre cette désinformation digitale. Son nom ? CheckNews.

 

Trois questions à Cédric Mathiot, responsable du service LibéDésintox

Radio Londres : Comment définiriez-vous CheckNews ?

CheckNews est un outil qui permet de mettre en relation les internautes et les journalistes. Il donne la possibilité aux citoyens de trouver des réponses à leurs interrogations en étant directement en contact avec nous. Cela a aussi pour but dans un second temps de recréer un lien de confiance entre eux et nous, les journalistes.    

 

En quoi un tel outil est-il devenu nécessaire aujourd’hui ?

CheckNews trouve sa nécessité à travers deux raisons. D’une part il sert de réponse à l’inflation de fake news et autres hoax qui pullulent actuellement sur la toile et auquel l’internaute est confronté. Nous apparaissons alors comme un repère dans ce flux d’informations à la véracité très variable. D’autre part CheckNews répond à une polarisation du débat politique et des partis qui caricaturent parfois l’information pour se donner raison.

 

La vérification de l’information est ainsi vouée à devenir un métier à part entière ?

C’est en effet devenu un métier à part entière car je pense qu’il y a une véritable nécessité. Cette nouvelle façon de traiter l’information est en tout cas de plus en plus répandu. Libération a créé depuis déjà une dizaine d’années Désintox. Mais tous les journaux n’ont pas forcément beaucoup de moyens à mettre dans un tel service. Chez LibéDésintox nous sommes passés de 3 à 5 journalistes travaillant dans cette rubrique. Aujourd’hui il y a un vrai intérêt à vérifier l’information. 

 

Le principe est donc simple : vous demandez, ils répondent : « Pourquoi ne parle-t-on pas de terrorisme à Las Vegas ? », « Merkel a-t-elle dénigré le discours de Macron ? », « Sans compte Facebook ni Twitter et en lisant encore des journaux papiers, suis-je has been ou bien réac ? ». Que ce soit avec des questions liées à l’actualité, des interrogations sur des rumeurs émanant d’internet ou de simples clins d’œil, les journalistes du service LibéDésintox prennent le temps de répondre à l’ensemble des questions postées sur CheckNews.fr. Et si votre question a déjà été posées, il vous suffit de la taper dans le moteur de recherche pour avoir accès à une réponse détaillée.

 

Un moteur de recherche humain

 

Il faut dire que l’idée de créer CheckNews est le fruit d’une drôle d’association : celle d’une agence de publicité nommée JTW et du journal Libération. Nous sommes alors au mois de mai pendant l’entre deux tours des présidentielles. À cette époque, la désinformation atteint des sommets sur la toile : « Macron est financé par l’Arabie Saoudite », « Le Kremlin va aider Le Pen a gagner », « L’euro fait exploser les prix ». JTW propose alors au quotidien de lancer un site où les citoyens pourraient directement interpeller des journalistes du célèbre journal sur le sujets de leur choix.

Pour la première fois, un moteur de recherche (utilisé dans le but de s’informer) n’est pas géré par des algorithmes mais bien par des journalistes. Le slogan « un moteur de recherche humain » prend alors tout son sens. Quelques mois après sa mise en service, CheckNews rescence déjà plus de 500 questions en tous genres.  Et si cet outil permettait de recréer un lien de confiance, trop souvent rompu entre le citoyen et le journaliste ? 

 

Compte Twitter © Check News

Retrouvez l’ensemble des questions posées à CheckNews sur Twitter ou sur leur site internet.

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