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« Le Sens de la fête » : du rire à l’état pur !

« Le Sens de la fête » : du rire à l’état pur !
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Le Sens de la fête, sixième long-métrage d’Eric Toledano et Olivier Nakache (Intouchables, Nos jours heureux…) sort cette semaine sur nos écrans. Une comédie dynamique portée par une pléiade d’acteurs et qui confirme le talent des réalisateurs-rois du box-office français. Critique.


Max est traiteur depuis trente ans. Des cérémonies, il en a organisé des centaines. Aujourd’hui, il se trouve dans un château du XVIIème siècle pour le mariage de Pierre et Héléna. Tout est prêt et l’équipe est au complet. Mais rien ne va se passer comme prévu…

 

★★★★☆ – À ne pas manquer

 

On sent le vécu…

 

L’idée du Sens de la fête semblait déjà en germes dans la précédente réalisation du duo de réalisateurs, Samba. Le film s’ouvrait sur une scène de mariage qui nous emmenait dans les coulisses de la fête où Omar Sy travaillait à la plonge.

Le Sens de la fête n’est pas un film qui prétend dénoncer un fait de société, ce qui était peut-être davantage le cas dans Samba. Comme son nom l’indique, le film nous montre surtout qu’il faut savoir se coordonner, s’adapter ensemble pour atteindre son objectif, ici, apporter le sens de la fête et rendre des mariés heureux. En s’inspirant de leurs expériences passées comme serveurs de mariage, Eric Toledano et Olivier Nakachent livrent une très bonne comédie qui n’oublie pas pour autant de nous interpeller et de nous faire réfléchir. 

Car c’est surement là que tient la réussite du film : on sent que les acteurs ont commencé par mettre en pratique ce principe « d’adaptation » dès le tournage avant de l’imposer à leurs personnages et on repense alors à la joyeuse colonie de vacances de Nos Jours Heureux.

 

Jean-Pierre Bacri interprète Max, le chef d’orchestre de toute l’équipe (Copyright: Thibault Grabbher QUAD+TEN)

 

Un film qui doit son succès à sa mise-en-scène…

 

La musique est aussi très présente tout au long du film et on perçoit que les deux réalisateurs composent au son de celle-ci. La bande originale insuffle en effet un dynamisme à la mise-en-scène et au montage, effervescents, à l’image des serveurs du mariage.

On pense d’ailleurs à une pièce de théâtre, l’histoire étant rythmée aux heures du mariage : les situations s’enchainent à une vitesse folle et alors qu’on pense que rien ne peut aller plus mal derrière les rideaux, on rit encore plus face à l’arrivée d’une énième catastrophe.

Car les dialogues sont ciselés, pointus et efficaces. On rit oui, mais sans se forcer, ce qui est rare ces derniers temps dans les comédies françaises. Et on rit aussi et surtout grâce aux protagonistes.

 

…et à ses interprètes

 

La mosaïque des personnages est une autre clé de la réussite du film : du reporter de guerre raté devenu photographe de mariage campé par Jean-Paul Rouve à l’animateur interprété par Gilles Lellouche, chacun est une pièce essentielle du puzzle (ici, de la pièce montée) formé par cette belle équipe.

Mais c’est bien Jean-Pierre Bacri qui s’impose comme le chef d’orchestre de cette comédie pour laquelle il a participé à l’écriture. Il tente donc, non sans peine, de coordonner toute cette équipe avant de mettre en ordre sa propre vie.

Le seul défaut du film est peut être de ne pas nous en dire assez sur cette collection de personnages qui sont tous très attachants. Cependant, si tel avait été le cas, on lui aurait reproché sa durée trop longue.

 

Jean-Paul Rouve interprète le photographe du mariage (Copyright: Thibault Grabherr 2017 QUADD+TEN)

 

Le Sens de la fête est donc une comédie réussie, peut-être la plus réussie de cette année 2017. On rit et on en ressort avec le sourire, et c’est peut-être le plus important aujourd’hui lorsqu’on parle de ce genre cinématographique.

 

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Hortense Crépin

Étudiante en Droit à l'Université de Lille 2 et à l'Académie ESJ Lille.

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