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Le Portel, le petit devenu grand

Le Portel, le petit devenu grand
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À l’issue d’une saison pleine de surprises terminée à une étonnante septième place, synonyme de play-offs en Pro A, l’ESSM le Portel voit désormais plus grand et souhaite s’installer durablement dans le paysage du basket français. L’arrivée de la Coupe d’Europe cette année peut permettre au club de changer de dimension.


 

Le Portel, petite ville d’à peine 10 000 habitants proche de Boulogne-sur-Mer dans le Nord de la France, et son équipe de basket déplacent des montagnes face aux ténors du basket français depuis maintenant près de trois ans. L’équipe emmenée par le coach emblématique Eric Girard reste sur trois années réussies sur le plan sportif avec successivement une finale de Coupe de France en 2015 alors que le club évoluait en Pro B, suivie d’une victoire lors des play-offs de Pro B en 2016 synonyme de montée à l’échelon supérieur et play-offs la saison passée. Un ensemble de résultats qui sont le fruit d’un travail acharné du staff portelois, avec le miraculé Eric Girard à la baguette — qui a survécu à un cancer de la gorge il y a maintenant 5 ans. L’ESSM peut aussi compter sur son public « chaud bouillant » considéré comme un des meilleurs de Pro A et qui apporte un soutien indéfectible dans sa salle du Chaudron d’une capacité de 3500 places.

 

Un recrutement efficace

 

Eric Girard et son staff ont eu fort à faire cet été. À la suite d’une saison réussie en Pro A, une vague de départs a secoué le club cet été et il a fallu y faire face avec un budget limité, le deuxième plus faible du championnat. Le départ le plus marquant a bien sûr été celui du maître à jouer de l’équipe. Darrin Dorsey, le génial meneur de jeu meilleur marqueur de l’équipe l’année dernière a préféré rejoindre la Turquie plutôt que de prolonger dans son club. Le début de saison semble montrer que ce départ a été compensé de la meilleure des manières par l’arrivée du meneur américain Trae Golden qui réussit un début de saison tonitruant au niveau du scoring mais aussi en faisant bien jouer son équipe et en étant présent en défense. Cette dernière, point fort de l’équipe peut toujours compter sur son patron, Jakim Donaldson, qui aide ses coéquipiers dans les tâches de l’ombre que ce soit au niveau du rebond ou encore au niveau de l’abnégation. L’autre coup de maître de l’été a été de garder le grand pivot américain Frank Hassell qui a été un élément indispensable la saison dernière grâce à son apport en points et en rebonds, ce qui faisait de lui la meilleure évaluation de l’équipe. Malgré son début de saison poussif, on imagine bien qu’il va être à nouveau une des pierres angulaires de l’équipe et va chercher à faire une grosse saison avant un possible départ dans une grosse écurie l’année prochaine. D’autres éléments historiques du club qui jouaient déjà en Pro B ont été conservés et vont pouvoir apporter toute leur expérience. On parle ici du capitaine Benoît Mangin, qui est le complément parfait pour Golden avec son côté plus passeur, ainsi que de Jessy Begarin, Mohamed Hachad et Gary Chatuant qui peuvent toujours apporter un plus et prendre feu à tout moment. Enfin, l’effectif a été complété par les arrivées de Twitty Carter, Jean-Victor Traoré et Dinma Odiakosa qui vont pouvoir apporter en sortie de banc. Ces deux derniers étaient des joueurs majeurs de Pro B.

 

Des objectifs revus à la hausse

 

Dans la continuité des saisons précédentes, Le Portel veut voir toujours plus haut et souhaite cette année prendre une nouvelle dimension au niveau national mais aussi au niveau européen. Après deux saisons pleines sur le plan sportif, le petit club veut devenir grand. Cela commence par de la continuité : les Nordistes veulent désormais assurer leur présence en Pro A sur la longueur et s’imposer comme une équipe crainte par toutes les autres. Alors que l’objectif de la saison passée était le maintien, cette saison, l’équipe joue au moins une place parmi les dix premiers, et si en mars, Le Portel se trouve dans cette position, il ne se gênera pas pour jouer sa chance à fond et pourquoi pas attraper une place en play-offs comme la saison dernière. Cependant, la tâche s’annonce ardue avec un renforcement significatif du championnat. Beaucoup d’équipes sont désormais armées pour jouer sur plusieurs tableaux et on pense bien sûr en premier lieu à l’ASVEL de Tony Parker qui est annoncée comme la grande favorite avec sa pléiade de gros joueurs. Il y a aussi les contenders comme par exemple Monaco qui veut enfin s’imposer après deux saisons où il n’a pas su concrétiser sa première place en saison régulière ; ou encore Le Mans qui réussit un début de saison parfait. Les autres équipes européennes seront aussi des adversaires directs pour bien figurer au classement, et les Portelois devront donc jouer à leur meilleur niveau toutes les rencontres dans cette Pro A de plus en plus homogène.

En Europe, l’objectif est seulement de prendre de l’expérience face à des équipes aguerries et habituées des joutes européennes, et pourquoi pas créer des surprises pour se mettre à rêver d’un beau parcours.

 

La découverte du monde européen

 

La septième place en Pro A lors de la saison précédente va permettre à l’ESSM de se frotter à des équipes de toute l’Europe dans la quatrième compétition au niveau européen, la FIBA Europe Cup. Malgré les play-offs qui ont été enlevés en fin de saison, la place dans cette compétition n’était pas acquise d’avance, loin de là. La faute au conflit entre la FIBA et l’Euroligue qui a complètement remanié le système de qualification depuis maintenant deux ans, n’offrant pas un système très juste et profitant surtout aux plus riches. En effet, l’Euroligue dispose des deux compétitions majeures avec l’Euroligue réservée aux cadors européens, où aucun club français ne figure, et l’Eurocup, la deuxième compétition au niveau européen qui a invité pour la première saison trois clubs historiques du basket français : l’ASVEL Villeurbanne, l’équipe de Levallois et enfin Limoges — pourtant seulement dixième du dernier exercice. Viennent ensuite les deux compétitions organisées par la FIBA considérées comme les troisième et quatrième compétitions européennes. La première, la Champions League, va permettre aux meilleurs clubs français de l’année dernière — Monaco, Strasbourg, Nanterre et l’Elan Chalonnais — de se frotter à de grosses équipes. Enfin, la compétition qui nous intéresse est la FIBA Europe Cup, une compétition dans laquelle seulement une équipe française est invitée. Les Portelois n’ont dû leur salut en Europe qu’au refus de Pau de participer à ces joutes européennes et on peut penser que les joueurs nordistes vont pleinement profiter de cette occasion. Ils ont d’ailleurs magnifiquement réussi leur entrée en lice en battant le club russe de Perm dans un barrage qualificatif pour les phases de groupes, et vont pouvoir se frotter pendant la suite aux équipes d’Anvers, de Groningen et de Sarajevo, des confrontations qui s’annoncent mémorables.

 

Le Portel peut cette année encore créer la surprise en Pro A et s’inviter dans la cour des grands pour la deuxième fois consécutive. On suivra leur parcours avec attention.

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Anthony Riviere

Anthony 18 ans, j étudie l histoire a l université Lille 3. Je suis passionné depuis mon plus jeune âge de sport et le journalisme est pour moi la meilleure façon de retranscrire ma passion.
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