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Sport en 2017 : les moments qui nous ont marqués [1/2]

Sport en 2017 : les moments qui nous ont marqués [1/2]
La Rédaction

Les rédacteurs du pôle sports de Radio Londres reviennent sur un moment qui a nourri leur année.
[1ère partie]


 

« Le handball français sur le toit du monde », par Louis Faurent

 

Le monde du handball français avait coché l’année 2017 et il n’a pas été déçu. Le double titre mondial chez les hommes en janvier et chez les femmes en décembre a un peu plus inscrit la France dans l’histoire du sport. Nous attendions des Bleus de haut niveau, ils ont tutoyé les sommets. Pour la première de Didier Dinart, la France remet son titre en jeu, et à domicile. Match après match, les Bleus sont impériaux. Portés par Nikola Karabatic et Vincent Gérard, respectivement meilleurs joueur et gardien de la compétition, ils tracent leur chemin vers un titre sans conteste. Moments forts du mondial : les huitièmes et quarts de finale disputés au stade Pierre Mauroy devant plus de 28 000 personnes à chaque fois, record à battre.
Onze mois plus tard, c’est aux filles de disputer leur mondial, en Allemagne cette fois. Le contexte est tout autre. Elles restent sur une belle médaille d’argent aux Jeux de Rio en 2016, et le retour du coach Olivier Krumbholz semble porter ses fruits. Une chose est sûre, les Bleues ne se rendent pas outre-Rhin pour de la figuration. Mais cette situation, elles l’ont déjà connue plusieurs fois depuis leur titre de 2001. L’équipe de France a eu à plusieurs reprises un effectif très compétitif. Mais trop souvent, le conditionnement mental a pêché : excès de confiance, ou fébrilité. Il faut croire que les choses ont changé, au grand dam de leurs adversaires. Malgré une défaite en ouverture de la compétition, les Françaises se lancent et ne s’arrêtent que sur la première marche du podium. Elles nous font vibrer pendant deux semaines et s’offrent même le luxe d’une finale contre de présumées invincibles Norvégiennes, en direct sur TF1.

Le handball en 2017, ce furent des Championnats du monde. Et pour la France, des titres, rien que des titres.

 

« La qualification du Maroc », par Réda Ghaffouli

 

11 novembre, Abidjan, match décisif au sommet du groupe C entre le Maroc et la Côte d’Ivoire. Les Lions de l’Atlas sont dans une position rêvée : un match nul leur suffit pour se qualifier à leur première Coupe du monde depuis 1998. Le match commence, la tension est à son maximum mais elle ne sera que de courte durée : en trente minutes, les Marocains trouvent par deux fois le chemin des filets. Devant une attaque ivoirienne en-dessous de son véritable niveau, tout un pays entrevoit ce qui n’était qu’un fantasme quelques mois auparavant : le Maroc sera bien en Russie en 2018, vingt ans après. Dès lors, les scènes de liesses se multiplient : au-delà du territoire national, des Marocaines et Marocains des quatre coins du monde se réunissent pour fêter cet événement mémorable. Le temps d’une soirée, le drapeau rouge à étoile verte est brandi de Rabat à Doha en passant par les Champs-Élysées, au plus grand désarroi du sommeil de certains mais pour la joie de milliers d’autres. Mais désormais la tâche est d’une autre ampleur : tombés dans le redoutable Groupe B, les hommes d’Hervé Renard devront se frayer un chemin entre les deux ogres ibériques pour espérer être la potentielle surprise de ce mondial.

 

« La chute de Bolt », par Alexandre Ravasi

 

Nous sommes une soirée d’août au calme apparent, sur les coups de 23h, à la veille de la clôture des Championnats du monde. Usain Bolt, l’athlète qui a bercé mes étés adolescents, s’est classé 3e du 100m une semaine plus tôt, une première « défaite » dans une compétition majeure depuis 2008. Pour sa dernière course, le meilleur sprinteur de l’histoire se doit de prendre une éclatante revanche. Le pistolet retentit. Les coureurs s’élancent. Les frissons parcourent mon corps. À ma grande surprise, le dernier relayeur du 4x100m ne reçoit le témoin qu’en troisième position. La Jamaïque, meilleure nation du monde, a manqué ses transmissions. Et s’il y parvenait ? Et s’il réalisait l’exploit ? Il a déjà réussi par le passé à s’extirper de situations bien plus alambiquées. Une lueur d’espoir s’allume en moi. Vingt mètres suffisent cependant à la doucher. Sur un appui, le roi Bolt sautille sur sa jambe droite. Je me lève de mon canapé, ébahi. La foudre s’est abattue sur le stade olympique de Londres, d’une violence comparable à celle avec laquelle il terrassait ses adversaires autrefois. Le géant finit en claudiquant, avant de s’effondrer sur la piste d’une galipette avant. L’ascenseur émotionnel s’achève donc sur un déchirement. Je viens d’assister, abattu, à la mort dramatique d’une légende. Un dénouement à l’image de la carrière de ce héros des temps modernes, digne des plus improbables récits épiques.

 

« Le PSG battu par le Racing Club de Strasbourg », par Matthieu Slisse

 

Nous sommes le 2 décembre. Le Racing Club de Strasbourg, premier non relégable, reçoit l’ogre parisien à la Meinau. C’est avec un plaisir non dissimulé que j’allume mon ordi pour voir Liénard chatouiller Neymar. Alors, quand les ciel et blanc ouvrent le score -bien que seul dans ma chambre et à des centaines de kilomètres de là- je ne peux réprimer un cri, un de ces cris qui ne jaillissent que dans ces grands moments où David fait trembler Goliath. Jamais, jamais je n’aurais osé rêver voir briller en haut de mon écran un 1 glorieux à côté de ce club qui évoluait encore hier en CFA. Peu importe l’issue de la rencontre, j’étais déjà subjugué, mais dans l’euphorie je me suis surpris à rêver, à rêver plus grand. Et si les Strasbourgeois devenaient les premiers à faire tomber les Parisiens ?

L’égalisation mbappienne fait chavirer mon nuage mais l’espoir ne parvient pas à me quitter. Ainsi, quand Bahoken vient pulvériser les cages franciliennes, je suis transporté dans le kop, je vibre comme je n’ai jamais vibré, j’aime le foot comme je ne l’ai jamais aimé. Finalement, avec un océan de combativité, une pincée de folie et une once de chance, on peut renverser des montagnes et aucun match n’est gagné d’avance.

Un seul amour et pour toujours.

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Comments

  1. Rémi

    N’étant pas très fan de sport, je me suis surpris à lire l’article jusqu’à la fin sans difficulté ; ce qui pour moi prouve la qualité de rédaction de ce dernier.

    Bravo pour votre travail !

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