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Sport en 2017 : les moments qui nous ont marqués [2/2]

Sport en 2017 : les moments qui nous ont marqués [2/2]
La Rédaction

Les rédacteurs du pôle sports de Radio Londres reviennent sur un moment qui a nourri leur année.
[2e et dernière partie. 1ère partie à retrouver ici]


 

« La saison de Monaco », par Élio Bono

 

Un exploit, un vrai. Parce que finir devant le Paris-Saint-Germain et sa ribambelle de stars sur une saison entière, ce n’est pas donné à tout le monde. Parce que Monaco a pulvérisé le record de victoires consécutives en Ligue 1, remportant seize matchs d’affilée à cheval sur deux saisons. Parce que l’ASM a gagné 30 matchs sur 38 possibles l’an dernier, égalant le précédent record. Parce que le club est celui qui a marqué le plus de buts sur une saison de Ligue 1 (107) depuis 1960. Parce que l’attaque monégasque n’est restée muette qu’à une seule reprise lors de la saison 2016-2017. Parce que l’entraîneur Leonardo Jardim a réussi à refaire de Falcao une terreur pour les défenses adverses, alors qu’on le disait perdu pour le football au début de la saison. Parce que Kylian Mbappé est passé en un an de jeune espoir à star de l’Équipe de France et potentiel deuxième joueur le plus cher de l’histoire. Parce que Tiémoué Bakayoko, Benjamin Mendy ou Bernardo Silva n’étaient que des jeunes joueurs parmi tant d’autres et qu’ils ont rapporté au club cent-cinquante millions d’euros en plus de grandes performances sportives. Parce que Kamil Glik et Jemerson sont devenus des références mondiales au poste de défenseur central en seulement un an. Parce que Thomas Lemar et Dijbril Sidibé ont été sélectionnés pour la première fois en Équipe de France l’année dernière. Et surtout, parce que l’AS Monaco a réussi à faire ce que le Paris-Saint Germain n’a toujours pas réussi à atteindre depuis l’arrivée des Qataris : jouer une demi-finale de Ligue des Champions. Qu’on soit supporteur monégasque ou pas, cette équipe et ces joueurs nous ont tous fait rêver.

 

« Le hockey français à la conquête de son public », par Martin Hortin

 

Passés un peu inaperçus en raison des élections présidentielles, les Championnats du monde de hockey sur glace ont pourtant bien eu lieu à Paris (en co-organisation avec la ville de Cologne, en Allemagne) en mai dernier. Cet événement était l’occasion pour l’équipe française de concourir devant son public et de faire découvrir aux français un sport encore méconnu. Avec deux victoires en temps réglementaire et deux autres en prolongations, pour trois défaites, il aura seulement manqué un petit point aux Bleus pour se qualifier en quarts de finale et rêver plus grand. C’est sans doute la défaite en ouverture de tournoi contre la Norvège qui coûte à l’équipe de France la qualification. En effet, ils réalisent par la suite le coup parfait en s’imposant largement contre la Finlande pour la première fois de leur histoire et en remportant tous les matchs à leur portée. Malheureusement, le miracle n’a pas lieu contre les épouvantails du groupe, le Canada et la République tchèque.

Il reste que ce mondial aura été un succès pour la Fédération et le hockey français. Avec des patinoires pleines pour les matchs clés, cet événement vitrine a sans doute contribué à développer le sport auprès des français. Le chemin est tout de même encore long. Première étape : la médiatisation, sans quoi rien n’est possible. La nécessité de diffusions TV est grande pour la démocratisation du sport. Cependant, il ne fait nul doute que tout cela viendra avec les succès et la progression constante de notre équipe nationale. En attendant, vive les Bleus et vive la France du sport !

 

« Le titre de Clermont », par Romain Megemont

 

4 juin 2017. Dernière action de finale du Top 14 entre Clermont et Toulon, véritable sommet de la plus grande rivalité rugbystique de ces dernières années. D’un côté, les fiers Auvergnats, éternels maudits avec un seul titre majeur dans leur histoire pour quatorze finales perdues. De l’autre, l’ogre toulonnais et son armada de joueurs internationaux qui ont privé Clermont de Coupe d’Europe à deux reprises en finale en 2013 et 2015. Pourtant, dans les derniers instants de cette finale 2017, ce sont bien nos « jaunes et bleus » clermontois qui mènent de six points face aux toulonnais grâce à une bonne entame de match et à une grosse défense. Mais Toulon peut encore rafler la mise en marquant sept points avec un essai transformé. Balle en main, les Varois chargent avec une immense détermination et avancent mètre après mètre, et l’en-but auvergnat se rapproche dangereusement. Toute l’Auvergne retient alors son souffle et de douloureux souvenirs remontent : des défaites dans les dernières minutes, notamment contre l’adversaire du jour. Mais cette fois, Morgan Parra, demi de mêlée clermontois, en avait décidé autrement. Alors que la ligne d’en-but est à une dizaine de mètres seulement, il plonge tête la première au milieu des toulonnais et réussit à lui seul à les empêcher de libérer la balle. Bilan : pénalité pour Clermont, c’est la libération ! L’ASM Clermont-Auvergne est championne de France 2017 au terme d’un match et d’une saison très intense.

 

« Le premier des déboires du Djoker », par Clément Zagnoni

 

Quand il débarque en janvier en Australie pour défendre son titre, Novak Djokovic a cessé d’inspirer la crainte. Certes, il vient de battre Andy Murray dans ce qui constituera leur unique face-à-face de l’année, mais celui qui jadis fut le lion de l’arène a cette fois des allures de bête éclopée. Les rôles ont changé : le chasseur est désormais chassé ; les chassés, eux, sont devenus les chasseurs, et pour la première fois depuis longtemps, ils entrent sur le court avec l’espoir de ressortir vainqueurs. Flanqué d’un bandeau jaune fluo et de ses éternelles lunettes, Denis Istomin interprète le rôle du guerrier ouzbek venu jouer les trouble-fêtes. Il remporte un tie-break (10/8), perd les deux sets suivants, en gagne encore un autre et s’en va éjecter le Djoker dès le deuxième tour du tournoi (7-6[8], 5-7, 2-6, 7-6[5], 6-4) dans une atmosphère électrique.

La suite, on la connaît. La saison de Nole est un crève-cœur et elle s’achève prématurément, tout comme celle de Murray. Les ogres de 2016 sont rentrés dans le rang — un rang qu’ils n’avaient plus connu depuis une décennie. À l’ATP, Djokovic est 12e, Murray 16e. Pendant ce temps ou presque, le duo Fedal clôture sa razzia de Grands Chelems. Ce fut l’une des saisons les moins attendues de l’histoire du tennis. Et moi, dans tout ça, de me demander : si le passé rattrape sans cesse le présent, qu’en adviendra-t-il ainsi du futur?

 

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