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« Star Wars, épisode VIII » : des Jedi derniers mais pas mauvais

« Star Wars, épisode VIII » : des Jedi derniers mais pas mauvais
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Le huitième opus de la mythique saga, le deuxième depuis que Mickey a rajouté ses oreilles sur la franchise — en omettant le spin-off de 2016 — a été confié au réalisateur de Looper, Rian Johnson. Et il faut le reconnaître : c’est un succès. A la prudence de J.J. Abrams dans Le Réveil de la Force succède la justesse des Derniers Jedi


 

Avertissement : Pour une lecture optimale, il convient de préciser dès maintenant que des spoilers se trouveront à la fin de cet article, dans le dernier paragraphe. Cet avertissement sera de nouveau formulé avant ledit paragraphe afin de ne pas déranger les lecteurs qui n’auraient pas encore vu le film. Hormis ce paragraphe, le texte est garanti sans spoilers.

 

Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

 

★★★★☆ – À ne pas manquer

 

Pour le retour de la saga en 2015, J.J. Abrams s’était armé de prudence et de respect pour aborder cette nouvelle trilogie, s’évitant ainsi les foudres du public, mais s’attirant les regrets des fans avertis qui ne trouvaient que trop peu d’éléments novateurs dans le scénario. Fort de cette leçon, Rian Johnson s’est efforcé de construire un scénario plus libre et plus frais, pour donner une impulsion nouvelle à la franchise et à cette troisième trilogie. Si le souffle nouveau est largement à nuancer, ce huitième épisode est une belle réussite, offrant un récit original, surprenant, et haletant.

 

Une écriture plus libre que dans le précédent épisode

 

Le film plonge d’entrée dans le vif du sujet. On retrouve les rebelles de la Résistance en pleine bataille, ce qui donne le ton de l’épisode, résolument tourné vers la guerre. De son côté, Rey en est où nous l’avions laissée, aux côtés d’un Luke Skywalker devenu ermite. Celle-ci va essayer de le convaincre de bien vouloir venir aider la Résistance, mais les négociations ne feront que soulever les troubles qui rôdent autour des derniers possesseurs de la Force.

Rian Johnson jongle avec brio et justesse entre les différentes parties de l’histoire. D’un côté, il nous sert des batailles épiques entre la Résistance et le Premier Ordre ; de l’autre, il explore les tensions intérieures des Jedi, tout en finesse et en suspense. Enfin bien sûr, et sans en dire plus, il nous offre quelques combats aux sabres lasers qui raviront tous les fans, à grands renforts de bruitages frissonnants. Mais s’il fallait trouver une limite à ce scénario, ce serait inévitablement une certaine redondance — qui demeure ici légère — avec les épisodes précédents de la saga. Autre problème qu’il faut également pointer : les facilités scénaristiques. Elles ne sont pas très nombreuses mais certaines sont parfois grosses, et feront sans aucun doute hurler les chantres de la cohérence.

 

Une esthétique inédite 

 

C’est probablement là que réside la performance de cet épisode 8 : Star Wars : Les Derniers Jedi tutoie un niveau esthétique général jamais atteint auparavant dans la série. Rian Johnson a voulu donner dans l’épuré : riche idée ! Cette impression visuelle réside d’abord de très bonnes trouvailles graphiques, notamment avec une ménagerie inédite, pleine de nouvelles petites bêtes originales et bien pensées. Elle est également embellie par des paysages au graphisme époustouflant, comme cette planète minérale qui apparaît dans les renversements finaux, qui rend les dernières scènes, déjà excellentes, encore plus bluffantes.

Le style est propre, épuré, le tout appuyé par un cadrage toujours juste. C’est peut-être visuellement un des plus beaux épisodes de la saga, n’en déplaisent aux puristes bornés. La prouesse atteint son apogée lors d’une scène qui restera sans aucun doute dans l’histoire de la saga. Le silence éternel des espaces infinis qui nous avait tant effrayé dans Interstellar revient ici suspendre la salle toute entière, le temps d’une scène, le temps d’une explosion. Foncièrement, l’esthétique des Derniers Jedi impressionne et pousse le film bien au delà de l’épisode précédent.

 

Avertissement n°2 : Le paragraphe contenant des (gros) spoilers est le suivant.

 

La question des méchants toujours en suspens

 

C’est, en revanche, un problème déjà perçu dans le premier épisode de cette nouvelle trilogie qui revient ici : l’absence de méchant charismatique. Car s’il y avait bien quelques scènes avec Kylo Ren aisément qualifiables de « badass », celles-ci étaient bien légères D‘autant que Kylo Ren incarne en réalité la posture d’un personnage tourmenté, tout particulièrement dans cet épisode, même s’il prend la tête du Mal à la fin. Cette trilogie semble en fait manquer d’un méchant, d’un vrai, puissant et influent comme l’était l’Empereur dans la trilogie originale. Preuve en est : la tentative ratée de J.J. Abrams avec Snoke, dont on pouvait sentir dès ses premières apparitions la faiblesse du personnage. Difficile de regretter que Johnson ait donc décidé de le faire mourir dans cet épisode 8 — mort par ailleurs assez pathétique pour celui qui est censé incarner la puissance absolue du côté obscur… La grande faille de cette « postlogie » repose ainsi sur l’absence de vrai méchant, ce qui est paradoxal dans la mesure où le rapport de force est largement en faveur du Premier Ordre… Et qu’il est douloureux de regretter l’absence d’antagoniste charismatique, quand on se rappelle la mort prématurée de Dark Maul dans la prélogie, ennemi original et fascinant que chacun aurait souhaité voir plus longtemps.

 

Ce nouvel épisode estampillé Disney est donc à la hauteur. En somme, Rian Johnson réussit le tour de force de pouvoir prétendre plaire aux puristes, aux nouveaux fans, aux plus jeunes, et au grand public. C’est bon signe puisque c’est lui sera à la réalisation de la quatrième trilogie commandée par Disney — et la tâche risque d’être rude…

 

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Louis Faurent

Étudiant à Sciences Po Bordeaux, passionné par le sport, le cinéma, et l'actualité en tout genre.

Comments

  1. Pablos

    J’ai trouvé ce film tellement long et ennuyeux, que j’ai réussi à faire une petite sieste. Certes, es graphismes sont beaux mais l’histoire est ennuyante à en mourir! On a l’impression qu’il ne se passe rien… et il n’y a pas non plus un vrai combat au sabre laser. D’apres moi, Johnson a juste voulu faire tabula rasa dans ce film afin que de faire ce qu’il veut dans la suite. Il n’y a plus de rebelles, de méchants; de jedi… C’est quoi la suite? Un autre simple film qui ce passe dans l’espace?

    • Louis Faurent

      Je peux comprendre cette frustration mais difficile d’en valoir à Johnson. C’est avant tout la responsabilité de Disney qui a confié une trilogie à des réalisateurs différents je crois.

      • Christian

        J ai trouve le film assez mauvais , des incoherences enormes , non respect des codes de star wars , ecriture maladroite, clairement le plus mauvais star wars , les notes sur rotten tomatoes et allocine en temoignent

  2. Yann Méar

    Ce 8 opus est le pire Star Wars que j’ai jamais vu. Il est où le scénario? Y’en a pas… Leia joue les Superman ? J’ai jamais vu ça. On savait pas qui c’est Snoke, on sait toujours pas et on le saura sans doute jamais…

    Je respecte les avis des gens et suis d’accord sur deux points :
    – C’est une bombe visuelle, les scènes sont magnifiques.
    – Comme d’habitude John Williams à la musique c’est un régal!

    • Louis Faurent

      Si c’est le pire que vous avez vu, c’est que vous n’avez pas vu La Menace Fantôme ! Plus sérieusement, je ne trouve pas que le scénario soit si vide. Il a plusieurs incohérences avec le canon Star Wars c’est vrai, mais il faut s’y faire, Disney a prévu de nous pondre ça pendant 10 ans…

      • Christian

        Je pense que celui fait pire que la menace fantome , historiquement c est le cas vu le % des critiques negatives , ca doit faire bizarre d’apprecier un film alors que la majorite des gens l ont trouve mauavais ,il y a un adage que j’ai tjs respecté parce que je le trouvais tellement vrai « lorsqu’il s agit de bon sens il est fort probable que la majorité ait raison  »  » lorsqu il s’agit de problemes compliques il ait fort probleme que la minorite ait raison , parce que seule une poignee peuvent etre capable de la resoudre  » dans le cas de star wars je pense qu on est tranquillement dsla categorie bon sens
        Salut

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