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« The Greatest Showman » : l’art du cirque dans toute sa splendeur

« The Greatest Showman » : l’art du cirque dans toute sa splendeur
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The Greatest Showman est une comédie musicale biopic qui tourne autour la fondation du premier cirque, avec comme personnage central, PT Barnum, un homme aspirant à la réussite et à la gloire. Critique.


 

Synopsis : Phineas Taylor Barnum (PT Barnum) crée un cirque où se regroupe toutes les personnes dénigrées par la société à cause de leurs différences physiques ou ethniques. Le succès est immédiat et le phénomène devient planétaire, avec autant d’admirateurs que d’opposants.

 

★★★★☆ – À ne pas manquer

 

On ne peut donner un avis sur le premier film de Michael Gracey sans évoquer la musique qui anime de façon prodigieuse cette comédie musicale. Chaque chanson arrive à être à la fois touchante, émouvante mais aussi joyeuse et pleine d’espoir : chacune vous donne envie de vous lever et d’accomplir vos rêves, qu’importe le regard de la société, en particulier la chanson This is me, chantée par les « Monstres » du cirque face à la bonne société, où ils s’affirment en tant que personne méritant respect et considération. L’esthétique de l’image est travaillée : les plans d’ensemble sont soignés autant dans l’harmonie des couleurs que dans les chorégraphies, toutes impressionnantes et magnifiques. Ce film sublime les artistes du cirque qui ne sont à aucun moment présentés comme des bêtes de foires ou des monstres : ils sont foncièrement humains, bien plus que d’autres personnages.

Le film s’ouvre avec la chanson The Greatest Show avec un PT Barnum (Hugh Jackman) en Maître Loyal dans son cirque, entouré de sa troupe virevoltante et de la foule endiablée qui bat le rythme : d’abord à contre-jour comme une ombre chinoise qui se découpe sur les gradins, il rejoint la piste en pleine lumière, vêtu de rouge, ce qui s’accorde avec la multitude de costumes colorés et bariolés qui l’entourent. Tel est le rêve du jeune Phinéas Barnum devant une redingote et un haut-de-forme dans une vitrine. Fils d’un modeste tailleur, il rêve de gloire et de richesse pour s’élever dans cette société qui le méprise. A la noble Charity, fille d’un client arrogant de son père, il lui dessine, sur la chanson Million Dreams, hymne touchant plein d’espoir chanté par le jeune et talentueux Ziv Zaifman, un avenir rêvé où tous deux vivront heureux et amoureux dans leur château.

 

Copyright 20th Century Fox

 

Lorsque Phinéas monte son cirque en recrutant des artistes hors normes, le succès est au rendez-vous mais aussi les critiques : certains y voient de l’exploitation, d’autres de l’escroquerie. D’autres encore organisent des manifestations pour protester contre les « Monstres » du cirque. En effet, les réactions de peur et de dégoût créent de violents conflits autour du cirque qui pourtant ne désemplit pas. Si Phinéas apprécie le succès populaire de son cirque, ce n’est pas assez, ça n’est jamais assez ! Au fond de lui, il reste cet enfant humilié et rejeté qui rêve de revanche et de réussite. Il cherche par dessus tout à s’élever dans la haute société, quitte à incarner un Icare qui finit par se brûler les ailes dans le tourbillon du succès. Sans consulter son épouse ou son associé Philip Carlyle, il engage toutes ses économies dans une tournée avec une chanteuse à la voix d’ange car elle est admirée par la haute société, contrairement à lui.

Plus Phinéas, avide de gloire et de reconnaissance, prend des risques inconsidérés, plus la caméra s’éloigne de lui, le noyant dans un grand espace vide ou presque. Il ne domine plus son monde, il se noie dedans, tout comme il se noie dans ses problèmes : il rejette sa troupe qui lui fait honte face à la bonne société, il abandonne femme et enfants pour sa tournée, il n’est plus heureux comme avant. Le constat est sans appel dans la chanson For me now : il s’est trompé de rêve, et au lieu de se concentrer sur l’essentiel, il a couru après des chimères attisées par des colères d’enfant ressassées. La chanson d’amour Tightrope interprétée par une Michelle Williams bouleversante de sincérité, représente la douleur de ses proches abandonnés, pendant qu’il parcourt le monde en tournée en recherchant l’approbation de personnes, qu’en vérité, il n’estime pas.

Hugh Jackman trône en maître sur sa troupe, épaulé par un Zack Efron solide, bien loin de son rôle d’ado amoureux dans High School Musical, même s’il vit la romance pseudo-shakespearienne du film avec les deux amants séparés par la société à cause de la couleur de peau de la jolie trapéziste incarnée par Zendaya, autre actrice Disney. Le casting est impeccable, autant pour les rôles d’enfants que pour les rôles de « Monstre ».

 

 

Pour conclure, The Greatest Showman est à voir, petits et grands, tant que vous avez conservé votre âme d’enfant. Lorsqu’il pleut, qu’il fait froid, le seul désir qu’on a est de se retrouver au chaud dans un une salle de cinéma pour se détendre devant un bon film : The Greatest Showman est le remède anti-déprime hivernale qu’il vous faut. Ce petit bonbon, cette douceur pleine de joie, de bonheur et de chants vous laissera un grand sourire qui ne vous quittera pas pendant plusieurs jours, tant vous aurez envie de danser en chantant les airs du film qui restent en mémoire.

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Khâgneuse spé H/G. Mi-bretonne mi-parisienne. Amatrice de séries et amie des chats. Nez dans les bouquins et yeux sur un écran.

Comments

  1. Lucie

    Très chouette ^^

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